*"\ „=^v^ ■/'^\ Wm vm^lr '^^- ■ ^ ■^-i'v^. "^-..r '«fe r^«*,^k,^î X' ■^=^ i? } A-l^ Return to LIBRARY OF MARINE BÎOLOGICAL LABORATORY WOODS HOLE, MASS. LoANED BY American Muséum of Natural History ANNALES r r SOCIETE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. ANNALES DE LA SOCIETE IMOLOm DE :be:il.giqx:je: TOME VIII Année 1S73 BRUXELLES IMPRIMERIE ET LITHOGRAPHIE DE V NYS, 57, RUE POTAGÈRE, 57 •i.. :-'.Ci- MMlj^jLjt/ijiia- lia /Vi rc' i |r V 1 i ^^^^-'^^-^-^,./^L^.~'U^J'i!^'-^y'^ 1 MBOÏÏÏ. i wm \ \m N[ josm lA HENRI LAMBOTTE iNT o rr I o e: :b i o es- 1=8. .a. r» m i q xj e: PAR H. DENIS. — SÉANCE DU 11 JANVIER 1874. — Le 6 avril 1863 eut lieu la première séance régulière de la Société Malacologique de Belgique, fondée le l'^'" janvier de la même année, il y a onze ans. Celui qui la présidait était entouré de la sympathie de tous; c'était un homme simple, bon et d'une droiture extrême ; chacun avait pu mesurer l'étendue de ses connaissances et apprécier la finesse et la profondeur de son esprit d'observation ; mais derrière le savant modeste, qui, dédaigneux de tout pédantisme, s'attachait surtout à rendre la science familière et populaire, on n'avait pas toujours re- connu le naturaliste philosophe, capable de s'élever aux plus hautes généralités du savoir humain. Dans le discours d'ouverture qu'il prononça alors, Henri Lambotte, après avoir décrit l'attrait que la nature inspire à la jeunesse, avide d'en pénétrer tous les secrets, laissa échapper ces paroles : « Il est bien peu d'hommes, au déclin de leurs jours, et quand le repos leur sourit, qui n'éprouvent une sorte de tristesse et presque de découragement, en songeant qu'ils ij SOCIËTË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. quitteront la terre sans avoir pu satisfaire à ces aspirations de leur enfance. » Toute l'histoire d'Henri Lambotte était dans ces paroles, car elles n'exprimaient pas seulement un senti- ment vague et général, elles révélaient au contraire d'une façon discrète, toute l'amertume d'une âme ardente dont les circonstances avaient violemment comprimé l'essor, qui, après avoir conçu de grandes choses, s'était vu enlever la force né- cessaire pour les réaliser, et qui, sentant enfin s'approcher le terme de la vie, osait à peine regarder en arriére, tant elle portait douloureusement le deuil de ses espérances perdues. La vie intellectuelle d'Henri Lambotte se divise en effet en deux phases bien distinctes : la première qui s'arrête en 1850, est marquée par une activité extraordinaire ; on voit le jeune savant entreprendre et poursuivre des investigations labo- rieuses dans le domaine entier des sciences naturelles, soit seul, soit sous la direction ou avec le concours bienveillant de deux maîtres qui lui furent toujours chers, Cauchy etFohmann ; il accumule les matériaux d'une œuvre dont il a déjà nette- ment conçu et arrêté le plan, et dans des publications qui se succèdent rapidement, il livre au public les résultats partiels de ses recherches ; la seconde période de sa vie contraste sin- gulièrement avec la première ; la lassitude et le découragement se sont évidemment emparés de cet esprit si enthousiaste na- guère; le monument scientifique que ses travaux antérieurs annonçaient ne s'achève pas; ses publications deviennent de plus en plus rares et semblent de moins en moins se rattacher à un plan d'ensemble ; il meurt enfin laissant une œuvre frag- mentaire et disséminée, imposant à ses amis le soin de re- chercher au milieu de travaux épars les idées générales aux- quelles il les rattachait, et leur imposant le devoir plus pénible encore de disputer sa mémoire à l'oubli. Dans cette dernière phase de sa vie, avait-il reconnu en lui une irrémédiable im- puissance, ou des circonstances funestes avaient-elles glacé son ardeur? C'est cette seconde explication qui est la vraie ; sa carrière scientifique avait été brisée, et chose plus triste en- NOTICE BIOGRAPHIQUE. iij core, il avait dû lentement user ses forces dans des luttes poi- gnantes contre les besoins matériels. Les efforts tardifs que l'on fit pour le rendre tout entier à lui-même, à la science, à la philosophie, furent à peu près infructueux ; la foi dans l'avenir, qui seule enfante les grandes choses, ne lui revint plus ; cette âme délicate et sensible avait été trop profondément blessée, on peut dire qu'Henri Lambotte est mort désespéré. Essayons donc de rassembler ce qui reste de l'œuvre scien- tifique de ce savant modeste et malheureux à qui, plus que per- sonne, nous devons une complète justice. Né en 1816, Henri Lambotte fit ses études humanitaires au collège de Namur, il vint ensuite suivre les cours de l'Univer- sité de Liège; le savant Fohmann, qui professait alors, s'attacha bien vite le laborieux étudiant dont il avait reconnu les hautes aptitudes. C'est ainsi que la carrière scientifique de Henri Lam- botte commença à 18 ans. « En 1835, dit-il lui-même dans une note manuscrite, j'ai commencé à travailler avec le pro- fesseur Fohmann à la confection d'un grand nombre de pièces anatomiques et j'ai continué à être le collaborateur de ce sa- vant anatomiste jusqu'à sa mort; toutes ces pièces ont con- couru à former la belle collection qu'il a laissée à l'Université de Liège. Vers cette époque, le prosecteur d'anatomie tomba malade, et je me chargeai gratuitement de ses fonctions pen- dant près de deux ans. Après la mort du professeur Fohmann, le gouvernement sépara la collection d'anatomie humaine de celle d'anatomie comparée dont je fus nommé conservateur. C'est vers cette époque que j'obtins le grade de docteur en sciences naturelles. « C'était en 1837 et Henri Lambotte avait 21 ans; pendant la durée de ses fonctions de conservateur il devait préparer plus de 300 pièces anatomiques pour l'Univer- sité. C'est aussi à cette époque que remontent ses premières pu- blications scientifiques. En 1836 il avait envoyé à l'Académie une Note sur mie roche feldsimthique découverte à Grand-Manil près de Gem- iv SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. hloux (Bull, de l'Acad. III, p. 391.) Henri Lambotte y considé- rait différentes roches feldspathiques découvertes dans une carrière de Grand-Manil comme formant un dyke dans le ter- rain appelé alors ardoisier. On jugera en consultant l'abrégé de M. d'Omalius(p. 509 de la 1" édition) et le prodrome de M. Dewalque (p. 290) de l'exactitude de l'interprétation de Henri Lambotte. C'est le 8 mai 1837 que l'Académie couronna un mémoire de lui en réponse à cette question : Déterminer les modifications que sîibissent les appareils sanguins et respiratoires dans les métamorphoses des Batraciens anoures (Nouv. Mém. couronnés XIII.) Henri Lambotte y établit que les têtards respirent par toutes les surfaces qui sont en contact avec le fluide ambiant : les branchies, la peau, le péritoine, les sacs pulmonaires. Il signalait pour la première fois l'existence d'une commu- nication entre la cavité branchiale et la cavité abdominale, et par suite l'existence d'une respiration abdominale ou périto- néale. C'était là un fait nouveau dans la science ainsi que le reconnurent les savants chargés de faire un rapport sur ce mé- moire (1). Ce rapport rédigé par Fohmann a paru dans le Bul- letin de l'Académie (vol. IV, p. 180-196.) La seule découverte de la respiration abdominale, disait Fohmann, méritait les suf- frages de l'Académie. La respiration cutanée des têtards était également un fait nouveau. Ce mode de respiration est ana- logue à celui des végétaux et des animaux les plus inférieurs. La surface du corps des têtards est criblée de petites fossettes qui pénètrent entre les mailles du réseau vasculaire, et Lam- botte pense que le liquide ambiant s'introduit dans ces cryptes et doit favoriser l'action de l'oxygène sur le sang qui y est ex- posé dans des capillaires très-tenus. Ce qui est plus original encore dans cette partie du travail de Lambotte, et atteste la (1) Voyez en outre le Rapport de M. Van Beneden dans le Cente- naire de l'Académie. NOTICE BIOGRAPHIQUE. v puissance d'induction du jeune savant, c'est le rapprochement qu'il établit entre la respiration cutanée des têtards et la respi- ration placentaire des mammifères à un certain degré de leur développement. L'influence de la lumière sur le développe- ment des organes respiratoires lui fournit également des con- sidérations intéressantes ; c'est ainsi qu'il croit que le Prêtée vivant dans les lacs souterrains de la Carniole et qui n'acquiert jamais de respiration pulmonaire doit son origine à un batra- cien dont les œufs se seraient développés dans ces eaux et qui aurait subi un arrêt de développement devenu héréditaire. L'explication de l'atrophie du système branchial qui termine ce mémoire n'a pas été admise par Fohmann. Cette même année il publia une notice sur une araignée d'Italie, le Theridion malmignatte (Bull. IV, p. 488.) En 1839 il envoya à l'Académie une nouvelle note sur les globules du sang (Bull. VI, n° 8). Dans cette note il essaya d'établir à l'aide d'expériences ingénieuses que les globules du sang ne renferment point de noyau central, que l'anneau d'ombre qui s'y montre n'est qu'une illusion d'optique produite presque toujours par les objets environnants. Il établit en outre la solubilité complète de ces petites masses homogènes, non plus en les dissolvant directement dans l'eau, mais en expirant l'haleine sur une lame de verre où il étendait quel- ques gouttes de sang. C'est aussi à cette époque qu'il publia sur le système nerveux des articulés une note dont nous parlerons plus loin. L'étude de l'organisation intime des animaux qu'il menait de front avec ses études minéralogiques et géologiques, devait l'amener nécessairement à approfondir la chimie. Et cet esprit passionné et tenace devait aussi naturellement se donner tout entier pour un temps à cette branche du savoir humain. Aussi nous voyons en 1840, Lambotte publier une Nouvelle théorie de CJmnie organique destinée à servir d'introduction à des re- cherches anatomiques et physiologiques sur les animaux. No- vi SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. tons ce fait, il atteste à lui seul le caractère synthétique de l'esprit de Lambotte, comme l'enchaînement philosophique de ses études. Ce livre, sur lequel nous allons nous arrêter un moment, fut conçu, comme bien d'autres, pour ramener définitivement à la théorie dualistique, la chimie organique tout entière. L'auteur y étudie plus spécialement les sucres, l'urée, l'acide hydrocyanique, les matières albuminoïdes et cherche à les ramener à une composition binaire, en admet- tant l'existence de radicaux qu'il croit susceptibles d'être ob- tenus à l'état isolé. C'est ainsi que dans le sucre il admet l'existence d'un radi- cal, le carbure trihydrique, et ramenant le sucre à une formule binaire, il en fait un carbonate à base de carbure trihydrique; dans l'acide hydrocyanique, il admet l'existence d'un acide nitrocarbonique qui se combine avec l'ammoniaque. Les matières albuminoïdes, albumine, fibrine, caséine et gélatine, sont des corps essentiellement binaires et dont les parties principales communes à la série, sont d'une part le carbure trihydrique dont j'ai parlé tout à l'heure, et de l'autre, l'acide nitrocarbo- nique ; les matières albuminoïdes différeraient par leurs par- ties complémentaires ou accessoires. Ce travail est évidemment basé sur un ensemble d'hypo- thèses. Aussi cette tentative de systématisation, qui révèle une grande puissance intellectuelle d'ailleurs, était condamnée par les circonstances au milieu desquelles elle apparaissait. Pu- bliée en 1840, la jYoM'rc:E:isrT. — SÉANCE DU S JANVIER 1873. — Notre système laekenien est constitué, comme on le sait, de deux étages, et chacun de ceux-ci possède une faune notable- ment distincte de celle de l'autre. Presque toutes les listes de fos- siles de ce système, publiées jusqu'aujourd'hui, ne nous ont fait connaître que sa faune générale ; de sorte qu'il n'a pas encore été possible d'établir les différences de faune existant entre les deux étages ni entre les zones de chacun d'eux. Ces listes ne permettent pas davantage de faire connaître les fossiles pro- pres aux différentes zones, ni de déterminer l'époque précise de l'apparition et de la disparition des espèces. Sous ce rapport, nous croyons qu'il reste quelque chose à faire et que la science, pour progresser, doit avoir non-seule- ment la liste des fossiles des deux étages, mais encore celle des fossiles de chacune de leurs subdivisions, de leurs zones. Or, l'existence de l'assise laekenienne a été constatée dans dif- férentes localités de notre pays, mais on a négligé de détermi- 8 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. ner les zones de cette assise qui s'observent dans chacune de ces localités. Quant à nous, qui trouvons de la plus haute impor- tance de faire cette distinction pour établir le parallélisme des couches, tant de notre pays que des pays voisins, et qui nous appliquons à distinguer les zones au moyen de leurs faunes, nous ne pouvons trop, dans l'intérêt de la science, engager les naturalistes à toujours déterminer avec la plus grande exacti- tude le gisement, la zone des différents fossiles qu'ils recueille- ront. Nous nous inspirons depuis longtemps de cette idée en faisant nos recherches, et les résultats que nous avons obtenus de ce côté, seraient sans doute plus importants si nos moments de loisir étaient moins rares. On a pu remarquer que cette méthode a été adoptée pour la formation des listes qui se trouvent dans la notice publiée par M. Th. Lefèvre et moi sur le plateau de Laeken, Jette et Wem- mel, ainsi que dans ma publication sur les faunes bruxellienne et laekenienne de Dieghem. (1) Dans les environs de Bruxelles, l'étage inférieur du système laekenien se rencontre dans un état de développement assez puissant. Nous poursuivons depuis longtemps, dans ses diffé- rentes zones, de patientes recherches et notamment dans celle caractérisée par les Nummulites variolaria^ Ditrupa strangu- lata et Orhitolites com^lanata. Cette zone a été fortement dénu- dée et les parties échappées aux ravages diluviens que l'on voit souvent à découvert dans les tranchées pratiquées dans nos environs, sont toutes fortement excavées. Disons aussi que la mer qui forma notre couche, a dû être fort agitée : c'est du moins ce que nous démontrent beaucoup d'entre ses fossiles tels que les dents de Squales, les Terebratula Kickxi et bien d'autres encore qui sont tous généralement fort usés. Elle est surmontée d'un dépôt de sable jaune verdâtre, dans lequel on n'a pu constater jusqu'aujourd'hui un seul fossile qui lui soit propre. Parfois c'est la zone inférieure de l'étage laekenien (1) Annales de la Soc. Malac. de Belg. Tome VII, 1872. MÉMOIRES. 9 supérieur qui la couvre et parfois c'est le limon hesbayen. Elle repose sur un lit de gravier contenant à profusion des Nummu- lites Isevigataet scabra, etc., roulées. Notre zone est formée d'un sable généralement calcareux et présente presque toujours deux à trois lits de grès, qui sont tantôt durs et se séparent en feuillets lorsqu'on les frappe à coups de marteau, et tantôt ne sont que des concrétions sableu- ses qui se désagrègent facilement exposées aux intempéries de l'air. La faune que l'on trouve dans les sables diffère beaucoup de celle que l'on observe dans les grès. Outre ses fossiles caracté- ristiques mentionnés précédemment, on y rencontre très-com- munément les Pecten 'pleheius et multistriatus^ la Terebratula Kkhxi^ VIdmonca coronopiis, la Scutellina rotunda, la Lenita jKitelloïdea^ les NummuUtes lemgata et scabra^ etc. Dans les grès et principalement dans le banc qui se présente vers la base de la zone, le faune a une plus grande analogie avec les zones de l'étage laekenien supérieur de Wemmel, Jette et Laeken . Les fossiles les plus communs que nous avons observés dans ceux-ci sont le Solecurtus Desliaycsi^ la Tell'ma ■plagia^ le Cardmm asperulum^ le Cardmm Edwards!,, la Car- ditaelcgans,, YOrhitolites complanata,, etc. Nous y avons égale- ment trouvé de grands amas de Tuvritella hrevis presque ana- logues à ceux qui s'observent à Wemmel, ainsi que des frag- ments de plantes. De plus, sauf les fossiles caractéristiques mentionnés précédemment , les Terebratula Kickxi et les Crenaster poritoïdes qui sont communs partout, la faune de cotte zone varie beaucoup de localité à localité. Ainsi, à Diegliem, ce sont les Échinides tels que la S cutella rotunda et la Lenita iKitclloidea que l'on rencontre en grande quantité ; à Steenockerzecl, le Pecten duplicatus,, qui est très-rare dans toute autre localité; à Woluwe-St-Lambert, la Turritella hre- Tîs; à l'Avenue Louise, le 2'uhdipora Grignonensis ; à Saint- Gilles, les Échinides tels que VEchinolampas Galeottiamis et le Spatangus acuminatus, etc. s 10 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Dans plusieurs localités, telles que Forest et Dieghem, notre zone offre aussi parfois vers sa superficie et en petits lits, des agglomérations de coquilles réunies ensemble par un ciment calcaire. Les fossiles qui constituent principalement ces forma- tions singulières, sont des Nummulites variolaria^ des DitT%i)a strangidata, des Tiirritella hrevis^ des Nucnla Umulata^ des Lunulites iirceolata. Pour terminer notre note, nous faisons connaître quelques unes de nos observations relatives à divers Foraminifères qui nous sont d'un secours fort grand pour la distinction de plu- sieurs de nos zones : ainsi, nous pouvons dire que les Nummu- lites scahra et lœvigata^ qui se montrent dans notre pays à partir de la zone bruxellienne d'Aeltre, s'observent pour la der- nière fois, dans nos environs, dans la zone qui nous occupe ; que la Nummidites Heberti et V O'perculina Orhignyi y appa- raissent et que VOrhitoUtes comj^lanata lui est propre. Le nombre des fossiles recueillis par nous, jusqu'à ce jour, dans cette zone, étant devenu assez considérable, nous avons pensé que leur liste pourrait offrir quelque Intérêt à la science. Cette liste est cependant loin d'être définitive ; nous nous pro- posons de la compléter plus tard. Nous n'avons pas cru inutile d'indiquer dans notre tableau et dans des colonnes séparées, les différentes zones de l'étage bruxellien et les zones des étages laekeniens inférieur et supé- rieur dans lesquelles les mêmes fossiles ont été observés. DES FOSSILES TROUVÉS AUX ENVIRONS DE BRUXELLES DANS LA ZONE LAEKENIENNE A NUMMULITES VARIOLARIA, MTRUPA STRANGULATA ET ORBITOLITES COMPLANATA, AVEC l'indication DES DIVERSES ZONES DES SYSTÈMES BRUXELLIEN ET LAEKENIEN DANS LESQUELLES CES MEMES FOSSILES ONT ÉTÉ OBSERVÉS (l), ESPÈCES. ASSISE bruxellienne, •^ S" "f^: ASSISE laekenienne. Ste) tsife;. REPTILES. Erays Camperi, Gray. . . . Chelonia, Species? Gavialis Dixoni, Owen. . . POISSONS. Cœlorhynchus reclus, Agass. . . Picnodus Toliapicus, Agass. . . Larana elegans, Agass. . . . . . Lamna crassidens, Agass. . . . Lamna verticalis, Agass Carcharodon heterodon? Agass. Galeocerdo latidens, Agass. . . Galeocerdo minor, Agass. . . . Otodiis macrotus, Agass Otodus obliquas, Agass Pristis Lathami, Gai Myliobales Toliapicus, Agass. , rr rr rr ce rr r ce r ce r c . . c ce r rr rr . rr r rr rr . rr rr . ce ce c c ce r rr , rr rr r rr c ce e r ce ce rr rr rr r ce ce ce rr rr (1) Le degré d'abondance ou de rareté des fossiles est indiqué par les lettres c, cc^ r, rr qui signifient respectivement : commun, très-commun, rare, très-rare. 12 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. ESPÈCES. CRUSTACES. Pseudocarcinus Durtini, Gai. LAMELLIBRANCHES. Clavagella coronata, Desh. Teredo Burtini, Desh. . . ASSISE bruxcllienne. ASSISE laekenieniie. II"? to -cO S S ^ 2 'S' 3 S! CÉPHALOPODES. Naulilus Lamarcki Desh Beloptcra belemnitoïdea, de Blainv. Belosepia Cuvieri, Desh Belosepia Blainvillei, Desh GASTÉROPODES. Fiisus longa3vus, Brand Gassidaria carinata, Brug. . . . Natica patiila, Lamk ïurritella brevis, Sow VermeUis Nysli, Gai Scalaria Ilonl, Nyst Scalaria Gorisseiii, Nyst Scalaria Vincenti, Nyst Calyptrea trochiformis, Lamk. . Phorus agglutinans, Lamk. . , Bifrontia marginata, Desh. . . , Parmophoms radiolalus? Desh, Ancillaria fusiformis? Desh. . Ilipponix cornu- copiae. Lamk. Tornatella Honi, Nyst Solarium marginaium, Desh. Scaphander altenuatus? Sow. . Philine exlensa, Sow r r rr rr rr rr r ce rr r rr rr rr rr r rr rr c rr r rr rr ?rr ce ce ce ce ce ?rr rr r rr ce ce rr c ce c c e ?rr rr rr ce ce rr rr ce e c r rr MÉMOIRES. 13 ESPECES. ASSISE laekenienne. i» ■** « ils Teredo vermicularis, Desh. . . Fistulana ani^usta? Desh. . . . Solen vaginalis? Desli Solecurtus Deshayesi, Desm.. . Panopœa intermedia?Sow. . . . Mactra semisulcata? Lamk. . . Corbula pisuni, Sow Tellina plagia, Edw Cytherea suberycinoïdes, Desh. Cytherea Igevigata, Lamk. . . . Cardinm porulosiim, Brand. . . Cardiiira Edwardsi, Desh. . . . Cardium Honi, Nyst Cardium asperulum, Lamk. . . Lucina milis, Sow Lucina mutabilis, Lamk Lucina pulcheila, Agass Corbis lamellosa. Lamk Cardita elegans, Lamk Crassatella Nystana, d'Orb. . . Pectuncnlus pulvinatus, Lamk, Nucula fragilis? Desh Nucuia lunulata, Nyst Leda Galeottiana, Nyst. . . . , Pholadomya virgiilosa, Sow. . , Lilhophagus papyraceus, Desh, Lima obliqua, Lamk , Pecten corneus, Sow , Pecten nitidulus, Vinc Pecten solea, Desh Pecten duplicatus, Sow. . . . Pecten plebeius, Lamk. ... Pecten mullistriatus, Desh. . Pecten Honi, Nyst. Pecten sublaevigatus, Nyst. . . Spondylus radula, Lan)k. . . Spondylus rarispinus, Desh. . Ostrea cariosa, Desh Ostrea cymbula, Lamk. . . . Ostrea flàbeliula, Lamk. . . . Ostrea gryphina, Desh Ostrea uncinata, Lamk. . . . r rr rr c rr rr c c r rr c r rr c rr r c rr c rr r r c c rr r r c rr rr ce ce ce c rr c c ce ce r ce l'r ce c ce rr ce c rr ce r rr ce ce ce c ce ce ce rr rr rr rr ce ce c c c ce ce rr r ce r ce ce rr rr ce r r r rr ce ce ce ! ce c i ce ce ce ce rr rr rr ce r ce ce rr rr ce r ce ce ce ce ce H SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. ESPÈCES. ASSISE bruxellienne. ASSISE laekenienne. "5 3 1^ o :t Vulsella deperdita, Lamk. , Auomia sublsevigata, d'Orb. BRACHIOPODES. TerebratulaKickxi, Nyst Terebratula bisiimata, Lamk. . Terebratulina Putoni, Desh. . . Crania variabilis, Gai BRYOZOAIRES. Lunulites radiata, Lamk Lunulites urceolata, Lamk. . . . Cellepora petiolus, Dix Clirysisina coronopus, Def. . . . Hornera hypolyUms, Def Eschara damascornis ? Mich. . . , Escliara excavata ? Mich Pyripora contexta, Gold Tubulipora Grignonensis, Lamk, Tubulipora stelliformis, Micli. . , ANNELIDES. Ditrupa strangulata, Desh. . . . Serpula tricarinata, Gai Serpula Mellevillei, Nyst et Leh. ÉCHINODERMES. Crenaster poritoïdes, Desm. . . . Spatangus Omaliusi, Gai Echinolampas Galeotlianus, Forb. ce ce ce rr rr c ce ce c ce c ce ce e e c c ce e ce ce c ce r ce rr ce ce ce ce ce ce MÉMOIRES. 15 ESPÈCES. ASSISE bruxellienne. 3 ^ °2 ASSISE laekenienne. •C8 - gtt] £tqt ■H 5 a. Ecliinolampas Dekini, Gai. . Nucleolites approximatus, Gai Echinocyamus propinquus, Gai Scutellina rolunda, Gai. . . Letiita palelloïdes, Gai. . . Hemiaster acuminatus, Gold Cyphosoma tertiarum ? Leh. Cidaris Species? (aiguillons) ANTHOZOAIRES. Turbinolia Nysiana, Edw. et Haim. Turbinolia eliiptica, Brug Sphenotrochus crispus, Lamk. . . . FORAMINIFERES. Nummulites variolaria, Lamk. . NummulitesHeberti, d'Arch. . . Nummulites Isevigata, Lamk. . . Nummulites scabra, Lamk. . . . Orbitolites complanata, Lamk. . Opei'culina Orbignyi, Gai. . . . Lituola Species? VEGETAUX. Caulinltes Parisiensis, A. Brong.(l). r rr c ce ce ce rr ce ce rr rr ce c ce ce ce r ce ce ce ce ce ce ce ce ce ce ce ce (1) Noos devons à l'obligeance de M. Crépin, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, la détermination de celte plante. FAUNE PANISELIENNE. DESCRIPTION DE DEUX COQUILLES FOSSILES DU TERRALN EOGÈNE DE BELGIQUE (LEDA CORNETI ET ARCA BRIARTI), par H. HYST. (Plauchc I. flg. 1.2} — SÉANCE DU 4 MAI 1873. — Leda Corneti Nyst. (Planche I, fig. 1 a, b, c.) Leda Corneti Nj^st, 1873, apud Mourlon, Géologie de la Bel- gique^ p. 161. (Extrait de la Patria Belgica). Assise Paniselienne. Localités : Morlanwelz (M. Cornet), Trazegnies et Bascoup (M. Briart). Description : Coquille ovale, transverse, solide, à peu près équilatérale et offrant le port de la L. Deshayesiana^ équivalve, bombée, légèrement corbuliforme, à côtés presque également obtus, le postérieur étant à peine rostre. Crochets proéminents et inclinés, partageant la coquille en deux parties égales. Surface extérieure couverte de stries transverses assez profon- dément empreintes et assez régulières. Bord cardinal étroit, formant un angle très ouvert. Charnière présentant de chaque côté 11 à 12 dents. Fossette ligamentaire très petite. Bords internes de la coquille entiers. Longueur 15 millimètres, lar- geur 10 millimètres. Nous avons dédié cette charmante espèce à notre ami M. Cornet, ingénieur des mines, à Cuesmes, près de Mons, MÉMOIRES. 17 qui appela le premier l'attention des géologues sur les couches qui la renferment, et qui a eu l'extrême obligeance de nous la communiquer en nous permettant delà décrire. Nous tenons aussi des exemplaires provenant de Trazegnies et de Bascoup, qui nous ont été communiqués par notre ami M. Briart, ingénieur des mines à Mariemont. Arc A Briarti Nyst. (Planche I. fig. 2 a. b.) Arca Briarti^ysi, 1873, apud Mourlon, Géoi. de laBelg.^ p. 161 {^xivSi\iàe\di PatriaBelgica.) Assise Paniselienne. Localité : Bascoup, province du Hainaut (M. Briart.) Description : Cette espèce, qui appartient à la section des Cucullaires, est oblongue, subquadrangulaire, très-convexe, cordiforme, inéquilatérale, obtuse antérieurement et légère- ment tronquée postérieurement. Le bord dorsal est parallèle au bord ventral. Les crochets sont proéminents, contournés et obliques ; du côté postérieur il s'en détache un angle obtus qui descend obliquement jusqu'à l'angle inférieur. Toute la sur- face extérieure de la coquille est couverte de stries longitudi- nales extrêmement fines qui sont rendues granuleuses par le passage de stries transverses. Sa charnière, dont nous ne pou- vons malheureusement apercevoir qu'une très-faible partie, pré- sente à sa partie postérieure deux dents étroites, allongées et horizontales. Cette espèce a 14 millimètres de long sur 14 de large. Nous l'avons dédiée à notre ami et confrère M. Briart, ingé- nieur des mines à Mariemont, qui en fit le premier la décou- verte et qui a bien voulu nous la communiquer pour la décrire. Observation : Les dépôts qui ont fourni ces deux intéres- 3 18 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. santés espèces nouvelles, sont rang^'s par Dumont dans son Système Paniselien et M. Mourlon les considère comme repré- sentant ce que l'on pourrait appeler le « Paniselien oriental n , c'est-à-dire une zone paniselienne distincte de celle du Mont Panisel et quelque peu plus ancienne que celle-ci. FAUNE LAEKENIENNE. DESCRIPTION D'UNE COQUILLE FOSSILE DU TERRAIN ÉOCÈNE DE BELGIQUE (CYPRINA ROFFIAENI). par H. NYST. (Planeba I. Bg. 5.) — SÉiNCE DU 4 MAI 1875. — Cyprina Roffiaeni Lefévre. (Planche I, fig. 3 a. b. c.) Cyprina Roffiaeni Lefévre. Annales de la Soc. Malac. de Belg. Tome VII, 1872, p. 66. Assise Laekenienne. Localité : Wemmel, près de Laeken (collections de MM. Lefévre et Vincent). Description : Coquille suborbiculaire, épaisse, subéquilaté- rale, couverte de stries trans verses d'accroissement, inégales et irrégulières, qui tendent à disparaître vers le côté posté- rieur à la naissance de l'angle que l'on y aperçoit. Le côté antérieur est un peu prolongé, tandis que le côté postérieur est arrondi. Du sommet des crochets, sur le côté postérieur de la coquille, l'on aperçoit un angle peu prononcé qui vient aboutir au bord inférieur. La charnière est médiocre et munie d'une petite fossette striée dessous les crochets et d'une dent cardinale bifide ainsi que d'une dent latérale assez large. Ses bords sont 20 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. lisses comme dans toutes les espèces de ce genre, et les im- pressions musculaires et paléales sont fort peu prononcées. Cette coquille mesure 68 millimètres de long sur 76 de large. La Cyprine que nous décrivons ici est très-distincte des C. scutcllaria et C. Inmdata des terrains tertiaires du Bassin de Paris ; elle se rapproche de la C. planata J.Sow. (Min. Conch. pi. 619), dont elle diffère cependant par sa forme moins con- vex.:? et par l'angle postérieur de la coquille qui est beaucoup moins prononcé dans l'espèce belge. EXPLICATION DE LA PLANCHE I. Figure 1. a. Lcda Corneti Nyst. — Valve droite, grossie, vue à rinlcrieur. b. Idem. — La même, grandeur naturelle. c. Idem. — La même, vue par dessus. » 2. a. Arca Briarli Nysi. — Valve droite, de grandeur naturelle. b. Idem. — Profil des deux valves. » 5. a. Cyprina Roffiaeni Letèvre. — Valve droite, adulte, vue en dessus. b. Idem. — Valve gauche, jeune âge, vue en dedans. c. Idem. — Valve droite, vue en dedans (le pointillé indique les parties manquant à l'écliantillon ayant servi de modèle). COMPTE-RENDU DE L'EXCURSION FAITE AUX ENVIRONS DE CIPLY PAU LA SOCIÉTÉ MÂLAGOLOGIQUE DE BELGIQUE LE 20 AVRIL 1873, par MM. F. L. CORNET et A. BRIART (1). — SÉANCE DU 5 AOÛT 1873. — Le but principal de l'excursion était l'étude des assises supé- rieures du terrain crétacé ; cependant les excursionistes ont eu l'occasion d'étudier quelques couches tertiaires et d'explorer un gisement de coquilles dans le limon inférieur du terrain qua- ternaire. Partis de Bruxelles à 8 heures du matin, les membres de la Société descendaient à 9 heures et demie dans la station de Mons et se rendaient pédestrement à Ciply en suivant la route de Maubeuge qui, presqu'au sortir de la ville, s'élève par une pente douce sur la colline connue sous le nom à^Erihus. Cette colline est constituée par les systèmes Ypresien et Lan- denien du terrain tertiaire. Des sables verdâtres à grains fins en occupent la partie supérieure. Ils correspondent à ceux sur lesquels la ville de Mons est bâtie et qui renferment un banc remarquable formé par l'agglutination de nombreuses Nuynmu- (1) Ont pris part à cette excursion : MM. Colbeau, Roffiaen, Pur- ves, Vanden Broeck, Thielens, De Borre, Froment, Cousin, Weyers, Mourlon, Davreux, De Bullemont, Briart, Cornet, membres de la Société Malacologique. M. Bonaert, membre de la Société Entomo- logique de Belgique et MM. G. Arnould, E. De Jaer, ÎNIativa et Hubert, ingénieurs au corps des mines à Mons, s'étaient joints aux membres de la Société, ainsi que MM. E. Colbeau et H. Roffiaen, étudiants, à Bruxelles. 22 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. lites planulata. En dessous de ces sables une argile bleuâtre, représentant l'argile d'Ypres, se montre à la partie inférieure de l'Eribus où elle repose sur du sable gris-verdâtre apparte- nant au système Landenien. La superposition fut observée par les excursionistes dans une vaste excavation pratiquée pour l'exploitation du sable et de l'argile, le long de la route de Maubeuge, à peu de distance au N. 0. de. la station d'Hyon-Ciply. Jusqu'à ce jour on n'a rencontré aucune coquille fossile ni dans l'argile ypresienne, ni'dans le sable landenien qu'elle recouvre. De l'Eribus on aperçoit, à 2 kilomètres au N. E., les deux collines connues sous les noms de Mont du bois de Mons et de MontPanisel. Elles sont constituées dans leurs parties moyenne et inférieure, par les sables et l'argile du système ypresien, au-dessus desquels se trouve une assise assez puissante de sables glauconifères avec grès lustrés que Dumont a prise pour type de son système Paniselien. Elle renferme, avec quelques fruits de Ni^padites^ une faune malacologique qui présente beaucoup de rapports avec celle de la partie inférieure du Calcaire grossier de Paris. Quelques espèces jianiseliennes se rencontrent aussi dans les Sables du Soissonnais . Au sud de la station d'Hyon-Ciply, la Société a suivi la route de Mons vers Bavay, et, à 700 métrés du chemin de fer elle a visité une ancienne carrière aujourd'hui abandonnée, dans laquelle on observe, sous un dépôt caillouteux quaternaire, une épaisseur de 2™, 50 à 3"', 00 de sable argileux très-glauco- nifère, qui forme la partie inférieure du système landenien. Elle correspond au l'ufeau de Lincent que la Société Malacolo- gique a étudié aux environs d'Orp-le-Grand et de Landen, lors de son excursion du 3 septembre 1871. (Voir tome VI, pages 39 et suivantes.) Les fossiles sont très-rares dans la partie inférieure du sys- tème landenien aux environs de Ciply. On n'y a guère rencon- tré que quelques exemplaires de Pholadomya Konincki^ Nyst ; mais ce fossile abonde dans le prolongement de l'assise vers MÉMOIRES. 23 l'ouest, à Jemappes, Quaregnon et principalement à Angres, où il est associé à un grand nombre d'autres espèces. Tandis qu'au N. E. de la ville de Mons, le sable glauconi- fère landenien est séparé du terrain crétacé par un système ter- tiaire de grande puissance auquel on a donné le nom de Cal- caire grossier de Mons^ il repose à Ciply sur les couches créta- cées les plus récentes de notre pays, sur celles connues sous le nom de Tu/eau de Ciply. La grande lacune géologique exis- tant entre les terrains crétacé et tertiaire et qui est partielle- ment comblée au N. E. de Mons, existe donc tout entière à Ciply, comme d'ailleurs dans la plupart des localités de notre pays où le terrain tertiaire repose sur les couches supérieures crétacées. Le tufeau de Ciply est une craie grossière, ordinairement friable, blanchâtre, stratifiée en bancs réguliers assez épais, et renfermant de rares rognons de silex gris. Cette assise fut exploitée dans plusieurs carrières aux environs de Ciply, lors de la construction des fortifications de Mons. On y a rencontré d'assez nombreux fossiles qui l'ont fait identifier, par tous les géologues, avec le Tufeau de Maestriclit. Aujourd'hui les exploitations sont abandonnées; aussi est-il très-diffîcile de se procurer quelques fossiles du tufeau de Ciply, excepté les Fora- minifères et les Bryozoaires qui abondent dans certains bancs mis à découvert sur les parois verticales des carrières. Ces bancs ne paraissent pas continus et ne forment pas des hori- zons parfaitement distincts comme à Maestriclit. Le tufeau de Ciply montre, à sa partie inférieure, un con- glomérat remarquable auquel on a donné le nom de Poudingue de la Malogne. Il est constitué principalement par des nodules plus ou moins volumineux, arrondis ou irréguliers, d'une sub- stance brune, très-dure, renfermant une proportion de phos- phate de chaux qui dépasse 60 p. c. dans certains échantil- lons. Ces nodules sont réunis par une pâte de calcaire jaunâ- tre, blanchâtre ou grisâtre, plus ou moins cohérente, souvent tendre et friable. 24 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Le Poudingue de la Malogne n'est pas visible dans la car- rière dont nous avons parlé plus haut, mais il se montre sur divers points aux environs de Ciply, notamment à l'endroit dit laMalognc^ au sud du village, où il se présente avec une épais- seur de plusieurs mètres et où les nodules phosphatés qu'il renferme donnent lieu en ce moment à une importante exploi- tation. Les travaux qui s'opèrent par tranchées à ciel ouvert, ont été visités par nos excursionistes qui y ont récolté de nombreux fossiles dont la plupart sont d'une conservation parfaite. Cepen- dant tous les gastéropodes, les lamellibranches orthoconques, quelques brachiopodes ei quelques oursins sont représentés par des moulages internes en phosphate de chaux. Le poudingue repose dans les exploitations de la Malogne, sur une craie grise, grossière, très-friable, formée par l'agglo- mération de petits grains bruns de phosphate de chaux et de grains blancs de calcaire. Le point où l'on peut le mieux étudier cette assise connue sous le nom de Craie grise de Cijily^ se trouve à l'est du village dans la partie encaissée de l'ancienne chaussée romaine. Cet endroit fut exploré par les membres de la Société, qui ont pu s'assurer de la présence, dans la craie grise, d'un grand nombre d'espèces identiques à celles que l'on rencontre dans le poudingue de la Malogne. Au nord du chemin creux, la craie grise disparaît sous le tufeau dans lequel on voit de vastes excavations qui ne sont que d'anciennes carrières abandonnées. Les excursionistes se sont avancés dans cette direction et après avoir traversé la route de Mons à Maubeuge, ils ont suivi vers l'est un chemin qui conduit de la ferme de Belian au village de Nouvelles. A 250 mètres de Belian le chemin de Nouvelles est encaissé entre deux berges escarpées dans lesquelles on observe la coupe suivante prise à partir de la surface du sol : Limon supérieur (Terre à briques) | „ . . (., . ,^ s Terrain quaternaire. D intérieur (Lrgeron) i ^ Sable argileux très-glauconifère (Partie inférieure du système landenien.) MÉMOIRES. 25 Un puits creusé récemment au même point, a démontré l'existence de la craie grise de Ciply immédiatement en des- sous du sable landenien. Le limon inférieur quaternaire de la coupe dont nous venons de parler, a des caractères minéralogiques identiques à ceux que possède l'ergeron dans la plupart des localités aux envi- rons de Mons ; mais il renferme de nombreuses coquilles fos- siles appartenant à des espèces qui vivent encore dans les environs. Les membres de la Société se sont procuré plusieurs spécimens des trois espèces suivantes : Succinea oblonga. Hélix concinna. Pupa muscorum (1). La Succinea oblonga est principalement abondante. A 400 mètres au N.-E. du point où la coupe précédente fut observée, on trouve la tranchée de Mes vin et, à un kilomètre plus loin, la profonde et remarquable tranchée de Spiennes qui traverse les anciens ateliers de fabrication d'ustensiles en silex à l'âge de la pierre polie. Les membres de la Société désiraient visiter ces lieux devenus célèbres par les découvertes que l'on y a faites et où ils auraient eu l'occasion d'étudier les assises de craie blanche auxquelles on a donné les noms à^ Assise de Spiennes et A^ Assise de Nouvelles^ mais le mauvais temps étant survenu on fut forcé d'abandonner ce projet et l'on se dirigea à pied sur la ville de Mons. FAUNE CRÉTACÉE DE CIPLY. La faune des couches crétacées des environs de Ciply abonde en espèces et en individus. Différentes listes en ont été publiées, mais nous sommes actuellement d'avis qu'elles auraient besoin d'être soigneusement révisées, beaucoup d'espèces qui y sont (1) Dans les notices lues au Congrès d'anthropologie et d'archéo- logie préhistorique de Bruxelles, les auteurs du présent mémoire ont par erreur cité le Pupa avena au lieu du Pupa muscorum. 4 26 SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. indiquées étant pour nous douteuses. D'autres, citées par les auteurs, sont tellement rares que nous ne les avons pas encore rencontrées malgré nos recherches suivies et les fouilles que nous avons fait opérer. C'est pour ces diverses raisons que nous nous bornerons dans cette note à ne citer que les espèces que nous possédons et dont les déterminations sont certaines. On rencontre dans les couches de Ciply des restes d'animaux appartenant aux cinq embranchements : Vertébrés^ Articulés, MoUusqiieSj Rayonnes et Protomaires. I. — Vertèbres. Les restes des Vertébrés consistent en dents et en vertèbres de reptiles et de poissons. Reptiles. — Les débris de reptiles ne se rencontrent guère que dans le poudingue de la Malogne. Ils consistent en ver- tèbres et en dents de Sauriens que nous rapportons au genre Mosasaurus. Poissons. — Les vertèbres de poissons sont assez rares, mais les dents sont abondantes et appartiennent à plusieurs espèces de Squales. On les rencontre principalement dans le poudingue de la Malogne. IL — Articulés. Crustacés décapodes. — Nous avons rencontré des restes assez bien conservés d'un Crabe {Braclmjurites n((/osus?Sc]ï\.) dans la craie grise durcie au contact du poudingue. ' Crustacés stomapodes. — On rencontre dans le poudingue et dans la craie grise des valves assez rares d'Anatifes ou d'animaux voisins appartenant à plusieurs espèces. Annélides. — On trouve abondamment dans la craie grise et plus rarement dans le poudingue, une coquille que l'on a identifiée avec le JDentalmm Mosœ^ Bronn. du tufeau de Maes- MÉMOIRES. 27 tricht. M. le baron de Ryckholt la fait passer de l'embran- chement des Mollusques dans celui des Articulés et la rapporte, avec le Dentaliimi Mose^ au Ditriipa clava, Lamk. (1). Nous croyons, comme M. de Ryckholt, que cette coquille que l'on peut considérer comme la plus caractéristique de la craie grise de Ciply, appartient en effet au genre Ditrupa^ mais elle nous paraît différer beaucoup du Dentalium Mosœ de Maestricht. Avec la coquille précédente on trouve dans la craie grise une espèce beaucoup plus rare à laquelle M. de Ryckholt a donné le nom de Ditrwpa Ciplyana (2). Les Serpula sont nombreuses à Ciply, principalement dans le poudingue où elles sont souvent attachées aux galets ou sur d'autres coquilles. On en distingue plusieurs espèces dont une est rapportée à la S. gordialis^ Schlt. III. — Mollusques. A. — Classe des Céphalopodes. Belemnitid^. — La Belemnitella mucronata^ d'Orb. est le seul fossile de cette famille que l'on rencontre à Ciply où il abonde dans la craie grise et dans le poudingue. Nous ne l'avons jamais rencontré dans le tufeau. Nautilid^. — On rencontre, mais assez rarement, des moules intérieurs de grands Nautilus dans la craie grise et dans le poudingue. Ils paraissent appartenir à deux espèces : le N. LeJiardyi, V. Bink. et le N. Heherti, V. Bink. (3). Nous possédons divers mandibules du même genre provenant de la craie grise. (1) Mélanges paléontologiques, 1" partie, page 122. (2) Id., id., id. 124. (3) Van Binckhorst. — Monographie des Gastéropodes et des Céphalopodes de la craie supérieure du Limbourg. 28 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Ammonitid^. — On trouve dans le poudingue de la Malogne des moules internes en phosphate de chaux de cloisons isolées à' Ammonites. Le Baculites Faujasii^ Lamk. est assez abondant dans le poudingue et la craie grise. Une espèce que l'on a rapportée au B. anceps, Lamk. paraît beaucoup plus rare. Le Hamites cylindraceus ^ Defr. aurait été trouvé, mais nous n'avons pu, jusqu'à ce jour, en constater la présence dans aucune des couches crétacées de Ciply. B. — Classe des Gastéropodes. Les Gastéropodes étaient nombreux dans la mer qui a dé- posé les diverses assises crétacées de Ciply, mais les seules preuves de leur existence qu'ils nous ont laissées, ne sont guère que des moulages internes souvent en phosphate de chaux et des empreintes sur des roches durcies ou sur des coquilles, principalement des huîtres, auxquelles ils servaient de points d'attache. La détermination de ces moules et de ces empreintes n'est guère possible que génériquement. Parmi les nombreux spéci- mens que nous possédons nous distinguons : a. — Du Tuf eau. Fusus (1 espèce) CerWiium (plusieurs espèces dont Turritetla (1 » ) l'une a la taille du C. giganteum Natica (1 » ) du calcaire grossier de Paris). b. — Du Poudijigue de la Malogne, Turritella (3 espèces] Pyrula {l espèce) Turbo (3 » Ceritliium (1 » ) Trochus (1 » BucciJium (1 » ) Phorus (1 » 1 Acteon (2 » ) Natica (3 » > Cinulia (1 » ) Solarium (2 » ] Pleurotomaria (1 » ) Rissoa (1 » ) BuUa (1 »^ ) Fusus (3 )) Les deux seules espèces que nous possédons avec leur test sont : Scalaria Buchasleli, Nyst et un Pterocera nov. sp. MÉMOIRES. 29 c. — De la Craie grise. Natica (1 espèce) Acteon (1 espèce) Turbo (1 » ) Fusus (1 » ) , M. de Ryckholt a décrit et figuré quatre gastéropodes du terrain crétacé supérieur de Ciply (1), mais ce savant paléon- tologue n'indique pas dans quelle assise il a rencontré ces espèces, qui sont : Capuius Rhynchoides, de Ryck. Helciùn Cyplianus, de Ryck. EmargimUa cretacea, » Infundibulum CÀplyanum, » M. Van Binckhorst a décrit sous le nom de Cerithium maximum (2) une espèce de Ciply dont le moule et la contre empreinte lui ont été communiqués par M. Toilliez qui les avait rencontrés, pensons-nous, dans la craie grise, durcie et jaunie au contact du poudingue. C. — Classe des Lamellibranches. Les Lamellibranches ont laissé de nombreux restes dans les assises supérieures crétacées de Ciply, mais les espèces de l'ordre des Pleuroconques seules ont conservé leur test. A très- peu d'exceptions près, les Orthoconques n'ont laissé que des moulages internes ou des empreintes de leurs coquilles. Orthoconques. a. — Du Tufeau. Les Lamellibranches Orthoconques du tufeau, comme les gastéropodes de la même assise, ne se rencontrent que dans les (1) Mélanges paléoni, 1'"'^ partie, p. 40 et 41 et 2""* partie, p. 195. (2) Loc. cit., page 26, pi. III et VI. 30 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. bancs durcis, assez rares, qui se montrent dans la masse sur certains points. Le banc le plus remarquable, sous ce rapport, se trouve à la partie supérieure de l'ancienne carrière à l'est de la ferme de Belian, le long du chemin de Nouvelles. Trois des fossiles que l'on y rencontre à l'état d'empreintes ont été rap- portés par M. Van Binckliorst (1) à des espèces du tufeau de Maestricbt. Ce sont : Corbis sublameilosa, d'Orb. CrassateUa Bosquetiana, id. Trigonia limbata, id. Avec ces espèces qui sont pour nous très-douteuses, on ren- contre dans les bancs durcis du tufeau des empreintes ou des moules de Lucina Cardium Arca Cyprina Pectunculus Venus'! Cardita b. — Du Poudingue de la Màlogne. Dans le poudingue de la Malogne les restes de lamellibran- ches orthoconques sont généralement des moules en phosphate de chaux. Nous y avons recueilli les genres suivants : Cardium Leda Lucina (plusieurs espèces) Nucula Venus Arca Tellina Trigonia Cyprina MytiLus c. — De la Craie grise. La craie grise de Ciply renferme de rares coquilles d'ortho- conques moulées en phosphate de chaux, mais les fossiles de (1) Esquisse géologique et paléontologique des couches crétacées du Limbourg, page 89. MÉMOIRES. 31 cet ordre se rencontrent avec assez d'abondance à l'état d'em- preintes, dans les bancs de craie durcie qui se trouvent à la partie supérieure de l'assise au contact avec le poudingue. Ceux que nous possédons appartiennent aux genres suivants : Lucina (plusieurs espèces) Crassatella Corbis Panopœa Trigonia Venus Pectuncidus Isocardia Arca (plusieurs espèces) Gastrochœna Leda Mytilus Cyprina Modiola Cardium Lithodomus C'est probablement aussi de la partie supérieure de la craie grise que proviennent les espèces décrites et figurées par M. de Ryckholt (1) sous les noms de : Pholas supracretacea, de Ryck. Lithodomus similis, de Ryck. Trapezium Ciplyanum, id. Mytilus Ciplyanus, id. Lithodomus Ciplyanus, id. Pleuroconques. Des coquilles bien conservées de Lamellibranches Pleurocon- ques abondent dans les assises crétacées de Ciply, principale- ment dans la craie grise et dans le poudingue. Elles sont beau- coup plus rares dans le tufeau qui ne nous a guère fourni que les espèces suivantes : Pecten Faujasii, Defr. Ostrea larva, Lamk. Janira quadricostata, d'Orb. » lunata, Nils. Ostrea vesicularis, Lamk. Spondylus subplicatus? Munster sp. » Jateralis, Nils. Tous les lamellibranches pleuroconques du poudingue se , (1) Mélanges paléont., l""" partie, pages 115 à 152 et 2'"' partie, page 138. 32 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. rencontrent dans la craie grise et réciproquement. Ces deux assises nous ont fourni : Pecten pulcliellus, Nils. (très-abond.) Ostrea flabeUiformis'! Nils. (abond.) » crgfosM^, Defr. (assez rare). » lateralis,\d. (id.) » cicatrisus, Goldf. (id.) » larva, Lamk. (id.) » (4 espèces). » lunata, id. (id.) Janirasubstriatocostata, d'Orb. (ab.) » vesiadaris, id. (très-abond.) » (1 espèce). » acutirostris, Nils. (id.) Lima semisulcata, Goldf. (ab.) » curvirostris, id. (rare). » (1 espèce). » auricuLaris'! Goldf. (id.) Avicula cœrutescens, Nils. (très-ab.) » podopsidea, Nyst. (id.) (1). » (4 espèces). » (4 espèces). Spondyius subpLicatiis? Munster sp. Inoceramus Cuvieri, Brong. sp. (ab.) » (4 espèces). » (1 espèce). D. — Classe des Brachiopodes. L'abondance des Brachiopodes en genres, en espèces et en individus, imprime aux assises crétacées des environs de Ciply un caractère très-remarquable. Nous y trouvons en effet réu- nies dans la même assise des es}>èces appartenant aux genres RhyncJwnella, Terebratula, Terehratnlina, Terebratella^ Tere- hrirostra ^ Trigonosemus {Fissurirostra) ^ Argiope^ Magas , lliecidea^ Crdnia et Requienia. Nous n'avons, jusqu'à ce jour, rencontré de coquilles de brachiopodes dans le tufeau qu'à la partie inférieure de l'assise, à peu de distance du poudingue. Elles y sont généralement peu abondantes et appartiennent aux espèces suivantes : Terebratutina striata, d'Orb. Thecidea digitata, Bosquet. Fissurirostra pectmiformis , d'Orb. Crania Egnabergensis, Retzlus. Thecidea papiUata, Bronn. C'est dans le poudingue de la Malogne et principalement dans la craie grise, que nous avons recueilli la grande quantité (1) Annales de la Société malacologique de Belgique, Tome VI 1871, page 74. MÉMOIRES. 33 de brachiopodes que nous possédons. Tous les genres indiqués plus haut s'y rencontrent, mais les coquilles des genres Bhyn- chonella et Terelratula y sont d'une extrême abondance et pré- sentent tant de formes diverses qu'il est très-difficile, sinon impossible, de les séparer en espèces bien distinctes. Les espè- ces des autres genres sont moins nombreuses et sont facile- ment limitées. Nous avons recueilli les espèces suivantes, qui toutes se ren- contrent avec la même abondance dans la craie grise et dans le poudingue, à l'exception delà Thecidea 'papillata eià.e\di Crania Egnahergensis qui sont rares dans la craie grise et très-com- munes dans le poudingue sur certains points. • Rhynchonelia octoplicata, d'Orb.(Ab.) » subplicata, id. (Très-ab.) » (Un grand nombre de for- mes qui sont des espèces nouvelles ou des variét.) Terebratulacarnea, Sow. (Très-ab.) » semiglobosa, id.(Assez-rar.) » Hebertiana,d'OTh.(Tr.-r.) » (Une espèce à large ouver- ture évasée qui atteint presque la taille de la T. grandis du crag d'Anvers. — Rare.) » (Une espèce très-trigone et à test très-mince. — As- sez rare.) » (Un grand nombre de for- mes qui ne sont peut- être que des variétés.) TerebratiUiîia slriata, d'Orb, (Cette espèce, qui est assez abondante, nous a fourni des coquilles de toutes les tailles, nos plus grands spécimens ayant 6 à 7 centimètres de longueur). Terebrirostra Davidsoniana,ûe Ryck. (1). (Rare). Rhynchora (Terebrirostra) piicata, Bosquet (2). (Très-rare.) TerebraleUa... (Grande et belle co- quille non décrite. Assez abond.) ArgiopeDaviclsoni,Bosquei{S).{^ave) » (Une espèce. -Rare). Trigonosemus (Fissurirostra) eleguiis, Kœnig. (Assez abond.) » Palissi, Woodward. (Assez abond.) » pectiniformiSy d'Orb. (Très rare). (1) de Ryckholt. Notice sur les genres Nautilus, Vestinautilus, etc. — Bruxelles, 1852, Hayez, imprimeur. (2) Bosquet. Notice sur quelques nouveaux Bracliiopodes du sys- tème maestrichtien. (Mémoires de la commission pour la description géologique de laNéerlande, Tome II, 1854). (3) Idem. 5 34 SOCIËÏË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Thecidea papiUata, lironn. (Abond. Crania parisiensis , Defr. (Assez dans lepoudingueet rare commune), dans la craie grise). » antiqua, id. (id.) » recurvirostra,T)eïr.{\ssez n Egnabergensis,'Reiz'\us.{Ks- commune dans le pou- sez rare dans le pou- dingue. Nous ne l'avons dingue et Irès-rare dans pas rencontrée dans la la craie grise.) craie grise). RequieniaCiplya72a,de'Ryck.{\).{rare). Thecidea hippocrepis, Goldf. (Rare). E. — Classe des Bryozoaires. Les Bryozoaires sont rares dans la craie grise de Ciply, mais ils abondent dans le poudingue et dans le tufeau où ils sont réunis dans de minces lits friables non continus. Les espèces paraissent nombreuses, mais n'ayant pas étudie les fossiles de cette classe, nous ne pouvons donner ici aucune détermination certaine (2). IV. — Rayonnes. Les fossiles de cet embranchement .consistent principale- ment en Echinodermes, qui sont assez nombreux, et en quel- ques Polypiers assez rares. D'après les auteurs, on aurait rencontré à Ciply un grand nombre d'espèces d'Echinodermes, mais nous considérons les seules déterminations suivantes comme certaines : a. — Du Tufeau. Hemipjieiistes radiatus, Agassiz. Cfl5sirfM/M5 iJ/armm, Agassiz.(Rare). (Très-rare). » elongatiis, d'Orb.(Tr.-r.) b. — Du Poudingue. Catopygiis fenestratus,Agass.{Ahon.) Ananchites ovata, Lamk. (Abond., Cidaris subvesiculosa, d'Orb. (Rare.) mais toujours roulé). Holaster gramUosas, Agass. (Rare.) Asterias quinqneloba,GoW. (Assez r.) (1) Mélanges paléont., 2""* partie, page 179. (2) Voir à la suite de ce rapport la Liste de M. A. Houzeau de Lehaie. MÉMOIRES. 35 c. — De la Craie grise. Catopygiis fenesiratus, Agass. (Âb.) Anancliites ovata, Lamk. (Tr.-rare). Holaster grainUosus, id. {Assez vdive) Bourgiœticrimis eUipticus? Miller, sp. (Très-rare). Nous avons recueilli dans les assises crétacées de Ciply, un assez grand nombre d'espèces de Polypiers, principalement dans le poudingue de la Malogne, mais nous ne sommes pas parvenus, jusqu'à ce jour, à les déterminer d'ane manière certaine. V. — Protozoaires. Des Spongiaires transformés en phosphate de chaux se ren- contrent en grand nombre dans le poudingue de la Malogne. Ces espèces nous paraissent nombreuses, mais elles sont, pen- sons-nous, difficilement déterminables. Les Foraminifères sont très-rares dans le poudingue et la craie grise, mais ils abondent dans certains bancs du tufeau. Nous croyons avoir reconnu entre autres les espèces suivantes: Cristeliaria roUiiata, d'Orb. Globuiina globosa, Reuss. Nodosaha Zippei, Reuss. Guttulina elliptica, id. Polrjmor phina lacryma, d'Orb. x-iiste: DES BRYOZOAIRES DU POUDINGUE DE CIPLY (i) par A. HOUZEAU DE LEHAIE. — SÉANCE DU 5 AOÛT 1875. — Cellaria inœqualis^ d'Orb. Eschara ^gle, d'Orb. w 1 esp. indéterminée (2). >5 Callirhœ?, à' Orh. Cellarina 1 esp. ind. » Delia^ d'Orb. — j> Delaruena .^ , d'Orb . Vincîilaria bella^ Hag. » stigmatoplLorafioià. n canalifera^ Hag. :> cyiwœci^ d'Orb. » disparilis, d'Orb. » Clito^ d'Orb. n 1 esp. ind. » Cydipjje ?, à''Ovh. Eschara pusilla^ Hag. » Cressida^ d'Orb. » hixa ?^ d'Orb. » ArsincR^ d'Orb. j) Elea^ d'Orb. » Crithea, d'Orb. » suhcyclostoma^ d'Orb. » 4 esp. ind. » propinqna^ Hag. Semieschara grandis y d'Orb. » sexangularis^ Hag. « disparilis^ d'Orb. » Nerei ? T à^Orh. « 3 esp. ind. (1) N'ayant entrepris l'étude des Bryozoaires que depuis quelques semaines, je n'ai pu examiner qu'une petite partie des matériaux dont je dispose. Il m'a également été impossible de me rendre compte de la valeur des caractères dans ce groupe. Cette liste est donc très- incomplète et devra subir de profonds remaniements. Mon but prin- cipal en la publiant, un peu prématurément je le crains, est d'attirer l'attention sur le nombre prodigieux d'espèces différentes enfouies ensemble. C'est au point qu'un décimètre cube de roche dans le pou- dingue renferme en certains endroits plus de cinquante espèces. Jusqu'à présent, je ne me suis pas occupé des Bryozoaires des autres assises crétacées. (2) Parmi les espèces indiquées comme indéterminées, il y en a un certain nombre pour la détermination desquelles le temps m'a manqué et quelques autres qui paraissent nouvelles. MÉMOIRES. 37 Sticho]^ora clypeata,, Hag. LunuUtes Goldfussi, Hag. » Hagenoxi^ Bosq. » ^/«;2fl; ?, d'Orb. « 1 esp. ind. Cellcpora Clio^ d'Orb. » irregularis^ Hag. » camerata^ Hag. » Koninckiana^ Hag. » Zangis^ d'Orb. » liippocreins, Gold. » subpiriformis ^ H. » 2 esp. ind. Reptocelleporaria cretacea , d'O . ReptescharineUa ring eus, d'O. » pusilla^ d'Orb. » siihgramdata, d'O. ;? transversa ^ d'Orb. Porina Jilograna^ d'Orb. RcpfescJiarellina marginata, d'Orb. Escharifora foveolata^ Beiss. » coronata, Bosq. » Peijssonclli^ Bosq . n striata^ Bosq. non d'Orb. j3 Rondeleti^ Bosq. » 1 esp. ind. Flabellopora 1 esp. ind. Reptescha relia 2 esp. ind. Escharipora 1 esp. ind. SemiescJiari'pora ornata , d'Orb . Repiescharipora elegantula^ d'Orb. Steginopora 1 esp. ind. Bijliistra ligeriensis^ d'Orb. » Lesuenri^ d'Orb. J3 4 esp. ind. Genre nouveau ? (1) 3 esp. Fhistrina oheliscus, d'Orb. Memlranipora vaginata^ Hag. » concatenata^ d'Orb. » Cypris^ d'Orb. ■Si gracilis^ d'Orb. ;: rustica?j d'Orb. 33 Faujasi^ d'Orb. 33 suhsimplex., d'Orb. 33 Duchateli, Hag. Noclelea angulosa, d'Orb. Melicerites tuhiporacca, d'Orb. 33 1 esp. ind. Clausimultelea tuherculata , d'Orb. Fascicullpora incrassata^ d'O. Meandropora ciplyana , Houz . (2) (1) Ce genre différerait des Biflustra, principalement en ce que les cellules sont groupées autour d'un axe solide, plein, cylindrique ou aplati. (2) Les espèces fossiles de ce genre n'avaient été rencontrées jus- qu'ici que dans les terrains tertiaires. Le M. ciplyana forme de grandes colonies (8 à 10 centimètres) à lames verticales plissées, comme froncées, s'anastomosant en larges mailles. 38 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Cijrtopora clegans^ Hag. Oscnlipora repens^ d'Orb. » truncata^ d'Orb. Filifascigera dichotoma^ d'O. Theonia radians ^ Haime. Peripora Ligerieoisis, d'Orb. Spiropora antiqua , Lamoiir. n j) Var. a zertkil- la f a, Golà. H » Var. G>Reîissi^ Hag. Clavituhigera conrexa^ d'Orb. Jdmonea ramosa^ d'Orb. » doTsata^ Hag. » fsciido-disticlia, Hag. » Cypris^ d'Orb. » sulcata, Hag. » 3 esp. ind. Discotuhigera 1 esp. ind. Rcptotuhigera diclwtoma^ d'O. Actinopora diademoides^ d'O. » Gaiidryana^ d'Orb. Entalopliora 3 esp. ind. Bidiastopora 2 esp. ind. J/(?5 interipora compressa , d' . Filisparsa tuhdifera^ d'Orb. Stomatopora reticulata, d'Orb. Prohoscina 1 esp. ind. Berenicea oceanica^ d'Orb. Crisina lichenoides^ d'Orb. jî triangularis ^ d'O. n 3 esp. ind. Hornera 1 esp. ind. Caveajlexuosa., d'Orb. « 1 esp. ind. Sparsicavea %md%ilata, d'Orb. n dichotoma^ d'Orb. Lichenopora cariosa^ d'Orb. » 1 esp. ind. Radiocaxea elliptica^ d'Orb. 55 diadema^ d'Orb. Multicavea magnifica^ d'Orb. Domopora cochloides^ d'Orb. Filicea regularis, d'Orb. Ceriocara vmmdosa^ d'Orb. Cata 2 esp. ind. Siilcocava sidcata^ d'Orb. 55 1 esp. ind. Retecava clathrata^ d'Orb. 5) 1 esp. ind. Semicava 'cariabïlis^ d'Orb. Reptomulticava theloidea^ d'O. 55 micropora^ d'Orb. 5) cavernosa, d'Orb. 55 1 esp. ind. PletJiopora trimcata^ Hâg. 5! 'Demicosa Hag. Semicytis rugosa^ d'Orb. 55 2 esp. ind. Truncatnla aculeata^ d'Orb. Heteropora crassa, Hag. 55 dichotoma, Hag. n 2 esp. ind. COMPTE-RENDU DE GÉOLOGIE STRATIGRAPHIQUE DE L EXCURSION DE LA . SOCIÉTÉ MALÂGOLOGIQCE DE BELGIQUE DANS LE LIMBOURG BELGE, LES 18 ET 19 MAI 1873, par J. ORTLIEB et G. DOLLFUS. (Planclie II.) — SÉANCE DU 3 AOÛT 1873. — Chargés par la Société du compte -rendu stratigrapliique de l'excursion de deux jours, dans le Tertiaire du Limbourg, faite sous la conduite amicale et éclairée de M. le comte Georges de Looz, notre principal devoir est de donner des coupes dé- taillées de tous les gîtes visités, d'indiquer les vrais niveaux géologiques des trouvailles conchyliologiques et d'enregistrer tous les faits constatés de nature à éclairer sur l'évolution des formations, afin de mettre en garde les observateurs qui nous suivront, contre les difficultés qu'ils pourront rencontrer. Nous chercherons ensuite s'il n'est pas nécessaire d'adopter pour les couches du Limbourg une classification plus naturelle et mieux en rapport avec les exigences scientifiques actuelles, que celle de Dumont, qui est encore généralement adoptée en Belgique. Laissant à d'autres, plus habiles (1), la description du pays et le soin de tracer notre itinéraire, nous dirons seulement que les coupes N°^ 1 à3 ont été relevées le premier jour et sont (1) Notre excellent collègue, M. Rutot, ingénieur à Liège, a bien voulu se charger de cette partie du rapport, publiée à la suite du présent travail. 40 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. résumées dans la coupe générale A, et que les coupes N°^ 4 à 7 prises le second jour, nous ont permis d'établir le profil B (Voir les figures de la Planche II). Nous avons consulté les écrits suivants, qui pouvaient nous éclairer dans notre travail et nous y avons puisé, surtout pour les considérations finales, d'utiles renseignements. Dumont. Carte géologique de la Belgique et publications di- verses. Nyst. Coquilles tertiaires de la Belgique. cVOmalms d'Halloij. Géologie élémentaire de la Belgique. Bosquet. Notes diverses sur les fossiles du Limbourg. Eéhert. Bulletin de la Soc. géol. de France, 2® série, tome VI, 1847, page 459. Lycll. Quarterly Journal of the geological Society, tome VIII, 1852, p. 304. Mémoire sur le terrain tertiaire de la Bel- gique et du nord de la France. Travail très-important dont nous nous sommes inspirés mais qui, combattu par Dumont, n'eût en Belgique qu'un médiocre succès à son apparition. — Traduction fran- çaise par MM. Lehardy de Beaulieu et Alb. Toilliez, en 1856. Damlque. Compte-rendu de la Société géologique de France. Réunion extraordinaire à Liège, 1863. — Prodrome d'une description géologique de la Belgique, 1868. Mourlon. Patria Belgica, 1873. COUPE 1 PRISE DANS LE CHEMIN CREUX QUI VA DE GRIMMERTINGEN A VLIERMAEL. 1. Limon et D'dnTmm Épaisseur 2'",00 2. Sable Uanc, grisôtre, sans fossiles. . . » l'",50 3. Salle argileux jaune ^ fin, glauconieux et fossilijère ^ msihle sur 3^,00 MÉMOIRES. " 41 1. Le limon et le diluvium du Limbourg sont ordinairement très-épais et gênent considérablement les observations du sous- sol ; ils sont souvent très-compliqués et nous en donnons plus loin (coupe n° 4) une analyse détaillée. 2. Le sable, que nous rencontrons ici, forme une assise étendue dans le Limbourg : ses caractères sont assez constants, il est grisâtre, un peu glauconieux et micacé. Il ne renferme aucun débris organique. C'est d'après tous ces caractères, un dépôt tamisé par le vent, c'est-à-dire une dune. Sa place strati- graphique étant bien nette dans la présente coupe, nous l'ap- pellerons, du nom du village voisin : Sable de Neerrepen^ et nous rapporterons à ce type le même sable partout où nous le rencontrerons. 3. Le sable fossilifère est le type des Sables à Ostrea ven- tilabrum^ c'est le Sable de Vliermael de M. d'Omalius, ce type nous parait heureusement choisi ; c'était pour Dumont le Ton- grien inférieur. A la séparation avec la couche n° 2, on ne peut observer ni ravinement, ni discordance ; le sable jaunit, devient plus argi- leux, et la couche n° 3 débute par une bande concrétionnée renfermant en place, un lit d' Ostrea rentilabrum avec laquelle nous avons trouvé : Tubes d'Annélides. Polypiers. Sous cette zone, qui n'a que 20 centimètres, le sable moins compacte sur un mètre environ d'épaisseur, renferme spéciale- ment de§ gastéropodes : Voluta Rathieri, Héb. Ringicula gracilis^ Sand. Cijlichna teretiiiscula^ Bosq. Actœon sinmlatus^ Brander. La partie inférieure est plus argileuse que la précédente, roussâtre, et renferme en particulier : 6 i2 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Afca appendiculata^ Sow. Pectunculus lunxdatus, Nyst. Ostrea Queteleti^ Nyst. Pecten lellicostatus^ S. Wood. » Hoeninghausi^ Def. Cette couche, dite des Sables de Vliermael, est certainement la plus intéressante du Limbourg ; elle renferme une faune ma- rine qu'on ne peut comparer à aucune autre. Elle mériterait une nouvelle étude spéciale, et nous ne saurions trop insister sur son individualité : nombre d'espèces trouvées, sous nos yeux, nous ont semblé nouvelles. COUPE 2. RELEVÉE DU BOIS DE SCHABOSCH AU CHATEAU DE NEERREPEN. 1. limon 3«^00 2. Sable blanc à Pectondes ? 3. Partie boisée invisible environ 8™00 4. Sable remanié fossilifère 4"'00 5. Sable de Neerrepen partie visible S^OO 1 . Limon renfermant à la base un lit important de cailloux roulés et couvrant toute la colline. 2. Sables blancs et fins, ils n'ont été reconnus que par des monticules rejettes à l'entrée de terriers de renards, au sommet de la colline. Les fossiles ramassés sont : PecUmcnlus obovatus^ Lam. — ce. Janira Hoeninghaiisi^ Def. — c. Dentalium acutum^ Héb. — r. Venericardia Omaliicsi, Nyst. — r. Xenophorus Lyellianus^ Bosq. — r. C'est évidemment l'horizon de Bergh dont nous parlerons plus loin (Voir coupe n° 6, zone 3.) MÉMOIRES. iS 3. La lacune, que nous devons signaler ici, est infiniment regrettable. Nous la supposons occupée parles sables sans fos- siles de Bergli et ceux fossilifères de Vieux-Jonc. 4. Cette couche, visible dans le chemin creux situé derrière la ferme du château de Neerrepen, est évidemment hors de sa place. Elle est formée de sables remaniés, provenant d'une pe- tite distance peut-être, mais nettement hors de leur gisement normal. Ils masquent probablement la place de l'argile de Henis. Nous tenons à insister sur ce dépôt formé de sables impurs, irréguliers, blancs, jaunes ou gris, en lits peu continus, alter- nant avec des cailloux roulés et des fossiles remaniés. C'est un dépôt que l'on ne peut guère séparer du diluvium : ses analogues sont fréquents dans le Limbourg, et nous enga- geons les paléontologues de se défier des cas de ce genre. Nous y avons rencontré, à la fois, des espèces des sables de Vieux-Jonc et des sables de Bergh. ESPÈCES DES SABLES DE VIhUX-JONC. ESPÈCES DES SABLES DE BERGH. Natica glaiicinoides^ c. PectiinciUus ohovatus^ ce Cytherea incrassata^ ac. Cardita Omaliana^ c. Cyrena semistriata^ ce. Limopsis Ooldfussii^ c. Cerithium elegans^ ce. Nucula^ en fragments. c. » Galeotti^ c. Pleur otoma^ idem. r. ;j 'plicatum^ ac. Succinea sp.? Corhula siépisum^ ce. Bithinia Duchasteli^ ce. Melania Nystii^ c. 5. Sables blanchâtres à rapporter au type de Neerrepen. On les voit en place et en position analogue à ceux de la zone 2, coupe 1, derrière la ferme attenante au château, et dans la sablière du parc, où ils reposent sur les sables fossilifères de Vliermael ; ces derniers forment le fond du bassin da lac, Les sables sans fossiles de la sablière se présentent avec une 44 SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. épaisseur visible de 6 mètres; leur partie supérieure est très ravinée par le diluvium. Si du château de Neerrepen. on se dirige vers Henis par le bois de Haselbosch, on peut rencontrer à mi-côte de la colline, dans des trous de lapins, et peut-être en affleurement, des sables blanchâtres, demi-fins, renfermant la faune des sables de Vieux-Jonc. La Société y a recueilli les fossiles suivants : Cerithium plicatum^ Lamk. — c. }} » var. 6^«/(?(9^^'/, Sand. — ce. » elegans^ Desh. — ce. » voisin du mî^/(2^27^, Desh. — c. Natica glaucinoides {Nystii d'Orb.) — c. Cyrena semistriata^ Desh. — ce. Cythereaincrassata^ Sow. var. ohtusangularia^ Sand. — ac. Lucina Omaliusi^ Desh. — r. Bissoa Michaudi, Nyst. — r. Bithinia Dîicliasteli^ Nyst. — c. Melania Nystii^ Duch. — c. Corhula Henckeliusi^ Nyst. — c. Etc., etc. Ce niveau nous a semblé en place. COUPE 3. BRIQUETERIE d'hENIS. Nous n'avons pu voir que les dépôts suivants ; 1 . Limon et diluvium 2'"00 2. Sable im'pur argileux fossilifère 0™20 3. Argile verte compacte 6'"00 4. Sable blanchâtre fin visible 2'"00 MÉMOIRES. 45 2. Le sable désigné sous ce numéro est fort mince à Henis. C'est une zone de contact qui remanie et ravine la couche argi- leuse suivante à laquelle elle passe insensiblement. Les fossiles, généralement en mauvais état, sont ceux du Haselbosch. Remarquons cependant la variété globulaire de la Cytherea inCTassata^ très-abondante en ce point : c'est, par con- séquent l'assise de Vieux-Jonc. 3. Argile compacte, argile de Henis, type pour M. d'Oma- lius; ce type nous semble très-bien choisi, sa stratification est très-nette. Elle est limitée à la base aux sables de Neerrepen, pour se terminer au sommet par les sables de Vieux-Jonc. C'est une masse sans fissures, plastique, fine et compacte, verte ou bleuâtre, brunâtre par altération au contact de l'air, si serrée qu'à première vue toute trace organique y semble im- probable. Nous n'y avons absolument rien trouvé. Ce dépôt, d'étendue restreinte, est évidemment d'origine fluvio-marine ou lacustre; il réclame des études subséquentes. M. Lyell a vu, dans sa masse, des lits de sables fossilifères de même nature que ceux supérieurs à ce dépôt. Nous n'avons pas eu l'occasion de les voir, et leur présence si elle était dé- montrée à nouveau, ce qui nous semble nécessaire, aiderait à prouver que cette couche n'est qu'un accident du dépôt de la- gunes cotières, si bien caractérisé dans le Limbourg. 4. Sable de Neerrepen, en contact peu ondulé avec la couche précédente. Il offre, en ce point encore, les caractères déjà signalés plus haut. COUPE 4. RELEVÉE DANS LE CHEMIN CREUX QUI MENE DE HOESSELT AU CHATEAU DE VIEUX-JONC. Ce chemin nous présente un exemple du terrain quaternaire dans le Limbourg. 46 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. 1. Terre végétale 0™20 2 , Limon terre à briques , com- pacte vers le haut^ un i^eu sableux à la hase. . . . 3'"50 3 . Dihixium; sable irrégulier et lits de cailloux roulés et de coquilles remaniées . 0"'40 4. Sable argileux avec co- quilles remaniées. . . . 0^20 5. Sable à Ostrea ventila- brum^ en 'place, .visible l'^OO 2. La couclie n^ 2 est traversée de tubulures jusqu'à la moitié de sa profondeur, aucune stratification n'y est vi- sible. 3. Mélange de galets très roulés de silex noirs ou blonds de la craie, et de fossiles : Pectunculus^ Ostrea., Cerithium, etc., dans un sable grossier gris ou rougeâtre. 4. Présente un lit de sable argileux avec coquilles : les petits fossiles y sont plus abondants; certains niveaux en sont entière- ment composés. 5. Sable raviné de Vliermael, avec ses fossiles caracté- ristiques. Cette assise semble devenir très argileuse, car elle retient, au bas de la colline, l'eau en un marais. MÉMOIRES. 47 COUPE 5. PRISE DANS LE HAUT DU PARC DU CHATEAU DE VIEUX- JONC. 1 . Limon , Environ 2"'00 2. Sable grisâtre fossilifère 3"00 3. Argile verte 4'^00 La zone 2 renferme les fossiles dont l'ensemble constitue le type de Vieux-Jonc; ils sont d'une extrême abondance, leur nature indique une origine saumâtre, d'estuaire très-probable- ment. Son contact avec l'assise n° 3 n'est pas visible. Celle-ci est l'argile de Henis : elle ne présente aucun caractère nouveau. Les principaux fossiles dont la Société a constaté la présence sont : Cerithium flicatum^ Lamk. — c. j) var. Galleotti, Sand. — c. » elegans^ Desh. — ce. Cyrena semistriata^ Desh. — ce. Corhila suh'pisiim^ d'Orb. — ce. » Henckeliusi^ Nyst. — c. Corhulomya triangula, Nyst. — c. Natica Nystii^ d'Orb. — c. BitJiinia Duchasteli^ Nyst. — ce. Melania Nystii^ Duch. — ce. Rissoa Michaudi^ Nyst. — c. Lucina Omaliusi^ Desh. — c. Cytkereai7icrassata,Sow. — ce. Mytilus siihfragilis, d'Orb. — r. Neritina ]Jseudoconcava^ d'Orb. — r. Plus 3 ou 4 autres espèces indéterminées. Ces deux dernières espèces semblent spéciales et caracté- ristiques : elles ne paraissent pas passer dans les sables de Bergh. 48 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. COUPE 6. CONSTATÉE A BERGH, DU BAS DE LA COLLINE AU CHEMIN DE LETHEN. 1. Limon sableux T'^SO 2. 2\f eau argileux 2"'00 3. Sable grisâtre à Pedoncles visible 2™50 4. Sable blanc sans fossiles visible 1"'00 Lacune 2'"00 5. Sable et argile mêlés; avec C y rênes et Cérithes roulés et brisés 0"'20 6. Argile compacte visible 1"'80 2. TuiFeau très-glauconieux et calcarifère, formant le som- met de la colline, nous n'y avons pas vu de fossiles. C'est une masse brunâtre et verdâtre ; pour les autres caractères, elle ressemble en tous points à la coucbe de Klein- Spauwen qui en renferme (voir coupe 7, zone 2). 3. Type du sable supérieur de Bergh, dit à Pectoncles : C'est une assise sans stratification visible; le sable est à grains assez gros, très-blancs ou jaunâtres ; il renferme une faune bizarre dont ci-bas la liste. Cette faune paraît surtout remarquable par une addition d'espèces ordinairement roulées de Vieux-Jonc, aux espèces marines spéciales à Bergh ; c'est un faciès qui, à priori, doit être géographiquement variable dans sa composition. 4. Sable blanc, fin et pur que nous avons vu dans un trou au milieu d'un champ en montant. 5. Couche de contact en tout semblable à la zone 2 de la coupe 3. Les fossiles sont littéralement broyés. 6. Argile de Henis, visible dans une excavation derrière une petite maison en montant directement à Bergh en venant de Vieux-Jonc. Elle est à une dizaine de mètres au-dessus de la vallée et ne présente, du reste, aucun caractère nouveau. La coupe serait complète si nous signalions à une petite dis- MÉMOIRES. 49 tance de là, à Lethen, un très-beau gisement bien connu des sables de Vliermael, assez argileux, formant le sol du fond de la vallée et qui, par la diminution graduelle de l'épaisseur des assises sableuses, tend à se réunir au tufFeau supérieur qui, en grandissant, semble peu à peu se fusionner lui-même à l'argile de Boom. LISTE DES FOSSILES DE BERGH. "^Pectuncnlus ohovatus, Lamk. — c. c. Cyrena semistriata (petites), Desh. — c. c. ^Astarte Henckeliusii^ Nyst. — r. '^Limo'psis Goldfussii^ Nyst. — r. Corhula suhpisum, d'Orb. — c. ^ Car dit a Omaliana^ Nyst. — r. ^Janira Hoeninghausi^ Def. — r. Corbulomya triangula^ Nyst. — ce. "^Cyprina Nystii, Desh. — c. ' Melania Nystii^ Duch. — c. c. Cerithium elegans (roulés), Desh. — c. c. Lucina Thierensii^ Desh. — r. Rissoa Diichasteli^ Nyst. — c. Cytherea incrassata^ Sow. — c. *Cardmm cingulatum^ Gold. — r. Melania in flata^ Duch. — c. ^Limneus acutilahris^ Sandb. — r. r. Pleur otoma Diichasteli^ Nyst. — r. Les espèces marquées d'un astérisque sont spéciales et ca- ractéristiques des sables de Bergh. COUPE 7 PRISE A LA COLLINE DE KLEIN-SPAUWEN SOUS l'ÉGLISE. 1 . Limon épais argileux 2. Tuf eau à Nucules visible S'^OO 3. Salles de Bergh environ 1"(X) 7 50 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. 4. trahie hlanc sans fossiles confus 1^50 5. Sahle de Vieux-Jonc bien net 0"'75 6. Marne de Henis .... affleurement supérieur 2. Le tuiFeau argileux a une stratification indécise, très- fragmentaire au sommet, renfermant en abondance des débris nacrés de Nncida Lyelliana Bosq. Nous n'y avons pas trouvé d'autres fossiles quoique M. Lyell en donne une liste assez éten- due d'espèces communes à l'argile de Boom qui lui est contigue. 3. Sable grossier avec Pechmculus ohovatus et les autres fossiles de Bergh bien caractérisés. 4. Partie éboulée confuse. Nous y avons remarqué spécia- lement un sable blanc sans fossiles séparant les deux niveaux fossilifères. 5. Sable rougeâtre impur, avec Céritlies abondantes, non roulées, type de Vieux-Jonc bien caractérisé. 6. Argile visible dans le fond d'une petite source à l'entrée du chemin creux sous l'église. Cette succession , qui donne la série presque complète des assises tertiaires du Limboui-g, offre plus d'un intérêt ; mais son caractère le plus frappant est la diminution sensible de la masse des sables. Les couches de Bergli et de Vieux- Jonc doi- vent finir peu au nord, où ces dépôts spéciaux vont laisser la place aux grands fonds. Il convient de rappeler, avant de terminer cette partie des- criptive, la coupe des sables de Bergh, prise à Bergh, près Klein-Spauwen, coupe donnée par M. Lyell. 1. Argile a Nncules . . visible 0™60 2. Sable hlanc sans fossiles 0™60 3. jj « « Pectunculus 0'"45 4. n n sans fossiles . . l'"20 5. j) avec CeritJdum 0'^15 6. » sans fossiles 0"'45 7. j) avec CeritJiium . 0"'30 8. » avec peu de fossiles {Qy^vÏTi2il::^y&iii). . . MÉMOIRES. 51 Cette coupe qui ne montre point le niveau de Klein-Spau- wan et de Vieux-Jcnc, présente cependant dans sa partie infé- rieure des couches dont la faune indique une période de tran- sition bien évidente, que l'auteur s'est plu à mettre en relief : ces Cérithes apparaissent, tandis que les Syphonostomés d'ha- bitat profond disparaissent. Nous y voyons ensuite la marque évidente que le dépôt, d'abord saumâtre, redevient après de plus en plus marin par suite d'un affaissement lent, mais continu, du sol, et que stra- tigraphiquement on ne peut séparer Vieux-Jonc et Klein- Spauwen de Bergh. Nous voici arrivés au terme de la partie purement descrip- tive de notre course, et pour bien faire comprendre les coupes générales A et B, qui ne sont que le résumé des coupes parti- culières, il convient de revoir rapidement dans leur ordre stra- tigraphique les diverses couches rencontrées un certain nombre de fois. I. — Le sol tertiaire important du Limbourg, le soubasse- ment des collines que nous avons visitées, est formé par le sahle de Vliermael, sable devenant de plus en plus argileux vers le nord, c'est-à-dire vers sa partie profonde : c'est le fon- dement naturel de soutien du reste ; nous y joignons le sable de Neerrepen^ qui en forme, en quelques localités, la partie supérieure et qui n'en est qu'un cas particulier d'étendue res- treinte, à l'état de dune tamisée par le vent. Disons en'passant que nous n'avons vu nulle part, dans le Limbourg, le terrain Laekenien sur lequel repose ordinaire- ment le Tongrien inférieur de Dumont, et que le contact de ces deux terrains est encore peu connu : le sommet de cette assise étant resté mal éclairé jusqu'à ce jour, et les points où il est visible n'étant pas fossilifères. II. — Quant au relief des collines, il est dû à un ensemble de trois couches : 52 SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. Sables de Bergh, au sommet. » de Vieux-Jonc. Marne de Henis, à la base. Ces couches, d'épaisseur variable et de nature irrégulière, forment néanmoins un tout bien net à tous les points de vue, paléontologique et stratigraphique. La marne de Henis, tout en paraissant manquer de débris organiques, du moins la So- ciété n'y en a pas trouvés, se lie néanmoins par son origine à la nature fluvio-marine de l'ensemble ; elle reste isolée suffi- samment des sables de Neerrepen par une étendue géographi- que et une composition minéralogique différentes. Nous ferons toutefois remarquer, au sujet de ce groupe que nous admettrions sans difficulté, qu'il pouvait être, au moins partiellement, contemporain latéral du groupe suivant. A nos yeux, une formation fluvio-marine est accidentelle et par suite, tout à fait locale, forcément reliée par une transition rarement visible, il est vrai, à d'autres dépôts de caractères plus constants et d'extension géographique plus vaste. Suivant M. Forbes, la faune des sables de Klein-Spauwen indique une formation effectuée sous une faible profondeur d'eau, 10 mètres environ ; il semble en être de même des couches inférieures de Bergh, tandis que la couche supérieure, dite des sables à Pétoncles, renferme des coquilles ayant vécu sous 30 mètres d'eau. Durant la période correspondante à ce groupe II, le fond de la mer s'est peu à peu soulevé (Klein-Spauwen, Vieux-Jonc, Bergh (base), pour s'enfoncer ensuite (Bergh supérieur). III. — Au sommet des collines Nord explorées, on voit ap- paraître une couche nouvelle, qui prend de plus en plus d'im- portance et qui possède une faune franchement marine, toute ou presque toute nouvelle. Cette couche, comme l'a très-bien exprimé M. Lyell, se fond au nord avec l'argile de Boom dont elle n'est qu'un faciès, moins profond et de nature sableuse. La paléontologie confirme ce rapprochement. MÉMOIRES. 53 En nous résumant, nous pouvons donc dire, avec sir Ch. Lyell, que le terrain tertiaire du Limbourg peut être envisagé comme formant trois groupes bien distincts, caractérisés de la façon la plus satisfaisante. Groupe III, marin supérieur. Argile de Boom. « II, fluvio-marin. Sables du Limbourg. » I, marin inférieur. Argile de Vliermael. Les systèmes généraux que Dumont avait adoptés, et qui ont été conservés après lui, par les géologues actuels, ne nous sem- blent pas répondre avec assez de vérité, ni assez de clarté à la succession que nous venons d'étudier, et sans entrer ici dans la discussion des raisons particulières bien connues, venant d'une méthode générale de travail, qui l'avaient amené à introduire les systèmes que l'on va voir, nous dirons que plusieurs assises sont réunies qui sembleraient devoir être séparées et d'autres sont disjointes qui présentent les plus grands rapports de for mation et d'âge. Cela vient, à la fois, du peu de cas que Dumont faisait des fossiles et du manque d'interprétation avec les causes actuelles qu'il donnait à ces dépôts. Voici la comparaison de la classification de Dumont avec celle que nous adoptons : , . (Argile de Boom. Rupelien supérieur. ^ (Tuffeau à Nucules. » inf'" (pars). ISables de Ber^h. )^ ,. . „ , . r. , ' TT- T Rupelien inF (pars). Groupe \ moyen. \ r> » Vieux-Jonc.) (Argile de Henis. Tongrien sup'". . , . (Sables de Neerrepen. ? ( r> n Vliermael. Tongrien inférieur. Nous donnerons encore le tableau comparé de notre classi- fication avec celle de Lyell; on verra combien une observation indépendante nous amène à adopter une classification voisine de celle qu'il posait dès 1851 et qui semble oubliée. Nous nous u SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. estimons heureux, en cette circonstance, de nous rencontrer de bien près avec un maître aussi habile et aussi illustre. CLASSIFICATION DE LYELL. Eocène super. /Groupe su p' Argile à Nucules. Sables de Bergh. Gr. moyen A » jaunâtres. Gr. infér. Marnes vertes. Argilesableuseet glauconieuse. NOTRE CLASSIFICATION. Tuffeau à Nucules. \ Sables de Bergh. f Oligo- /céne sup. » de Vieux-Jonc. [et moyen. Marne de Ilenis. ] Sables deNeerrepen) Oligoc. » arg.deVliermael.) inférieur. L'ensemble de toutes ces couches correspond à l'oligocène de M. Beyrich, et le Limbourg serait, à notre avis, le meilleur type de ce terrain et le lieu oii il serait le plus généralement développé. On pourrait encore disposer comme suit, le tableau précé- dent. super et ' ^,. . imoyen. Oligocène./ DUNE. Sables du Rupel? Sables divers sans fossiles. LITTORAL. MER PROFONDE. ArgiledeBoom. Idem? Argile à Nucules. Sables de Bergli. » de V.-Jonc / [ Marne de Henis. / OSCILLATION. infér. SabledeNeerrepenl Sable et argile de Vliermael Ainsi donc, et en résumé, l'Oligocène forme, dans la série générale des terrains tertiaires de la Belgique, un étage bien MÉMOIRES. ;" 55 distinct du reste, digne d'être accepté par les géologues, et parfaitement délimité à la base et au sommet : A la hase, par une discordance géographique énorme avec le Laekenien et par une faune toute nouvelle qui n'a aucun rapport avec celle de l'Eocènede notre contrée (1.) Au sommet^ parles sables d'Edeghem qui viennent immé- diatement au-dessus, présentant une discordance géographique non moins importante, et un renouvellement complet de la faune. Les sables d'Edeghem présentant, pour nous, le type Miocène bien caractérisé. Nous ne dirons que quelques mots des relations des couches du Limbourg avec celles de l'Oligocène étranger. Ces rapports sont fournis par quelques mollusques irès-abondants, aussi spé- ciaux que caractéristiques, de toutes les régions de cette époque. Ce sont : Cerithium iMcatum PecUmcidus obovatus Cerithmm elegans Natica crassatina Bithinia Diichasteli Natica Nystii Cyrena semistriata etc. Cytherea mcrassata. (1) M. Lyell, dans son Mémoire sur les terrains tertiaires delà Bel- gique et du nord de la France, se demande si les terrains du Lim- bourg doivent être rangés dans la période éocène supérieure ou dans la période miocène inférieure? L'auteur conclut de la manière suivante : « Sur 201 espèces de Mollusques du Limbourg, il y en a 80 d'identiques avec des fossiles que les géologues anglais considèrent comme éocènes, et par suite, il range les terrains dont nous nous occupons dans la période éocène supérieure. Or, cette manière de voir a subi depuis quelques modifications, et l'on est aujourd'hui généralement d'accord pour ranger les forma- tions auxquelles M. Lyell fait allusion, à savoir, la formation supé- rieure marine et d'eau douce de l'île de Wight (Bassin du Hamps- hire) comme miocène. Ce motif, que de notre côté nous adoptons également, nous autorise à nous exprimer dans les termes ci-dessus. S6 SOCIRTI^^ iVJALACOLOGlQUE DE BELGIQUE. l" Dans la vallée du Rhin, qui n'est qu'un autre point géographique des dépôts de la même mer, nous pouvons appli- quer la même classification. super. I Argile de Boom. i Sables de Bergh. imoyen.' » de V.-Jonc. Groupe/ ( Argile de Henis. Lignites. Cale, impur àLittorinelles. Sables à Cérithes. Marnes à Cyrènes. OSCILLATION. infér. | Sable deVliermael.] Système marin profond. Les dépôts fluvio-marins allemands correspondent, d'une fa- çon générale, à notre groupe moyen, sans qu'il soit bien pos- sible d'identifier les assises particulières. 2° L'étage oligocène n'est pas représenté dans le bassin de Londres. 3° Dans le bassin de Paris, nous ne croyons pas possible de donner une correspondance exacte couche à couche. En gros, nous pensons pouvoir dire que : Argile de Boom correspond aux calcaires d'Etampes. Sables de Bergh Sables de Fontainebleau. i Calcaire de Brie. îj de Vieux-Jonc ( Marnes marines- supérieures f au gypse. j, de Vliermael Point profond du gypse. 4° Dans le bassin de Hampshire la correspondance est plus aisée : les formations sont saumâtres comme dans le Lim- bourg. Argile de Boom Hampstead marine Série. Sable de Bergh » fluvio-marine d°. » de Vieux- Jonc Bembridge » à". „ deVliermael » gypse limestone d''. En somme, la période oligocène nous semble fort bien déli- MÉMOIRES. 57 mitée et caractérisée partout, sans qu'il soit cependant possible d'y faire exactement, nulle part, correspondre des sous as- sises. C'est une époque des plus intéressantes comme transition entre le tertiaire éocène, faune propre et caractéristique, et les étages miocène et pliocène qui joignent insensiblement les temps géologiques à la période actuelle. Qu'il nous soit permis en terminant de regretter de n'avoir pu prolonger nos recherches dans le Limbourg, afin de suivre chaque couche dans ses modifications géographiques, car nous ne doutons pas que cette étude nous eût fourni des points de vue intéressants, comme les rapports de la faune avec son origine et son milieu, rapports qui nous eussent permis de retracer la série d'évolutions par laquelle cette contrée a passé avant d'ar- river à l'époque actuelle. Peu de bassins présentent, en effet, autant de diversité, par suite de la présence de points profonds intimements liés à des points littoraux. Le Limbourg oligocène est en résumé une plage sableuse avec lagunes sur le bord d'une mer assez pro- fonde à sédiments argileux, inconnus ailleurs à la même époque. Nous souhaitons que d'autres, plus habiles et plus autorisés, arrivent à préciser les circonstances des changements étudiés, et nous remercions sincèrement la Société et son aimable con- ducteur, de l'occasion qu'ils nous ont offerte, de nous éclairer sur un sujet si plein d'intérêt. AU POINT DE VUE PALÉONTOLOGIQUE DE L'EXCURSION entreprise les 18 et 19 août 1873, AUX ENVIRONS DE TONGRES PAR LES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE. par A. RUTOT. — SÉANCE DU 3 AOÛT 1873. — Ainsi que le portait la circulaire que notre honorable secré- taire avait adressée aux membres de la Société Malacologique, l'excursion des 18 et 19 mai a eu pour but la recherche des fos- siles contenus dans les Etages Tongrien et Rupelien si bien développés aux environs de Tongres. Je crois pouvoir com- mencer par dire que ce but a été atteint, car nombre de char- mantes espèces ont été recueillies parles chercheurs. Première journée. — Dimanche \'6 mai. Les membres de la Société qui ont pris part à l'excursion entreprise ce jour sont : MM. le comte Georges de Looz, notre aimable guide, Colbeau, Purves, Vanden Broeck, Ortlieb, Dollfus, Weyers, Fromont et Rutot. Nous avons beaucoup re- gretté l'absence de notre honorable président si versé dans la paléontologie des assises tertiaires. Les membres s'étant rassemblés à 8 heures du matin à l'hôtel du Paon à Tongres, prirent la direction de Neerrepen, MÉMOIRES. 59 village situé à environ 7 kilomètres de Tongres. La route n'a présenté géologiquement rien de remarquable, si ce n'est l'af- fleurement du Tongrien supérieur au fond d'un chemin creux. La présence du terrain se faisait principalement remarquer par les nombreux débris blanchâtres de coquilles. La plupart des fragments était indéterminables, on a pu cependant recon- naître la Cyrena semistriata, les CeritJiium elegans et Ga- leotti^ la Cytherea incrassata , etc. Sans s'arrêter à des traces aussi peu importantes, on arriva au château de Neer- repen d'où on se dirigea vers un chemin creux situé à 2 kilomètres du château et sur le territoire du village de Grim- mertingen. Ce chemin, dont les talus ont de 3 à 4 mètres de hauteur, présente la coupe suivante en partant de la base : 1° Environ 1™50 à 2'" de sables Tongriens inférieurs ; 2° Environ 1'" de sable blanc non fossilifère ; 30 im5Q ^ 2™ de limon Hesbayen avec cailloux roulés. L'Etage Tongrien inférieur se présente sous forme d'un sa- ble assez fin de couleur brunâtre à la surface passant au ver- dâtre dans les coupes fraîches, recouvert d'un banc de sable blanchâtre plus grossier appartenant à l'étage supérieur. Sans y reconnaître des lignes de démarcation bien tran- chées, le banc inférieur m'a paru composé de 3 couches : l'in- férieure, épaisse de 0™75 environ, caractérisée par la présence de VOstrea Queteleti; la moyenne d'épaisseur égale à la précé- dente, contient de grandes quantités d'Oslrea ventilahrum et VOstrea fialellata^ souvent bivalves et de grande taille ; enfin la troisième couche, épaisse de quelques centimètres, est com- posée d'éléments plus grossiers et n'est autre chose qu'une couche roulée séparant l'assise inférieure verdâtre de l'assise supérieure blanchâtre non fossilifère. Ce lit remanié, de cou- leur brun-rougeâtre, a oifert des dents de poissons, de grosses Ostrea à valves isolées, des Dentales^ etc. Les sables inférieurs verdâtres de la coupe du chemin creux à Grimmertingen sont très-fossilifères, et les espèces, franche- GO SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. ment marines, appartiennent aux espèces les plus diverses et les plus élégantes. Voici une liste, aussi exacte que possible, des fossiles, mal- heureusement fort fragiles, que nous avons pu recueillir : GASTEROPODES. Tiirritéïla crcniilata Nyst. n 'flanis^ira id. Natica Hantonicnsis Soland. Solarium Dumonti Nyst. Voluta suturalis id. » cingidata id. A ncillaria siihcanalifera d'Orb . Pleurotoma Waterkeyni Nyst. n Bosqueti id. Pleurotoma turhida Soland. Fnsus ? Cassidaria Nysti? Kickx. 3Iurex ? Rostellaria ? Cancellaria elongata Nyst. Tornatella Iloni id. Dcntalium acutum Héb. LAMELLIBRANCHES. SolecuHus ? Panopea Hcbcrti. Cytherea ? Isocardia multicostata Nyst. Venericardia Omaliusi id. Crassatclla intermcdia id. Pectunculus lunulatus id. Arca sulcicostata id. Modiola Nysti Kickx. Pecten suhrcconditus d'Orb. jj corneus Sow. Ostrea cariosa Desh. Ostrea ventilahrum Goldf. j) jiahcllata Lam. 5) Queteleti Nyst. BRACHIOPODES. Terchraiulina Nysti (Bosq.) POLYPIERS. Cyclolites trodmdes Nyst. Un polypier. Quelques dents de Lamna, Otodus, Galeocerdo, Picnodus, Myliobatis. MÉMOIRES. 61 En somme, Grimmertingen est un giie magnifique, digne d'être exploité avec grands soins et qui l'est d'ailleurs par notre collègue de Looz qui y a recueilli plus de 200 espèces. Ce n'est guère que vers 1 h. de relevée, que nous avons quitté à regrets ce gîté si attachant, et nous avons repris la direction du château de Neerrepen en suivant -cette fois les hauteurs. En traversant un petit bois, le Scabosch, au sommet d'une éminence, notre guide nous a fait remarquer un trou de re- nard très-intéressant. Il s'ouvre dans le limon quaternaire, mais l'animal en approfondissant son terrier, rejette à la sur- face une quantité de fossiles bien conservés remplis de sable blanc. La présence de nom.breux Pectunculus ohovatiis quel- quefois bivalves et d'une conservation parfaite, du Pecten Ha- ningliaus% de XAstarte Henkeliusi, de la Venericardia Oma- liusi^ font immédiatement reconnaître les sables blancs formant la partie supérieure du Rupelien inférieur, c'est-à-dire les sables de Berg. Ajoutons qu'un splendide TrocJms {Kickxii^ Nyst?) a été également trouvé dans ce gîte. Entre temps, l'appétit des^ excursionnistes ayant atteint son maximum, M. de Looz nous invita à entrer au château de Neerrepen où habite son parent, M. le baron de Rosen. Celui-ci, avec une grâce exquise nous invita à dîner, puis nous fit les honneurs de sa splendide habitation : le parc, la faisanderie, le chenil, les serres furent admirées tour à tour. Après cette visite, les membres de la Société, accompagnés des hôtes du château, se dirigèrent vers un chemin creux abou- tissant à la ferme. Les talus assez élevés du chemin offrent les sables du Tongrien supérieur recouverts de limon quater- naire. Les sables Tongriens sont blanc-jaunâtres, criblés de fos- siles bien conservés et très-durs. Le fossile qui caractérise ce niveau a été immédiatement découvert par les chercheurs : c'est la Cytherea incrassata; ajoutons-y la présence de milliers de Cyrena semistriata^ de Cerithium clegans et Gakotti^ de 62 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Corhulomya triangula^ de Mclania Nysti^ de PalvÂina Dii- chasteli et de Gorlmla snhpisum. Si mes souvenirs sont exacts, la base du terrain quaternaire a dû fournir à quelques membres de la Société des Hélix et Succinea subfossiles. L'heure s'écoulant, l'instant de la séparation sonna et après avoir vivement remercié nos hôtes de leur réception aussi cor- diale qu'inattendue, nous nous sommes dirigés vers une sablon- nière située dans le parc du château. Là s'est présentée une épaisse couche de sable blanchâtre dépourvu de fossiles, que nous n'avons pas tardé d'identifier à celle qui recouvrait le sable vert inférieur fossilifère du gîte de Grimmertingen. Notre coUèsTue de Looz a du reste confirmé cette manière de voir en nous affirmant que sous le gazon de la pelouse existe le sable vert inférieur pétri de fossiles. Vers le bas de la sablonniére, nous avons encore pu observer des débris de fossiles provenant d'une poche de sable inférieur précédemment exploitée et qui a fourni à notre collègue nombre d'espèces généralement plus dures que celles de la couche proprement dite, parmi lesquelles une grande Rostellaire brille au premier rang. Ces observations terminées, les excursionnistes s'engagèrent dans les bois qui couvrent les hauteurs et atteignirent après un certain temps de marche à travers de charmants buissons un lieu nommé Hasel Bosch. Là, le sol est littéralement composé de coquilles et l'absence de la Cytherea incrassata indique clairement que l'on foule un affleurement du sable Rupelien inférieur identique à celui du gîte du château de Vieux-Jonc que nous étions appelés à visiter le lendemain. Le gîte de Hasel Bosch est réellement très-beau, aussi les sacs ne tardèrent pas à s'emplir de nombreux Cerithium ele- gans et Oaleotti., d'innombrables Cyrena semistriata aux for- mes extraordinairement variables et encore ornées de leurs couleurs , de Corhdomya triangiila , de Corhula jnsum , de Lucina Thierensi^ de Melania Nysti, de Rissoa iilicata^ ^'Sy- MÉMOIRES. «3 drohia {Pahdina) Draparnmidi et Duchastcli^ de Natica Nystl^ etc. Chacun a pu remarquer combien la forme de ces coquilles est variable, combien les granulations des Cérithes se changent insensiblement en côtes unies jusqu'à former des variétés sim- plement striées. Chacun a pu ramasser des quantités de Gas- téropodes (Melania, Rissoa, Paludina, Odostomia, Turbo- nilla...) presque microscopiques, encore peu connus et où des découvertes intéressantes pourraient être faites; aussi j'engage fort les membres de la Société d'examiner attentivement ces petites espèces, car un grand nombre de formes remarquables y sont à observer. Après avoir fait d'amples provisions de ces fossiles si agréa- bles à recueillir à cause de leur belle conservation et de leur solidité, la petite troupe se dirigea vers le dernier gîte qui était à l'ordre du jour. Ce gîte est situé non loin de Tongres, à droite de la grand'route de Tongres à Bilsen, au village de Henis. Le terrain qui s'y présente est l'argile verte qui ûiit partie de l'étage Tongrien supérieur. Quoique la superposition n'aie été aperçue nulle part, il est hors de doute que c'est cette as- sise qui repose sur les sables blanchâtres non fossilifères qui avaient été remarqués à Grimmertingen et à la sablonnière du château de Neerrepen. L'argile verte de Henis est plastique mais sableuse, aussi est-elle exploitée activement et employée à la confection des tuiles et des tuyaux de drainage. C'est dans deux excavations placées en contrebas l'une de l'autre que nous avons pu observer une coupe de l'argile verte. La puissance constatée était de 4 à 5 mètres et la masse n'of- frait aucune trace de fossiles sauf au sommet où une couche blanche formée de débris de coquilles a été reconnue. La plu- part de ces débris sont indéterminables tant ils sont menus, un peu de patience fait cependant découvrir des fragments de Cytherea incrassata et de Cérithes. Le jour baissant et le gîte étant improductif au point de vue 64 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. paléontologique, il fut abandonné après que les constatations stratigraphiques y eurent été faites, puis, les membres de la Société, le sac gonflé des trouvailles de la journée, rentrèrent en ville par la grand'route de Bilsen, heureux et entièrement satisfaits. Seconde journée. — Limdi 19 mai. Le matin, les membres de l'excursion, dont le nombre s'était augmenté par la présence de M. Bricourt, prirent de bonne heure, à Tongres, le train qui les conduisit à la station de Hoesselt. Une fausse indication fit malheureusement perdre un peu de temps, mais bientôt, remis en bonne voie, notre guide nous conduisit par un chemin creux reliant Hoesselt au village de Klein-Spauwen et dont les talus présentent un gîte très-intéressant. A la base, nous avons retrouvé environ 1 mètre d'épaisseur de sable vert de l'étage Tongrien inférieur, fossilifère, iden- tique à celui du gîte de Grimmertingen, puis une couche épaisse de 80 centimètres environ, présentant de singuliers caractères : En effet, lors de la période quaternaire et peut- être même antérieurement, un grand mouvement des eaux a profondément raviné les étages miocènes qui s'étaient déposés à cette place, de sorte que, sur une partie intacte du Tongrien inférieur s'est déposée une couche rouge fortement ferrugi- neuse et composée de sable grossier dans lequel sont dissé- minés, avec un grand nombre de cailloux roulés d'assez fortes dimensions, les fossiles des étages Tongrien inférieur, supé- rieur et Rupelien inférieur. Dans cette couche, dont la valeur des fossiles au point de vue stratigraphique est nulle, d'innombrables Ostrea, des Vo- lutes, des Fuseaux, des Dentales, des assises inférieures, sont intimement mêlés aux Cérithes, aux Cyrènes, aux Pétoncles, aux Limopsis des assises supérieures. Comme dans toutes les couches remaniées, les fossiles y MÉMOIRES. 65 sont durcis, ce qui permet de recueillir facilement des espèces du Tongrien inférieur. Voici, autant qu'on peut le faire, une liste, par étages, des espèces recueillies dans la couche renianiée : TONGRIEN INFÉRIEUR. RUPELIEN INFERIEUR. Cancellaria elongata Nyst. Neritina concava ? Nyst. Fîisîis CeritJiium elegans Desh. TrUo7i arçutmn (Bvander) . » plicatumYSir. GaleoUiSand. Voluta cingidata Nyst. Cyrena semistriata Desh. Ostrea ventilahrum Goldf. Cardium cingulatum Goldf. » Jlahellata Lam. Limopsis Goldf ussi Nyst. Frao'ments de Mostellaria. PecUmculus ohovatus Lam. *o » PMlippi Desh. Plus deux dents de poisson fort usées. La couche remaniée est recouverte d'une forte épaisseur de limon quaternaire. Du gîte intéressant du chemin creux de Hoesselt, les mem- bres de l'excursion se sont dirigées vers le château de Vieux- Jonc dépendant du village de Klein-Spauwen. Nous étant in- troduits dans le parc, nous nous sommes immédiatement portés au fameux ^\ie si connu. A gauche d'un chemin en pente, à travers le feuillage, on distingue un petit monticule blanchâtre, c'est un tas de sable fossilifère retiré d'un trou qu'on appro- fondit chaque année. Ce sable, type de l'assise inférieure du Rupelien inférieur est littéralement composé de fossiles ou de leurs débris : des quantités de Cérithes et de Cyrènes se pré- sentent d'abord à l'œil, cependant la recherche des espèces moins communes n'y étant pas aisée et le tamisage n'étant pas possible à cause de l'humidité constante du sable, le gîte fut abandonné pour le sol d'un kiosque situé à quelques mètres de là, recouvert de sable sec étendu en couche mince. Dans de telles conditions, la récolte fut aisée et abondante, c'était une véritable collection du gîte, bien étalée, où chacun pouvait 9 66 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. puiser à son gré. Une ample provision des petites espèces dont j'ai déjà eu l'occasion de parler à propos de l'affleurement du môme étage à Hasel-Bosch, a pu être recueillie par chacun de nous. Voici la liste des espèces recueillies à Vieux-Jonc : GASTÉROPODES. Mekmia Nysti{T)uch). ■ l'urhonilla t%irriculata'Qo^(\. „ ivjlata id. Natica Nysti (d'Orb). LittonnellaDra/paTncmclii^y?.i) CeritJmm elegans Desh. Bith. {Pahdind) Duchasteli id . « flkatnms^v. Galcotti (Sand) . Bissoa ylica ta'ià. etc . LAMELLIBRANCHES . » Mya Tungrorum de Ryckliolt. Liicma Thierensi Desh. Corhula subpisum d'Orb. Pectunculus Phïliyin Desh. . Corhulomya triangida Nyst. ' Mytilus suhfragilis d'Orb. Cyrena semistriata Desh. Comme remarque, j'ajouterai que Mytilus suhjragilis est tellement délicate et fragile qu'il est très-difficile de l'obtenir entière ; cette coquille est cependant très-commune car elle remplit le sable de ses débris nacrés, ressemblant à s'y mé- prendre à des paillettes de mica. Après une heure ou deux de recherches fructueuses, la pe- tite troupe, après avoir parcouru en touriste quelques magni- fiques allées du parc et admiré le cèdre du Liban qui domine la pelouse, quitta Vieux- Jonc pour se diriger vers le village de Berg où nous devions trouver sur la hauteur un sable su- périeur à celui que nous venions d'exploiter. Au pied de la colline, quelques petites excavations nous ont montré le contact entre l'argile verte de Henis (Tongrien supé- rieur) et le sable de Vieux-Jonc. En ce point, la partie supé- rieure de l'argile est pétrie de débris de fossiles peu reconnais- sablés. MÉMOIRES. 67 Cette constatation faite, les excursionnistes, après quelques tâtonnements, arrivèrent au sommet de la colline, où un trou fraîchement creusé leur offrit immédiatement un sable du plus beau blanc, contenant une grande quantité de magnifiques fossiles. Ici la faune a changé et les eaux salées ont gagné du terrain, car, sauf quelques Cijrencs et une Lymnée^ les formes des mollusques sont plus franchement marines. C'est dans ce sable, que nous avions déjà rencontré, mais d'une manière peu visible, au trou à renard de Scabosch, que se trouve le vrai gisement du Pcctuncidus ohovatus. Cette es- pèce s'y rencontre à tous les instants de son accroissement; de- puis quelques millimètres de diamètre jusque 10 et 12 centi- mètres. Tous les fossiles sont blancs, intacts et d'une grande solidité ; voici d'ailleurs la liste de ceux qui ont été trouvés : GASTÉROPODES. Limncus cmitilabris (Sandb). Pleurotoma Natlca Nysti (d'Orb). Fusus Voluta Rathleri Héb. Calyptrœa striatella Nyst. LAMELLIBRANCHES. Corbulomya triangiila Nyst. Lucina Thiercnsi Nyst. Cythcrea Kickœiià. LcdagracilisJ^eûi. » incrassata\diV.{^'ànà). Venericardia Omalmsi Nyst. Cyrena semistriata Desh. Astarte Renckeliusi id. n neglecta Nyst. Limopsis Goldfussi id. Cyprina Nysti Desh . Pectunculus ohovatus Lam . Card'mm multkostatiim Phil. Pecten Hœninghansi Defr. Le Limopsis Goldfussi y est très-commun. Pendant que les chercheurs fouillaient avidement le beau sable blanc du gîte, une partie des excursionnistes, désireuse de voir l'argile à Nucules qui surmonte le sable de Berg, alla à sa recherche. Comme j'étais un de ceux qui étaient restés 68 SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. au gîte de sable, attendant qu'un habitant du village vint nous apporter une Cyprina Nysti qu'il avait recueillie, je ne puis rendre un compte exact des découvertes faites par l'autre frac- tion. Toujours est-il qu'après quelques recherches, l'argile à Nucules, dernière assise du Rupelien inférieur, fut trouvée sous l'église de Klein-Spamven. Nous étant ensuite retrouvés à Vieux-Jonc, nous avons pu examiner les échantillons re- cueillis. L'argile à Nucules est gris-verdâtre ou rougeâtre, très-sableuse et par suite peu plastique, elle présente dans presque chaque échantillon quelques débris delà NucnlaLyel- liana reconnaissable à son éclat nacré ; quelques autres formes parmi lesquelles était un Plcurotome pouvaient également se distinguer. De notre côté nous avons pu montrer trois valves de l'énorme Cyprina Nysti., une Voluta Ratliiefi^ un Plcuro- tome, un Fuseau et une Cytherea Nysti qui nous avaient été apportés. L'heure du départ ayant sonné, les mem^bres de l'excursion quittèrent Vieux-Jonc et se remirent en marche vers Hoesselt. Cependant, en repassant par le chemin creux qui avait été notre premier gîte du matin, l'on ne put s'empêcher de s'y ar- rêter un peu. La dernière fouille a donné entre autres choses . une Serpule régulièrement turriculée de la couche remaniée et un lit de Pinna, malheureusement fort fragiles, situé en place dans le Tongrien inférieur intact. Bientôt après, nous reprenions à Hoesselt le train qui nous emportait avec nos richesses. Ainsi qu'on peut en juger d'après ce court rapport, l'excur- sion a été fructueuse, les gîtes nombreux et intéressants et les journées bien remplies ; elle laissera, j'en suis sûr, un excellent souvenir à tous ceux qui en faisaient partie. MÉMOIRES. 69 COUPE DES TERRAINS EXPLORES. Argile ci Niiculcs. (Niveau fossilifère marin). Sable blanc. (Niveau fossilifère marin et ' saumâtre.) (Couche à Pectoncles et àLimopsis). Sable hlanchâh '6'. (Niveau fossilifère d'eau saumâtre et d'eau douce). (Couche à Cérithes, à Cyrènes, à Corbulomyes). Argile de Henis. (Niveau fossilifère fluvio-marin). Sable Uanc jaunâtre. (Niveau fossilifère fluvio-marin). Sable blanc grisâtre. (Non fossilifère). Couche remaniée à Ostrea et dents de poissons. Sables verts. (Niveau fossilifère marin). Gîte : sous l'église du village de Klein- Spauwen. Gîtes: trou à renard deScabosch. Sables blancs de Berg. Gîtes : Haselbosch. Parc de Vieux- Jonc. Gîtes : tuilerie de Henis. Excavations à Berg. Gîte : chemin creux près du château de Neerepen. Gîtes: Grimmertin- gen". Sablonnière du château de Neerepen Gîte : Grimmertin- gen. Gîtes :Grimmertin- gen. Chemin creux entre Hoesselt et Klein-Spauwen. QUELQUES OBSERVATIONS SUR LE HYALiEA TRIDENTAT LAMAUCK par Alfred CRAVEN. (Planche III.) — SÉANCE DU ^ DÉCEMBRE 1875, — J'ai été frappé de la figure donnée dans le « Mamial ofthe Mollusca « parle D'' S. P. Woodward, de \Hyalea tridentata Lk., avec l'animal. Cette figure, et même celles données dans 1'" Histoire natu- relU des Mollusques Ptéropodes n par MM. Rang et Souleyet, me paraît si peu ressemblera l'original, que je me suis proposé d'ofirir à la Société quelques observations sur l'espèce, ainsi qu'une figure que j'ai faite lorsque l'animal vivait encore et pendant qu'il nageait dans un vase d'eau de mer. Plus tard, si toutefois cela offre quelque intérêt pour la Société, j'espère fi- gurer plusieurs espèces différentes CCHyalcs et de Cléodores que j'ai prises dans les mêmes conditions que celle que je présente aujourd'hui. Ce mollusque n'est pas aussi crépusculaire que beaucoup d'autres espèces d'Hyales, car je l'ai pris par une assez forte chaleur à presque toute heure de la journée, même vers midi. Souvent, quand la mer était calme, je les regardais nager près du navire. Ils voyagent en petits groupes de deux ou trois à huit ou dix, mais on les voit souvent isolés. Ils se meu- MÉMOIRES. 71 vent avec une rapidité incroyable, nageant quelquefois du côté inférieur, quelquefois du côté supérieur. Ils méritent bien le nom que les premiers auteurs leur ont donné, celui de « Hanneton marin «..Le nom que les marins leur donnent est aussi très-caractéristique : ils les nomment « Painllons de mer. n La couleur de cette espèce est ordinairement d'un brun foncé, mais je l'ai souvent vue d'une nuance brunâtre presque nulle. Les dimensions varient aussi un peu; voici celles des individus que j'ai recueillis jusqu'ici : Longueur de 15 à 17 millimètres ; Largeur de 8 à 10 — Épaisseur de 7 à 8 — Dimensions données par MM. Rang etSouleyet : Longueur 18 millimètres; Largeur 10 — Épaisseur 8 — J'ai remarqué un appendice bien singulier attaché à la par- tie inférieure ou dorsale de l'ouverture de la coquiUe, que je ne crois pas avoir été observé par les célèbres naturalistes qui ont étudié les Ptéropodes. Cet appendice se compose d'une sub- stance transparente et gélatineuse, tellement tenace que j'ai souvent dû employer une forte chaleur pour le dessécher. A quoi servirait cet appareil? peut-être est-ce un muscle aidant à la natation, peut-être sert-il à protéger l'animal du bord aigu de sa coquille, lorsqu'il nage. La dentition linguale consiste en douze à quatorze lignes ; chaque ligne se compose de trois dents. « Habitat : Selon MM. Rang et Souleyet, ce Ptéropode se trouve dans l'Océan Atlantique, dans la Méditerranée, dans l'Océan Pacifique, l'Océan Indien et dans le golfe du Bengale. Quoique j'aie fait des recherches dans toutes ces mers à l'ex- 72 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. ception de l'Océan Pacifique, je ne l'ai rencontré jusqu'à pré- sent que dans l'Océan Austral, dans les localités suivantes : LATITUDES. LONGITUDES (Calculées d'après le méridien de Grcenwich. 1. 38« à 39° S. 2° à 3« E. 2. 34° à 35° S. ^ 13° à 14° E. 3. 38° S. ^ 25° E. 4. 38° à 3872° S. 56° à 57° E. EXPLICATION DE LA PLANCHE III. Figure 1. Hyalcea Iridentata Lamk. — Coquille vue de la face inférieure ou ventrale, avec l'animal. 2. La même, sans l'animal. 3. Coquille vue de la face supérieure ou dorsale, avec l'animal. A. La même, sans l'animal. 5, Coquille vue de côlé, sans l'animal, monlranl la fente latérale. La ligne pointillée montre la position de l'appendice gélatineux. 6. Une licne transverse de dents linguales. UNE ANOMALIE OBSERVÉE CHEZ LE PECTEN COENEUS, SOW. par Th. LEFÈVBE. (Planche IV.) — SÉANCE I)U 1 DÉCEMBRE 1673. — Depuis ma publication dans nos Annales du travail sur la faune laekenienne (1), fait en collaboration de mon ami et col- lègue, M. G. Vincent, nous avons continué de faire de nom- breuses excursions dans nos environs et spécialement à Wera- mel, localité décrite dans la note citée ci-dessus, où nous avons trouvé parmi un grand nombre de Peclen corneus Sow., plusieurs valves d'individus de cette espèce affectées d'une anomalie assez singulière. Comme l'existence de difformités chez cette coquille n'a pas encore, à notre connaissance, été signalée jusqu'à ce jour, nous croyons que ces Acéphales anormaux peuvent offrir quelque intérêt, au moins pour plusieurs d'entre nos collègues. Je m'empresse d'en faire l'objet d'une note succincte que je pré- sente aujourd'hui pour nos Annales. Le Pecten corneus a été décrit et figuré par M. Sowerby dans le Minerai Conchology ; M. H. Nyst en a aussi donné la (1) Note sur la faune laekenienne de Laeken, de Jette et de Wem- mel. Ann. Soc. Malac. de Belg. Tome VII, p. 49. iO 74 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. description dans son mémoire couronné sur les fossiles ter- tiaires de notre pays. Cette espèce apparaît chez nous, dans les sables ypresiens supérieurs (1); elle n'est pas encore connue dans le système bruxellien mais elle reparaît dans tout le laekenien où elle ac- quiert son plus grand développement avec les sables de Wem- mel ; elle se montre enfin et pour la dernière fois dans le sys- tème tongrien inférieur de Vliermael (2). Le Pecten corneus est orbiculaire, les valves sont déprimées, équivalves et équilatérales. Sa surface extérieure paraît lisse, mais avec l'aide de la loupe l'on voit des stries concentriques très-serrées lesquelles sont traversées par d'autres stries lon- gitudinales, plus fines encore. Les coquilles qui nous occupent en ce moment, se distinguent aisément du type dont nous venons de reproduire quelques- uns des caractères spécifiques. Chez celles-ci la surface exté- rieure des valves est sillonnée par un cercle ordinairement ré- gulier qui sépare la coquille en deux parties inégales, dont l'une normale se rapporte à la description des auteurs précités; l'autre, la partie inférieure, montrant de nombreuses petites squammes irrégulièrement rayonnantes en partant de la direc- tion du sommet pour aboutir au bord de la coquille. Dans l'exemplaire jeune âge figuré PL IV, figure 6, cette, li- mite est moins nettement tranchée, les côtes sont beaucoup plus larges et conséquemment moins nombreuses. Ces squammes sont plus étagées et superposées sur les valves gauches, dont la surface extérieure est plus convexe que chez les valves droites. Comme le montrent les individus représentés PI. IV, cette anomalie forme un croissant qui s'élargit et s'accuse fortement vers le bord inférieur ; on croirait voir un Pecten corneus nor- mal agglutiné symétriquement sur une valve d'une autre es- (1) M. Vincent, Bull. Soc. Mal. T. VII, p. LXXXV. (2) M. J. Bosquet in Dewalque. Prod. de Géol,. p. 415, MÉMOIRES. 75 pèce à côtes, ne montant de celle-ci que la portion correspon- dant à la partie anormale de nos Pecten. Il serait intéressant de connaître exactement quelles sont les causes qui ont pu produire cette anomalie qui n'est peut être que la conséquence d'une maladie du manteau, organe sécréteur de la coquille. C'est ce que nous n'approfondirons pas ici, préfé- rant laisser à d'autres, plus à même que nous, le soin de traiter cette question. Cependant, nous nous permettrons une observation à ce sujet. Le genre Pecten, l'un des plus riches en espèces parmi les Mollusques, puisqu'il se compose, d'après le D'' Woodward, de 176 espèces vivantes et de 450 espèces fossiles, se trouve représenté à toutes les époques géologiques. Son apparition dans nos terrains primaires commence avec le système dé- vonien qui renferme plusieurs espèces toutes striées longitu- dinalement. Partant de cette formation on peut suivre ce genre dans sa marche progressive et continue jusqu'à nos jours. Dans nos différents systèmes on peut remarquer la prédo- minance constante des espèces costellées sur les espèces lisses. Afin de s'en convaincre on n'a qu'à consulter, par exemple, le grand ouvrage de Goldfuss, lequel renferme les descrip- tions de 122 espèces appartenant à ce genre ; sur ce nombre 19 espèces seulement sont mentionnées par l'auteur comme lisses ou ornées de stries concentriques. Ce sont surtout les ter- rains tertiaires et particulièrement le pliocène et le miocène qui contiennent le plus d'espèces. Pour l'éocèue de nos environs, nous avons trouvé : le P. multistriatus ^ le P. pleheius^ le P. solea, le P. duplicatus? , le P. nitidiUus (1) et le P. corneus pour l'assise laekenienne inférieure et le P. Honi^ le P. sub- lacvigatus et le P. corneus pour la partie supérieure du même système. (1) Espèce nouvelle décrite par notre collègue, M. Vincent, dans nos Ann. T. VII, p. 12. 76 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. L'examen de ces espèces confirme également ce que nous venons d'exposer : sur ces 8 espèces, 3 seulement sont dépour- vues de côtes. Pour terminer, reproduisons une remarque faite par M. Des- hayes , dans son grand ouvrage sur les coquilles fossiles des environs de Paris (1), où ce savant professeur dit que le genre Pecten a cela de remarquable, que presque sans excep- tion, les espèces qui le composent sont toutes ornées de côtes plus ou moins nombreuses. En conséquence, nous croyons que cette anomalie pourrait être considérée comme une tendance au retour vers un des caractères primordiaux et presque constants du genre. Nous ne possédons pas encore un bien grand nombre de ces coquilles , car il est impossible d'observer l'anomalie , quoique elle soit très-apparente, quand les fossiles sont enveloppés de leur gangue ; c'est ce qui est cause que pendant longtemps nous avons très-fréquemment négligé de recueillir les valves nombreuses que nous avons rencontrées, et qu'il a fallu une dé- couverte fortuite pour nous amener à examiner minutieuse- ment toutes les coquilles de cette espèce. (1) Coq. foss. env. de Paris. T. I, p. 302. EXPLICATION DE LA PLANCHE iV Figure 1. Pecten coRNELs Sow. Exemplaire anormal. Valve tlroilc. 2. — \ — Valve incomplèle, 0. — — Valve gauche. 4. — — Valve gauche. 5. — — Valve droite. 0. — — Jeune âge. 1 — Exemplaire normal. Valve droite. RAPPORT SUR L'EXCURSION DE LA SOCIETE MâLÂGOLOGIQUE DE BELGIQUE A GOUVIN, (partie PALÉONTOLOaiQUE) par G. DEWALQUE. — SEANCE bV 7 DECEMBRE 1873. — Le 5 septembre dernier, la Société malacologique se réunis- sait à l'Hôtel du Chemin de fer, à Couvin, pour son excursion annuelle. A cette saison, la richesse des environs nous pro- mettait d'abondantes récoltes tant en mollusques qu'en fossiles; aussi la réunion était nombreuse. Les noms des membres et des personnes étrangères à la Société qui y ont pris part, ont été donnés dans le procès-verbal de la séance du soir. Après l'arrivée du train qui nous amenait de Bruxelles, de Liège et d'autres localités aussi éloignées, la première chose à faire était de déjeuner. Il était plus de midi quand on s'est mis en route. Guidés par M. Purves qui était arrivé la veille, les excursionnistes se rendirent en un point situé à 500 mètres à l'O. N. 0. de Couvin (clocher). Là, dans un chemin creux dé- bouche un ravin où affleurent les couches de la partie moyenne de l'étage à calcéoles. Ce sont des schistes plus ou moins gros- siers, gris, souvent calcariféres et renfermant quelques bancs minces de calcaire argileux; leur direction est E.-O. et leur inclinaison ne dépasse pas 20° N. La Société y a recueilli de 78 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. nombreux fossiles ; voici la liste des espèces que nous avons notées : Bronteiis alutaceus^ Goldf. Oyroceras nodosum, Bronn . sp . Captiluspriscus, Goldf. sp. S'pirifer curvatus, Schl. )) simplex^ Phiir. )5 speciosus, Schl. 5) » var. inter- me dius^ Schn. Cyrtia heteroclyta, Defr. sp. Athyris concentrica^ de B. sp. » EiHiensis^ Schn. Atrypa reticularis, L. sp. Anoplotheca lepida^ Goldf. sp. Bhynchonella paralleli/pipeda, Bronn. (1). Pcntamcrus galeatns, Daim. » glohus^ Bronn. Orthis tetragona, F. Roem. Strophomena depressa , So w . sp Leptœna interstrialis, Phill. » irregularis, F. Roem. )5 lepis, d'A. et de V. >5 Naranjoana^ de V. Producf.us subaculeatus , Murch • Calceola sandalina^ Lam. Fenestrella antiqua^ Goldf. Cyathophyllum ceratites, Gldf . « Steiningeri^ E. et H. Cystiphyllnm lamellosii m , Goldf. sp. n vesiculosum^ Goldf. sp. Fawsites Goldf ussi^ E. et H. Stromatopora yolymorpha , Goldf. Orthis Eijliensis, d'A. et de V. Il faut y ajouter Cîipressocrinus ahbreviatus, GolàL, dont un calice en bon état a été trouvé par M. Houzeau. Après avoir suivi quelque temps ce petit ravin, la Société s'est dirigée à travers champs vers le nord. Au moment de re- joindre la route, elle a traversé une bande mince de calschiste et de calcaire argileux où l'on a recueilli, avec plusieurs des espèces précédentes, notamment les Polypiers , de beaux échantillons de Phacops lati/rons^ Bronn. De là, en se dirigeant vers le N. E., on a bientôt rejoint la montée du chemin de Couvin à Boussu-en-Fagne. Ce sont d'abord des schistes analogues aux précédents, et l'on y retrouve un grand nombre des espèces que nous venons de citer, notam- (1) J'avais antérieurement confondu cette espèce avec Rh. primi- pilaris, Goldf. sp. MÉMOIRES. 79 ment les P entamer ns, les Orthis et les S'pirifer speciosus . Un peu plus haut les schistes sont plus quartzeux et passent au psammite. Nous y avons noté : Gomphoceras Pterinea ventricosa? Goldf. Spirifer lœvicosta, Val. » speciosus, Schl. Cyrtia heteroclyta^ Defr. sp Atrypa reticularis, L. sp. Atrypa o^eticularis, var. aspe- ra, Schl. Orthis umbraculum^ Schl. de grande taille. » Eifliensis , d' A . et de V . 5) striatula^ Schl. Leptœfia interstrialis ^ Phill. Arrivée sur le plateau, la Société a bientôt atteint la limite méridionale de la bande du calcaire de Givet. En ce point, situé à 1050 mètres au N. N. 0. de Couvin, les déblais de quelques petites excavations pratiquées dans les champs à l'est du chemin, nous ont montré un calcaire noirâtre, compacte, assez fragile, à cassure largement conchoïde, en bancs minces, séparés par des lits de calschiste noir devenant gris de fumée par les influences météoriques. La faune de cette petite assise forme le passage à celle des couches à stringocéphales propre- ment dites. Malheureusement les fossiles perdent leur têt très- aisément, et plusieurs d'entre eux sont encore indéterminés. Nous y avons noté : Bronteus Phacops Gomphoceras Loxonema Bellerophon Smiguinolaria ? Lucina Atryjpa reticularis^ var. asp)e- ra^ Schl. Pentamerus Leptœna interstrialis , Phill. Chonetes minuta^ Goldf. Calceola sandalina^ Lam. Cyatlmphyllnm ceratites^ Gldf. Cystiphyllum vesiculosum , Goldf. sp. Favosites Goldf ussi, E. et H. Reliolites forosa^ Goldf. sp. Stromatopora polyimrplia , Goldf. et des fragments de colonnes de crinoïdes indéterminées. Deux cents mètres plus au nord, on est sur le véritable cal- 80 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Caire à stringocéphales, mais, faute d'exploitations, on n'a recueilli sur ce plateau que Cyathophjllum quaclrigeminum^ Goldf. et Hcliolites forosa^ Goldf. sp. Après avoir traversé ce plateau de calcaire de Givet, la Société a rencontré, sur les bords du ruisseau de l'Haine, une selle de schistes ù calcéoles qui pousse une pointe au N. E. dans le calcaire. On ne s'est guère arrêté à chercher en cet endroit ; et pourtant M. Houzeau a eu la chance de rencontrer le fossile le plus intéressant de l'excursion, un spongiaire que j'ai décrit récemment des environs de Prùm (Eifel). dans le même étage, et auquel j'ai donné le nom à' Astrœospongium meniscoïdes. Je lui renouvelle ici mes remerciements pour l'obligeance avec laquelle il a bien voulu enrichir ma collec- tion de ce spécimen qui m'intéresse tout particulièrement. De ce vallon on remonte sur la colline que forme le calcaire de Givet, on la traverse rapidement. Beaucoup de champs arides sont bordés de blocs de calcaire où il n'est pas rare de trouver des polypiers et surtout de nombreux individus de Stringoœphalus Burtini\ mais malheureusement, il est impos- sible de les dégager. Après avoir dépassé l'Hermitage, on trouve les schistes plus fins de l'étage de Frasne, partie inférieure du système famen- nien ou devonien supérieur. La Société y a recueilli surtout Spirifer Verneuili., Murch., *S'. euryglossus, Schn. {S\ pla- tyrhynchus^ M., de V., de K.), Receptamdites Neptuni, Defr. et plusieurs autres espèces. Avant d'arriver au village de Boussu-en-Fagne, on traverse la pointe d'un îlot calcaire appartenant à l'assise supérieure de cet étage. C'est là que M. Malaise a mis la main sur une pièce importante, un fragment d'une écaille osseuse d'un poisson, probablement Asterolepis oi^nata^ Eichw. La pluie, dont un ciel couvert nous menaçait depuis le matin, nous a obligés à rentrer au logis avant la nuit. Le lendemain, après une nuit orageuse, elle n'a pas cessé. Quelques-uns d'en- tre nous ont fini par se décider à se mettre en route vers dix MÉMOIRES. 81 heures, pour aller visiter les curieux gîtes de sable avec cail- loux roulés de quartz et de grès stratifié, ainsi que de limonite, qui sont exploités dans le calcaire à calcéoles à environ l 1/4 kilomètre à l'E. S. E. de Couvin. De là, revenant vers le S.O., on a traversé une bande assez étroite de schiste brun-grisâtre avec quelques psammites et accidentellement un peu de cal- caire. Vers le haut on y a trouvé Chonetcs dilatât a ^ F. Roem. et Ch. sarciniilata^ Schl. , avec Spirifer cultrijugatus^ F. Roem., qui a donné son nom à cet étage. Continuant vers le Sud, on a jeté un rapide coup-d'œil sur les schistes et les psam- mites rouges, avec grès vert sombre, qui constituent l'étage de Burnot, si bien caractérisé par sa couleur, à défaut de fossiles ; puis on est arrivé aux schistes noirs, avec grès noir verdâtre, à côté des anciennes forges de Pernelle. Dumont rappor- tait ces roches à son système ahrien : nous n'y avons trouvé aucun fossile. Enfin, les plus déterminés sont arrivés, à envi- ron 600 mètres au S. de Pernelle, aux schistes noirs hunds- ruckiens, dans lesquels on a fini par découvrir un ou deux bancs criblés d'empreintes de fossiles en mauvais état. J'y ai noté : Sfirijer carinatus^ Schn., Sp. micropterus^ GroXàL^Athy- ris concentrica^ deB., Rhynchonella Daleidensis^ F. Roem., Rh.Orhignyana^ d'A. et deV., CJionetes dïlatata^ F. Roem. et Ch. sarcinidata, Schl. Nous n'avons pas eu la chance de ren- contrer Lcptœna Murcliisoni, d*A. et de V. A une heure, les derniers d'entre nous rentraient à l'hôtel, maugréant contre la pluie et le vent. Le lendemain, l'incertitude de la journée qui commençait, jointe aux souvenirs de la veille , avait considérablement réduit le nombre des excursionnistes. On convint de se rendre à Bourbes, pour explorer, sous la direction de M. Purves, d'anciennes minières riches en stringocéphales et autres fos- siles du calcaire de Givet proprement dit. La route de Couvin à Petigny est établie sur les schistes à calcéoles. Aujourd'hui encore elle peut fournir de nombreux fossiles. On ne s'y est guère arrêté ; je puis citer seulement, 11 82 SOCIËTI': MALACOI.OGIQTIE DE BELGIQUE. comme espèces que la Société n'avait pas encore rencontrées : Merista])lcbc'lci, Sow. sp., Spirifcr siihcuspidatîis ^ Schn., et un individu incomplet que je crois pouvoir rapporter à Leptœna caudata, ^chn.j espèce qui n'avait pas encore été signalée dans le pays. Un peu plus loin, à la descente vers Petigny, on arrive à une bande étroite de calcaire argileux et de calschiste, qui paraît correspondre à celle qu'on avait rencontrée au second point exploré le dimanche. On y a trouvé, entre autres, Bron- teiis alîitaceiis^ Goldf. et de nombreux PA«co^5 lati/rons ,Bronï\ . Un peu plus loin on recueillit >Spiri/er elegans^^iem.^ dans des schistes remplis de Fencstrella et d'articles de colonnes de crinoïdes. A Nismes, la Société rencontra, au four à chaux situé un peu au S. du village, la base du calcaire de Givet, formée de calcaire noir compacte avec lits de calschiste de même couleur. C'est la même assise de transition que nous avions observée le premier jour au N. 0. de Couvin. Ici les bancs calcaires pré- sentent un clivage indépendant très-net. On y a trouvé, entre autres, un Pentamems à plis nombreux et bien marqués, qui me paraît constituer une espèce nouvelle, à laquelle je propose de donner le nom de P. costatus. De là, la Société se rendit à l'endroit où l'Eau Noire sort calme et tranquille sous des rochers à pic, formés par la partie supérieure du calcaire de Givet. A côté sont les schistes fins de l'étage de Frasne, où l'on n'a guère recueilli que Spirifer Ver- neuili, Murch., Orthis striatula^ SchL, et un petit Cyatho- phyllum turbiné ; puis après avoir déjeuné, on se dirigea sur Dourbes par le plateau calcaire. Les minières de Dourbes que nous avons visitées, paraissent abandonnées depuis longtemps. Elles sont situées un peu à l'est du tunnel. Ce sont dévastes poches en entonnoirs, ouvertes dans la dolomie du calcaire à stringocéphales. La friabilité de la roche permet quelquefois d'en extraire des fossiles en très- bon état ; ce qu'on ne peut guère obtenir dans le calcaire. Nous citerons particulièrement ici Mnrchisonia Mlineala^Golàf. sp., MÉMOIRES. 83 Megalodon cucullatum^ Sow. , Uncites gryplms^ Defr., abondant surtout en individus jeunes, StrmgocepJiahis Burtini^ Defr. et Atrypa retlailaris^vàv. aspera^ Schl. Dans le calcaire on a re- cueilli de nombreux polypiers, Cyatho'phyllum qmdrigeminum^ Goldf. et autres, Zaphrentis^ Fawsites polymorpha, Goldî.j Stroinaiopora polgmorp/ia^ Goldf. puis un bryozoaire, Aulopora repens, Goldf. L'heure avançait, et le départ du train nous obligea à reve- nir en toute hâte à Couvin. Le soir nous étions tous au logis, fort contrariés du mauvais temps qui avait abrégé l'excursion. x-iste: DES MOLLUSQiS TiRRiSTRES ET FLUVIATILES VIVANTS OBSERVÉS PENDANT l'eXCURSION DE LA SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE A COUVIN, LES 7, S ET 9 SEPTEMBRE 1875, par Jules GOLBEAU. — SÉANCE DU 7 DÉCEMBRE 1873. — Nous donnons simplement ci-après la liste des espèces ob- servées aux environs de Couvin pendant l'excursion de la So- ciété. Nous n'avons pas cru utile d'indiquer les divers systèmes géologiques sur lesquels ces espèces ont été rencontrées ; les diiférences de faune provenant de cette cause, si elles peu- vent exister pour les terrains en question, ne paraissent pas bien établies dans les localités que j'ai visitées qui sont toutes com- prises dans les terrains devoniens, schistes et calcaires, dont les diverses assises se trouvent assez bien enchevêtrées. Une seule exception aurait pu être faite à cet égard pour les Fonds de l'eau et Pernelles, situés sur la lisière du massif des terrains rhénans de Dumont ; mais nos recherches y ont été trop rapides et limitées presque au point de contact des deux terrains, là où la couche superficielle a dû évidemment subir un mélange. D'un autre côté la localité de Dourbes, située sur le calcaire de Givet, que je n'ai pas vue et sur laquelle les indications rap- portées ici sont de M. Vanden Broeck, paraît avoir une faune MÉMOIRES. 85 malacologique plus riche que les autres environs de Couvin, ce qu'il attribue à la nature minéralogique de la roche dont l'état de décomposition est plus favorable au développement des mollusques. Nos recherches ont donc été bornées au terrain devonien et, dans les localités explorées, je ne crois pas que l'on puisse, au point de vue de la faune malacologique contemporaine, faire de distinction entre ses différents étages. Les stations des di- verses espèces de mollusques y sont plutôt déterminées par des causes ou situations topographiques et autres conditions résidant dans la surface du sol. Ainsi le caractère général de la contrée est une suite de côtes et de plateaux secs, rocailleux et découverts, qui ne peu- vent naturellement otfrir les espèces vivant dans les endroits humides et ombragés ; ces derniers n'ont pour ainsi dire été rencontrés qu'aux Fonds de l'eau et à Pernelles. N'ayant pas non plus péché les quelques étangs qui se trouvent enclavés dans des propriétés particulières, nous ne pouvons avoir qu'une idée très-incomplète de la faune lluviatile. En résumé, le temps réellement trop mauvais, même pour des Malacologistes, nous a fort contrariés dans nos recherches et les résultats obtenus ne sont pas tout à fait ceux que nous pouvions espérer; cependant l'ensemble des découvertes peut laisser conjecturer celles qui restent à faire et donner à con- naître à laquelle de nos régions malacologiques Couvin peut être rapporté. Ârmi rufns L. — Couvin, carrières près de la Sablonnière, campagnes près de la route de Chimay. Frasnes, commun dans les prairies sous les haies. ;, ?) var. ater L. — Frasnes. 5) fuscus MùU. — Jardins à Couvin, carrières près de la Sablonnière, campagnes le long des routes de Chimay et de Rocroy. 86 SOCIËTË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Limax marginatus Mùll. — Dourbes. « agrestis L. — Couvin, dans les jardins, campagnes près de la route de Chimay, carrières près de la Sablonnière, plateaux des collines vers Frasnes. Pernelles. » maximus L. — Couvin, carrières prés de la Sablon- nière. '1 « var. cellarms Moq. — Fonds de l'eau. Dour- bes. Vitrina pelhùcida MiiW. — Couvin, anciennes carrières près de la Sablonnière. Fonds de l'eau. Succinea elegans Risso. — Couvin, bords des fossés le long de la rouie de Rocroy vers la Foulerie et . carrières abandonnées près de la Sablon- nière. Zonites cellarius Mùll. — Jardins à Couvin, carrières près de la Sablonnière, campagnes vers la Foulerie. Dourbes. 5) nitidîdns Drap. — Fonds de l'eau. Hélix rotundata Mùll. — Couvin, le long de la route de Ro- croy, très-peu d'exemplaires. Pernelles. Dourbes. V V var. alba Moq. — Carrières abandonnées près de la Sablonnière ; rare. « obvoluta Mùll. — Couvin, carrières abandonnées près de la Sablonnière. Plateau entre Couvin et l'Hermitage. Frasnes. Assez commune dans les carrières du plateau de Dourbes. » costata Mùll. var. imlcliella Mùll. — Pernelles, dans les mousses à la lisière des bois. » nemoralis L. — Couvin, jardins, carrières, haies. Pla- teaux entre Couvin et Frasnes. Frasnes, dans les carrières et les haies. Pernelles. Dourbes. Partout commune et variée dans les cou- leurs et les bandes comme dans la taille. MÉMOIRES. 87 hortcnsis Miill. — Pernelles, quelques individus. Un exemplaire remarquable a été recueilli par M. Vanden Broeck; il appartient par ses bandes à la variété n'' 10, la couleur du fond est d'un jaune orangé et les bandes sont rouges transparentes. fomatia L. — Frasnes, dans une carrière. Bourbes. rwpestfis Drap. — Couvin, carrières près de la Sa- blonnière et excavation pour l'extraction du minerai de fer vers le même endroit où elle est très-commune sur les rochers. Frasnes, dans une carrière. incarnata Miill. — Dourbes. hispida L. — Couvin, sous diverses plantes basses dans les jardins et le long des routes de Rocroy et de Chimay. Pernelles. Dourbes. Coquille d'un brun ou d'un corné plus ou moins pâle. costulataZ^\. — Couvin, carrières et plateaux près de la Sablonniére. Plateaux des collines vers Frasnes, aux endroits incultes, couverts de broussailles et de pierres, aussi dans les champs en friche. Commune. Cette espèce, que Moquin-Tandon regarde comme une variété de V Hélix cmxsimrcata Drap, doit, me semble-t-il, en être séparée. On peut la regarder comme nouvelle pour notre pays, bien que Kickx l'ait mentionnée comme rencontrée aux environs de Bru- xelles ; mais il y a lieu de croire que les exemplaires de cet auteur appartenaient à V Hélix fasciolata Poir. unifasciata Poir. — Couvin, carrières et plateaux près de la Sablonniére, talus près de la route de Chimay. Coteaux vers Frasnes dans les ga- 88 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. zons secs, etc. Vit généralement avec l'es- pèce précédente mais est plus abondante. » » var. intf.TTwpta Moq. — Mêmes localités que le type. » » var, «/i^^Moq. — Idem. » ericetorum Mûll. — Commune aux mêmes endroits que les deux espèces précédentes. On peut citer les variétés suivantes : :? » var. leucozona Moq. — Avec le type, mais plus rare. 5) w var. Intescens Moq. — Avec le type, 5) » var. mmor Moq. — Idem. » j! var. albinos Vanden Broeok. — M. Vanden Broeck donne ce nom à quelques exem- plaires qu'il a recueillis à Frasnes, lesquels sont d'une couleur blanc -jaunâtre, sans bandes, et ont la coquille très-mince et un peu translucide. Bîdimns ohsmrv.s Mûll. — Cou vin, le long de la route de Chi- may et carrières abandonnées près de la Sablonnière, commun. Pernelles. Dourbes. Certains individus de Pernelles ont la coloration très-pâle. « suhcylindricvsh. — Couvin, anciennes carrières près de la Sablonnière et côtes vers Frasnes. Les exemplaires recueillis sont de petite taille. Clansilm laminata Turt. - — Couvin, assez commune dans les carrières abandonnées près de la Sablon- nière; route de Chimay. Dourbes. 5, » var. albinos Moq. — Couvin, carrière vers la Sablonnière ; un exemplaire recueilli par M. F. Plateau. » farmila Stud. — Couvin, carrières près de la Sablon- MÉMOIRES. 89 nière, Fonds de l'eau. Collines vers Frasnes, assez commune. Dourbes. ,: î, var. minima Hartm. — Couvin, sur les pierres près de la route de Chimay et dans les carrières près de la Sablonnière. Col- lines vers Frasnes. » nigricans Jeffr. — Commune à Couvin dans les car- rières abandonnées et à Pernelles. Espèce variable quant à la taille, aux stries, aux plis de l'ouverture. Pwpa avenacea Brug. — Frasnes, abondante dans une car- rière. Collines entre Couvin et Frasnes. Dourbes. 55 .çec«/ — Ern. Vanden Broeck. 35 Je me rallie aux conclusions de mon honorable co-rap- porteur. » — Jules Colbeau. Ces conclusions sont adoptées par l'Assemblée. Présentatioïi de trataiix ])oiit les Annales. . M. Vincent lit un travail intitulé : Matériaux four servir à la faune Laekenienne des environs de Bruxelles. L'impression dans les Mémoires de la Société en est décidée. M. Mourlon aurait voté plutôt pour l'impression dans le procès-verbal, craignant le retard résultant de la publication dans les Annales. M. Lefèvre dépose deux coupes géologiques de terrains pour être jointes au travail qu'il a présenté avec M. Vincent, inti- tulé : Note sîf.r la faune Laekenienne sn/périeure des environs de Bruxelles. Il donne lecture d'une note sur le parallélisme des Couches Laekeniennes, comparées à celles de Cassel, à joindre au même travail. — Adopté. M. Mourlon ne peut pas prendre la responsabilité du travail de MM. Vincent et Lefèvre, parce qu'il ne se trouvait pas pré- sent aux séances où ce travail a été lu, et dans lesquelles il pu, aurait à ce sujet, présenter quelques observations. h X SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. MM. De Koninck et Nyst font remarquer que, dans tous les cas, chaque auteur est toujours responsable de ses opinions. Plusieurs membres ajoutent que les Annales de la Société restent ouvertes à la discussion et qu'il serait désirable, dans l'intérêt de la Science, que les opinions contraires, lorsqu'elles existeni, s'y fissent connaître. Lectîires. M. Vincent communique la note ci-après : « Deux Gastéropodes nouijeaux pour la faune hruxellienne. » » Par suite de grands travaux qui s'exécutent en ce moment à Uccle, le banc coquillier à Rostellaria ampla et à Venus suherycinoïdes , rencontré déjà en différents endroits S. E. de Bruxelles, y a été mis à découvert. Ce banc, très-puissant en cette commune, vient de nous fournir deux Gastéropodes restés inconnus pour notre faune. » Le Pleurotoma claticularis^ variété B, décrit et figuré dans l'ouvrage de M. Deshayes sur les fossiles des environs de Paris, planche 69, fig. 15 et 16 et la Voluta athleta^ pi. 93, fig. 12 et 13 du même ouvrage, w M. Vanden Broeck donne lecture de la note suivante : " Observations au sujet d'un Entozoaire des Limaces, » » En parcourant dernièrement une revue scientifique d'An- gleterre « The Annals and Magazine of N attirai History » mon attention a été attirée par un article de quelques lignes résumant un travail présenté par M. A. Barthélémy sur un ver nématoïde vivant en parasite dans l'oeuf du Limax griseus Mùll. {Limax maximus L.) jj Cet article est publié dans le volume III de la 3*" série de la publication que je viens de citer, il se trouve à la page 515 du n'^ 18, c'est-à-dire du numéro de juin 1859. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. XI J5 Les observations de M. Barthélémy consistent en ce qu'il a trouvé de nombreux spécimens d'un petit ver nématoïde dans les œufs du Limax grisous, quelquefois un, quelquefois trois ou quatre dans un œuf. Leur développement dans l'œuf paraît correspondre avec celui de l'embryon de la limace. Ces ento- zoaires se tiennent à une certaine distance de l'embrj^on et paraissent très-animés dans leurs divers mouvements. Un exemplaire a été observé attaché à la vésicule vitellaire dont la tête du futur mollusque est surmontée dans l'œuf. D'après l'auteur, le ver arrivé à son maximum de développement détruit l'embrj^on du mollusque. » Quant à ce qui est de la détermination de ce curieux para- site, celui-ci diffère tellement des types connus que l'auteur le regarde comme pouvant servir de type à un nouveau genre Ascaroïdes ei il en ï-à\iVAscaro'ides limacis. n Le ver est présent dans l'œuf au moment de la ponte et l'examen des limaces dont les œufs étaient infestés, montre les vers dans les intestins et l'ovaire, et constamment accompagnés d'un petit infusoire monadiforme. Les petits vers sont donc introduits dans les œufs pendant que ceux-ci sont en cours de formation. » Telle est à peu près la teneur de cet article, et pour de plus amples informations, les éditeurs du journal renvoient le lecteur à la page 230 des " Comptes- Rendus » du 24 jan- vier 1859. « Ayant publié dans le tome V de nos Annales (1) une ob- servation analogue à celle-ci, j'ai cru utile de citer l'article que l'on vient de lire, comme confirmation du fait que j'avais annoncé et que je crois de certaine importance pour l'étude de l'embryogénie. » M. Barthélémy fait remarquer que le développement de l'entozoaire est en rapport direct avec celui de l'embryon du mollusque. Cette observation est fort importante, car on peut (1) Ann. de la Société Malacologique de Belgique, tome V, 1870, p. 15 et pi. IL fig. 8. Xll SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE en déduire avec une grande certitude que la cohabitation de l'embryon et de son parasite dans l'œuf n'est pas due à une simple perforation des parois de l'œuf à l'intérieur du corps de la limace mère par un des parasites développés de celle-ci, mais provient bien de l'évolution simultanée dans un même œuf d'un embryon de mollusque et d'un ver nématoïde. n L'observation que j'ai faite est encore plus concluante à ce point de vue, puisque j'ai observé l'entozoaire non-seulement à l'intérieur de l'œuf, mais encore à l'intérieur de l'embryon lui- même, et l'un comme l'autre paraissant en parfait état et bien portant. 3) M. Barthélémy a-t-il observé que toujours la présence du ver détermine au bout d'un certain temps la mort de l'embrj^on? Je l'ignore, mais mes observations me portent plutôt à croire que les entozoaires peuvent, dans certains cas, rester dans les intestins de l'embryon arrivé au maximum de développement et continuer à y résider après la naissance de celui-ci, c'est-à- dire après sa sortie de l'œuf. Il est du reste à remarquer que la vésicule vitellaire, qui est l'organe oii j'ai observé l'entozoaire, est absorbée peu à peu dans l'intérieur du corps de l'embryon et finit par former le foie ainsi que l'estomac et les intestins, c'est-à-dire précisément les organes oii l'on rencontre les ento- zoaires des mollusques adultes. « L'entozoaire qui se trouve primitivement dans la vésicule vitellaire extérieure peut donc se trouver insensiblement ramené à l'intérieur du corps et cela précisément dans les organes qui constituent son habitat ordinaire. Se sentant alors dans les conditions les plus favorables à son existence, l'ento- zoaire ne trouverait aucun avantage à détruire l'embryon ou le jeune mollusque qui, de son côté, ne peut guère être incom- modé par la présence d'un entozoaire dans ses viscères, témoin le grand nombre de ces parasites qui ont été observés si fré- quemment dans l'intestin des limaces. ?3 D'un autre côté j'admets parfaitement la justesse des ob- servations de M. Barthélémy pour ce qui concerne la mort des BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. XIII embrj^ons infestés, mais je pense que cette question dépend entièrement de la position respective de l'embryon et du ver nématoïde. S'ils sont simplement voisins dans l'œuf comme M. Barthélémy l'a observé, au lieu d'être intérieurs l'un à l'autre comme dans le cas que j'ai signalé, il me semble fort possible que l'entozoaire puisse chercher à percer l'embryon pour se procurer la nourriture qui lui est nécessaire (et qu'il ne trouve plus dans l'œuf lorsque l'embryon est entièrement formé), et il est fort probable que de cet acte puisse aussi dépendre la mort de l'embryon. n Quoiqu'il en soit, de nouvelles observations doivent être faites à ce sujet et je compte bien ne pas perdre de vue l'étude de ce problème si intéressant. n J'y reviendrai plus tard lorsque les circonstances me favo- riseront et surtout lorsque je me serai procuré le travail origi- nal de M. A. Barthélémy, ce qui me permettra peut-être aussi d'affirmer en même temps la détermination di AscaroïdesUmacis à laquelle je crois pouvoir rapporter l'entozoaire que j'ai observé et figuré il y a trois ans, sans pouvoir le désigner sous aucun nom. » M. Collin lit la notice suivante : «' Notice sur les coquilles recueillies dans les alluvions de la Senne. » » Le 25 décembre dernier, nous sommes allés, mon collègue M. Vanden Broeck et moi, à Saint-Gilles, pour ramasser les coquilles dans les alluvions que les derniers débordements de la Senne y ont rejetées. Nous avions espéré recueiller quelques bons exemplaires et notre espoir n'a pas été trompé, c'est pour- quoi nous croyons bien faire de donner la liste de ces coquilles. » La variation de plusieurs d'entre elles nous a particulière- ment frappés, entre autres la Lymnea truncatula et la Valvata piscinalis. XIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Liste des coquilles trouvées dans les alluvmis de la Senne. Limax parvulus Norm. Succinea putris L. " elegans Risso. Il oblonga Drap. '/ arenaria Bouch. Zonites nitidus Mùll. « cellarius Mûll. Il nitidulus Drap. n crystallinus Mûll. Hélix rotundata Miill. // pygmaea Drap. // costata Mùll . ,1 id. var. pulchella Mûll. " nemoralis L. " hortensis Mûll. // hispida L. Bulimus obscurus Mûll. n subcylindricus L. // id. var. grandis Mke. acicula Mûll. Clausilia nigricans JefFr. // biplicata Leach. // Rolphii Gray. Pupa muscorum L. Vertigo edentula Drap. „ pygmaea Drap. Il antivertigo Drap. Carychium minimum Mûll. Planorbis fontanus Lichtf. Planorbis nitidus Mûll. Il complanatus L. Il oarinatus Mûll. // vortexL. H rotundatus Poiret. « albus Mûll. Il contortus L. Il corneus L. Physa fontinalis L. Lymnea limosa L. Il palustris Mûll. /./ truncatula Mûll. /, id. var. Bythinia tentaculata. L. Paludina contecta Millet. // vivipara Linné. Valvata piscinalis Mûll. I, id. var. fluviatilis Colb. // id. var. bouche plus grande. Il cristata Mûll. Neritina fluviatilis L. Unio tumidus Philipps. PisidiumHenslowanum Shepp. // id. var. inappendicula- tum Moq. Il amnicum Mûll. Cyclas rivicola Leach. // cornea L. // caliculata Drap. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. XV Communications et propositions diverses des Membres. M. Colbeau fait part d'une lettre de M. Thielens citant dix espèces à ajouter à la faune connue de Folx-les-Caves et pro- venant de la couche tout à fait supérieure du dépôt Maes- trichtien, ce sont : Heteropora crassa Hag., //. dichotoma Goldf., Manon peziza Goldf. , M. capitatum Goldf. , Idmonea clathrata Goldf. , Inver- saria tuhiporaœa Hag., SipJionia tuhUifera Goldf., Ceriopora theloidea Hag., Trochosmïlia Faujasi Edw. et Haim., Theci- diîim vermicularc Davids. Dans cette même lettre, M. Thielens annonce que M. Mat- thew lui donne avis de l'envoi d'une caisse de fossiles post- pliocènes du Canada, pour la Société. M. Purves communique un revue anglaise « Nature » don- nant des résumés des travaux des sociétés savantes. Il se char- gera volontiers, si la Société le désire, d'adresser à ce journal un compte-rendu en anglais de nos séances, etc. — L'Assem- blée remercie M. Purves et accepte son offre avec empresse- ment. M. Weyers croit que l'on pourrait aussi envoyer nos procès- verbaux à ce journal. — Adhésion. M. De Koninck espère pouvoir donner un travail pour les Annales à une prochaine séance. La séance est levée à 4 1/2 heures. Séance du "i février 1S73. Présidence de M. Nyst. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Sont présents : MM. Nyst, président; Purves; Froment; Collin; Vanden Broeck; Hallez; Weyers; Lefèvre; Roffiaen ; XVI SOCIÉTÉ MÂLÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. Bri court; Miller; Desguin ; Preudhomme de Borre; Colbeau, secrétaire. M. E. Colbeau assiste à la séance. MM. Thielens et DeKoninck, font excuser leur absence. Le procès-verbal de l'Assemblée du 5 janvier 1873, est adopté. Correspondance. MM. Froment, Bricourt, Dollfus remercient pour leur récep- tion en qualité de membres effectifs de la Société. M. Westerlund remercie pour sa réception comme membre correspondant et annonce son intention d'adresser à la Société la suite de ses ouvrages sur les mollusques de la Suède, de la Norwége et du Danemark, ainsi que les espèces nouvelles qu'il y décrit, appartenant aux genres Spliserium, Pisidium, Clau- silia, Pupa, Planorbis, etc. M. le Ministre de l'Intérieur informe la Société qu'un arrêté royal récent vient d'accorder à la Société le subside de 1 ,000 francs qu'elle avait sollicité pour l'entretien de sa biblio- thèque et de ses collections malacologiques. Dons et envois reçus. MM. Froment et Westerlund font don de leur portrait pho- tographié. Coquilles vivantes et fossiles de la Volhynie, avec carte de la localité où elles ont été recueillies, offertes par M. Des- guin. Publications reçues en échange des Annales, de la part de l'Académie royale des Sciences de Belgique et des Sociétés des Sciences naturelles de Brème, Médico-chirurgicale de Liège, Isis de Dresde, Impériale des Naturalistes de Moscou, Ento- mologique de Belgique, Royale Linnéenne de Bruxelles, des Amis des Sciences naturelles de Rouen, Royale des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles. Des remerciements sont votés aux donateurs. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1873. XVII Le secrétaire dépose pour la Bibliothèque trois exemplaires du procès-verbal de la séance de la Société du 5 janvier 1873. Communication du Conseil. M. le Président annonce que, dans sa séance de ce jour, le Conseil a reçu membres effectifs de la Société M. J. V. Que- zada, étudiant en médecine, à Bruxelles, présenté par MM. Franco et Collin, et M. le D'' A. M. Ross, à Toronto (Canada), présenté par MM. Preudhomme de Borre et Col- beau. Lecture. M. Nyst fait la communication suivante au sujet des coquilles fossiles et vivantes de Volliynie, offertes par M. Desguin : " Les coquilles fossiles ont été recueillies par M. Desguin dans le terrain Miocène, près de Antopol (Volhjnie) sur la route de Brest à Jitomir, avant d'arriver au fleuve Gorinn : elles y paraissaient abondantes mais le temps lui a manqué pour pouvoir en recueillir un grand nombre ; il se propose du reste de retourner en cet endroit et d'y faire des recherches plus suivies. Une partie de ses récoltes a été donnée au Musée royal d'histoire naturelle de Bruxelles, une autre à la Société malacologique de Belgique. Voici la liste des espèces que ces dons comprennent : Espèces fossiles recueillies près de Antopol {Volhynié) par M. Desguin. 1. Nassa {Buccinum) haccata. Bast. Hôrnes die foss. Moll. des tert. Beck. von Wien, pi. 13, f. 6 a b. C'est aussi le Nassa {Buccinum) duplicata Sow. Tabl. of foss. of Lower Styria (Trans. géol. SocofLondon. Vol. III, p. 420, t. 39, f. 14) et le Buccinum dissitum Eichw., qui ne me paraissent être que des variétés du premier. 2. Bithinia acuta? Hôrnes (non Paludina acuta Drap). 3. Trochus (Turbo) pictus 1830. Eichw. naturh Skizze von c XVin SOCIÉTË MÂLACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Lithuen. Volhynien, p. 220. C'est aussi le Trochus Boiiei Partsch. En 1853, M. Eichwakl, Lethaea Rossica, a décrit cette espèce sous le nom de Trochus pictus, p. 237, pi. IX, f. 2Q^ et M. Hôrnes, dans son bel ouvrage sur les fossiles ter- tiaires du bassin de Vienne, 1. 1, p. 456, n" 10, pi. 45, f. 10-12, où elle se trouve en abondance dans la couche à Cérithes. 4. 2''rocIms quadristriatus? Dubois de Montpéreux. 5. 7'roclms.... Le Musée possède encore une espèce du genre Trochus qui n'a encore pu être déterminée, n'ayant pas sous la main l'ou- vrage de Dubois de Montpéreux. 6. Patclla? 7. Ancylus compressns? Nyst. Semble être notre espèce des sables Diestiens d'Anvers. 8. Bulla Lajonkaireama. Bast. , Hôrnes Loc. cit. pi. 50, f. 9 a. b. 9. MactraPodolica. Eichw. Hôrnes Loc. cit. Vol. IL pi. 7, f. 1-8. 10. 2\qjes {Venus) tricus])is. 1829. Eichw. Zool. spec. polis- simum Rossise et Podolise, pars, 1, t. 4, f. 15. Ta/pcs gregaria. 1870. Hôrnes. Loc. cit. t. II, p. 115, pi. 2f. 2a-m. Nous pensons qu'il conviendra de rendre à cette espèce sa première dénomination donnée dès 1829 par Eichwald, et d'y joindre, comme l'a fait Hôrnes, à titre de variétés, les Vernis incrassata et Vernis dissita du même auteur ; car ce n'est qu'en 1834, que Partsch fit connaître dans l'ouvrage de Goldfuss (Petref. germ. t. II, p. 247, tab. 151, f. 7), sous le nom de Vernis gregaria., la même espèce à laquelle, en 1831, Sowerby ixyddi àéi'k àojiiié Q,e\ni àe Pnllastra nana et de Venus ohtiisa. A la même date. M, Dubois de Montpéreux avait aussi donné le nom de Venus modesta à cette coquille que l'on trouve très- abondamment en Volhynie et en Podolie ainsi qu'en Autriche. Cette espèce étant excessivement variable, a encore reçu de d'Orbigny les noms de Vernis '])onderosa^ Venus Menestrieri, BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. XIX Vernis Jacquemarti, Vernis rltalina^ Vernis Fadiesei et Venus suhimnderosa et plus tard de M. Baily, ceux de Cyprina tri- angidata, Astarte imlchella^ Asiarte quadrata^ Venus semi- plana^ et enfin celui de Venus minima. Nous avons donc cru bien faire en restituant à cette es- pèce sa première dénomination de Tapes {Venus) tricîis'pis, sous lequel elle est inscrite dans le catalogue du Musée royal de Bruxelles qui la possède aussi de l'Autriche, ainsi que dans la collection de la Société malacologique de Belgique. 11. Modlola ? 12. CreneUa ? 13. Bryozoaire ? Je n'ai pu déterminer ces trois dernières espèces. Quant aux espèces vivantes, M. Desguin les a recueillies dans la propriété de M. Wenceslas Roulikowski, à Gorodnitza (Volhynie) aux bords du Sloutscli, affluent du Gorinn, ou sur ses berges, ce sont : 1. Hélix austriaca. Mûhlf. 2. ^lelanopsis aclcularis. Fer. Les exemplaires adultes de cette espèce relient le genre Melanopsis au genve Melania ^ l'ouverture étant entièrement dépourvue d'échancrure à la base. 3. Paludina fascicUa. Millier. Assez abondante. 4. Bithynia tentaculata. L. 5. LithoglfpMis naticoïdes. Férus. 6. Neritinaflîiviatilis. L. 7. Anodontacom2olanata.Zieg\.Vii\e^em'^\-à\ve difforme de cette espèce offre de singulières anomalies. Il est renflé et un peu cylindrique et le côté antérieur (c'est-à-dire celui vers le- quel penchent les sommets) est presqu'aussi allongé que le pos- térieur. Elle est baillante en divers endroits du bord inférieur et surtout du postérieur. A l'intérieur les valves sont irréguliè- rement plissées aux approches du bord inférieur qui est déchi- queté par les extrémités des plis; l'impression musculaire pos. XX SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. térieure est de beaucoup plus profonde que l'antérieure, à l'inverse de ce qui existe normalement. C'est une espèce de sinistrorsitë chez les bivalves ; la position des impressions musculaires est intervertie ou bien, si l'on préfère, les sommets sont penchés en arrière au lieu de l'être en avant. (Note de M. J. Colbeau.) 8. Unio lïktoriim. L. 9. Unio tumidus. Philps. 10. Cyclas rivicola. Leach. Toutes ces espèces font partie des collections de la Société malacologique et du Musée royal d'histoire naturelle, qui les tient de la munificence de M. P. Desguin, membre de notre Société. Cormnnnications des Mcmlres. M. Miller présente les observations suivantes sur la Niim- mnlites plamdata var. A . minor d'Archiac et Haime (Nummu- lites de l'Inde. Planche IX, fig. 10, a. b.) « Récemment j ai étudié la structure intérieure des Num- mulites de Laeken, provenant des bancs connus jusqu'ici sous le nom de couches à Nnmmulitcs Heherti, et j'ai été surpris de n'y rencontrer aucun des caractèresde la N.Heberti. Celle-ci n'a pas de loge centrale visible, la croissance de la spire est assez régulière, la lame spirale très-épaisse, égalant, vers le milieu du rayon, la hauteur des loges contigues. Les Nummulites de Laeken, au contraire, ont la loge centrale assez grande, une croissance rapide et la lame spirale très-délicate, tous carac- tères de laN. planulata. Cette Numraulite n'est cependant pas la flanulata type, c'est la variété A. minor. Elle diffère du type, non seulement par sa taille moins variable et de moitié plus petite, mais aussi par la forme et par la disposition de ses filets cloison naires, La variété minor ^ assez semblable aux jeunes individus du type, conserve à tout âge sa forme lenti- culaire symétrique, ses filets cloisonnaires rayonnent réguliè- rement; tandis que le type, en grandissant, élargit considéra- BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. XXI blement ses derniers tours qui s'aplatissent proportionnellement, les bords deviennent tranchants, papyracés et souvent ondu- leux, les filets cloisonnaires deviennent plus irréguliers et plus compliqués. Ces considérations, jointes à d'autres tirées du gisement de la mmor, que mon ami et collègue, M. Vanden Broeck, m'a fait remarquer, me porte à croire, ainsi que lui, que la mmor est séparée du type par une distance plus grande que celle de simple variété. Il serait cependant prudent avant de se prononcer sur ce point, de foire de plus amples recher- ches. J5 Quant au banc de Nummulites bien caractérisé à Die- ghem, M. Vanden Broeck a reconnu qu'au lieu d'être composé de N. tariolaria, comme on l'avait toujours cru jusqu'ici, c'est principalement la N. Heberti qui s'y trouve. Les échantillons de cette localité que j'ai examinés confirment cette manière de voir, n M. Nyst explique que l'erreur qui a régné jusqu'ici au sujet de la détermination de nos Nummulites provient de ce qu'il a reçu, en 1852, de M. d'Archiac, sous le nom de N. Hehertl^ des exemplaires de la Nummulite des couches supérieures du Laekenien de Laeken et de Jette, qu'il lui avait lui-même com- muniqués sur sa demande. C'est cet envoi qui a servi de base pour la détermination de l'espèce et qui a été la cause de la confusion. — M. Nyst ajoute qu'il a été fort étonné, lors d'une visite faite il y a quelque temps aux collections de M. Hébert, à Paris, de voir cette même Nummulite, regardée par lui comme VEehcrti d'après la détermination de M. d'Archiac, étiquetée dans cette collection sous le nom de N. ylanulata minor. M. Vanden Broeck prend ensuite la parole : Messieurs, il me semble résulter des renseignements que vient de nous donner notre honorable président, M. Nyst, que XXII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. l'explication de la confusion qui a régné jusqu'ici au sujet de la détermination des Nummulites de nos couches tertiaires est aussi simple à donner que facile à comprendre. D'après ce que vient de nous dire M. Nyst, voici évidemment comment il faut interprêter ce qui a du se passer. M. Nyst avait envoyé à M. d'Archiac des exemplaires de la Nummulite par- ticulière aux couches supérieures du terrain laekenien de Lae- ken et de Jette. Le but de cet envoi était d'avoir une détermination exacte de cette curieuse Nummulite, aussi remarquable par son abon- dance que caractéristique par sa constance dans nos couches laekenien nés supérieures, détermination qui, faite par un spé- cialiste tel que M. d'Archiac, devait sensément donner toute garantie à M. Nyst et lui servir de base pour ses détermina- tions futures de même qu'aux autres explorateurs de nos ter- rains tertiaires. Les échantillons de cette Nummulite qui ont été retournés à M. Nyst pour ses déterminations, étaient accompagnés d'une étiquette portant le nom de Niimmulites Heherti^ détermina- tion que M. Nyst ne pouvait naturellement avoir aucune raison de croire inexacte et qui, par conséquent, a été adoptée et a servi de base pour toutes les déterminations ultérieures. Comme on peut s'en convaincre en examinant toutes les listes traitant de la Faune tertiaire des environs de Bruxelles, le nom de Niimmulites Heherti est resté en usage parmi nous pour dési- gner la Nummulite des couches supérieures du Laekenien. Or, cette détermination est complètement erronée, puisque l'espèce en question est, comme vient de nous l'annoncer mon collègue et ami M. Miller, la Nummulites plamdata var. A. minor. Ayant donné à la Nummulite de Laeken le nom de N. He- herti^ on a cru pouvoir désigner la Nummulite des couches plus inférieures, représentées dans les carrières de Dieghem, par exemple, sous le nom de Nummulites Tariolaria^ tandis que c'est celle-ci qui est la vraie Heherti^ ainsi que je viens de m'en assurer d'une façon évidente et comme vous pouvez vous en BULLETIN DES Sl'ANCES - ANNÉE 1878. XXIIl convaincre par les échantillons que M. Miller et moi nous allons vous faire passer sous les yeux. Quant à la Nummulites tariolaria^ qui est de beaucoup infé- rieure comme taille aux deux précédentes, elle existe proba- blement aussi dniis nos couches tertiaires. C'est du moins ce que dit M. d'Archiac, qui cite la var. minor de cette espèce pour les environs de Bruxelles. Je n'ai pas encore eu l'occasion de vérifier cette détermination. Ce que je tiens à bien établir maintenant est qu'il ne faut pas attribuer la cause première de cette confusion à une erreur de détermination de la part de M. d'Archiac ou à un examen trop superficiel, par exemple, des échantillons envoyés par M. Nyst, mais bien à une erreur d'étiquette. Les exemplaires de Nummulites flanulata var. minor renvoyés à M. Nyst, ont été, j'ose l'afîirmer, reconnus comme tels par M. d'Archiac, seulement ils ont été accompagnés accidentellement et par er- reur d'emballage, si l'on peut s'exprimer ainsi, d'une étiquette portant la détermination de N . Heberti et c'est là l'origine de toute la confusion ultérieure. La preuve de tout ceci ne s'appuie pas seulement sur le sim- ple raisonnement, mais aussi sur deux faits indéniables : c'est en premier lieu que si M. d'Archiac s'était trompé et avait employé sciemment le nom d'Heberti pour les 2)lam(Iata 77imor de M. Nyst, il n'aurait pas dans son grand travail monogra- phique (1) cité pour la N. plamdata minor les localités de Laeken et de Jette, et ce qui est mieux encore, c'est que ces deux localités sont, avec l'ile deWight,les seuls endroits d'où l'auteur cite cette espèce. Nous avons donc ici une preuve pal- pable que M. d'Archiac reconnaissait bien avoir reçu la Num- mulites flanulata var. A. minor de Laeken et de Jette ! L'autre fait, qui montre que M. d'Archiac savait parfaite- (1) Description des animaux fossiles du groupe Nummulitique de l'Inde, précédé (l'une Monogrnpliie des Nummulites, p;ir le vicomte d'Archiac et Jules Huime. Paris, 1859. XXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE ment à quoi s'en tenir sur les Nummulites à lui envoyées par M. Nyst, nous venons de l'entendre énoncer par M. Nyst lui- môme, puisqu'il vient de nous exprimer sa surprise d'avoir rencontré à Paris dans la collection Hébert, et sous le nom de flmmlata mino)\ identiquement la même Nummulite de Lae- ken que M. d'Archiac lai avait renvoyée sous le nom ^He- berti. M. Nyst ne savait s'expliquer comment il se fait que dans la propre collection Hébert le nom de lilanulata minor soit donné à ce que M. Nyst considérait comme Heherti^ toujours sur la foi de l'étiquette de M. d'Archiac. Mais tout s'éclaircit aujourd'hui, et il est maintenant bien établi que l'éti- quette de la collection Hébert est exacte, tandis que celle qui a été renvoyée à M. Nyst avec les Nummulites de Laeken était complètement erronée et que, par conséquent, ces dernières au lieu de s'appeler Nummulites Hchcrti., devront désormais être rapportées à la forme que M. d'Archiac nomme Nummulites planulata var. minor. Il est donc un fait bien constaté, c'est la présence de la Nummulites 'planulata var. minor dans les couches supérieures du Laekenien. Cette observation semble d'autant plus remarquable que la NumTiiulites planulata type, forme, comme on le sait, l'im- mense banc nummulitique de la partie supérieure de l'Ypre- sien, et que, entre l'Ypresien supérieur et le Laekenien, il y a une épaisseur énorme de roches Bruxelliennes et de sables divers où l'on n'a jamais jusqu'ici rencontré un seul échantillon à^ Nummulites ])lanulata. Nous aurions donc ici une espèce, et l'une de ses variations, séparées l'une de l'autre par une épaisseur de terrain qui représente un laps de temps immen- sément grand (la hauteur des couches appartenant au système Bruxellien, peut à elle seule atteindre 25 mètres), et dans toute la série intermédiaire entre ces deux extrêmes on ne pourrait trouver la moindre apparence de parenté, de filiation ou d'origine commune ! BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. XXV D'un autre côté nous voyons dans la Monographie de MM. d'Archiac et Haime que la Tar. minor de la JV. j^lcù^ulata est, sauf la taille, identiquement semblable à la forme type. Or, l'examen attentif de nombreux échantillons de la var minor me donne une tout autre manière de voir, et dès main- tenant j'avoue que je n'hésiterais pas à séparer spécifiquement de la N.'plamdata ce qui forme la variété minor de ces auteurs et à en faire une espèce distincte. Ce que je viens de faire re- marquer par rapport à l'éloignement des couches où l'on trouve les deux formes, et le peu de relations que celles-ci pa- raissent avoir entre elles par rapport à leur distribution dans le temps, vient aussi confirmer cette appréciation. Il y a évidemment une grande analogie d'apparence entre ce que MM. d'Archiac et Haime appellentjt?/«?m/«^^« var. A . minor et le type de lOi 2)lanulata; et il est possible que cette circonstance jointe à la rareté probable des matériaux que M. d'Archiac aura eus à sa disposition, ou bien encore le choix particulier des échantillons qu'il a examinés, aient pu lui donner une idée inexacte de notre Nummulite de Laeken et l'aient à tort conduit dans son travail Monographique à la rapprocher de la N. planulata? C'est du moins l'opinion que je crois être exacte, et ce que la distribution géologique d'un côté et les caractères de la structure de l'autre, semblent parfaitement justifier. En tous cas la question, loin d'être résolue, n'est que posée, et elle ne pourra recevoir de solution réelle qu'après une étude minutieuse des caractères propres aux deux formes et surtout de leurs caractères différentiels. M. J. C. Purves annonce l'arrivée de la collection des fos- siles qu'il a recueillis à Antigoa et en fait voir un certain nombre. Ces fossiles se trouvent dans des couches siliceuses dont il indiquera la position exacte sur la carte et la coupe géologique de cette île, qui accompagneront le travail qu'il pré- pare pour les Annales de la Société. Il se borne pour le moment à en donner une simple esquisse stratigraphique. d XXVI SOCIÉTË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Parlant généralement, elle peut être divisée en six forma- tions. 1 . De grands amas des différentes variétés du trapp, telles que diorite, porphyre, etc., formant la partie la plus élevée de l'ile et située à son extrémité S.-O. 2. Une longue série de roches stratifiées, consistant en con- glomérats, tuffs, argilites, etc., non fossilifères. 3. Couches siliceuses très-fossilifères; les fossiles consis- tant en coquilles terrestres, fluviatiles et d'eau saumâtre, quel- quefois mêlées à des Foraminifères, à des semences de Chara, et en quelques endroits à d'énormes quantités de bois silicifié. 4. Une nouvelle série de couches d'une composition minéra- logique analogue à celle du n° 2. 5. Une formation de forte puissance, consistant en couches de roches calcaires, calcaro-argileuses ou calcaro-siliceuses. Elle constitue le tiers N.-E. de l'île. On y trouve des polypiers et des coquilles d'espèces marines, quelquefois silicifiées. Les formations n°*^ 2, 3, 4 et 5 se suivent en stratification concordante, leurs couches ayant une inclinaison de 10° à 15" vers le N.-E. 6. Une formation calcaire ayant à peu près la même com- position minéralogique que n° 5, mais sa puissance est moindre et ses couches sont presque horizontales ; ses fossiles aussi en diffèrent, car on y trouve des coquilles terrestres ou d'eau sau- mâtre mêlées aux espèces marines : ce sont, à une ou deux exceptions près, des espèces aujourd'hui vivantes sur l'île ou dans la mer environnante. M. Purves croit que l'histoire géologique d'Antigoa pourrait se résumer ainsi : Originellement un volcan sous-marin dont l'émersion a eu lieu probablement à trois époques distinctes. l'' Avant la formation des couches siliceuses. Il y eut alors une période de cessation d'activité volcanique ; la terre émergée s'est couverte de végétation, et des lacs d'eau douce, ou des marécages, se sont formés sur sa surface. Cette période BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. XXVII fut terminée par une nouvelle submersion et un renouvelle- ment d'éruptions ignées. Celles-ci aj^ant définitivement cessé, des récifs de polj^piers ont pu s'établir pendant une longue période de repos, et l'accumulation de leurs débris constituer la plus grande partie de la formation calcaire n° 5. 2° Un grand soulèvement a eu lieu alors, quand la plus grande partie de l'ile est sortie de la mer, et sa configuration actuelle a été déterminée par l'action des agents érosifs. S*" Un nouveau mouvement ascensionnel a commencé plus récemment, et semble continuer encore aujourd'hui. M. Purves n'a pas encore eu le temps de déterminer spécifi- quement les fossiles des couches siliceuses, mais il en donne une liste générique et montre à la Société des exemplaires re- présentant chaque genre. Voici cette liste : Zonites. Melania. Bulimus. Paludina. Planorbis. Amnicola. Melampus. Valvata? Truncatella. Neritina. Foraminifères (Polystomella et Miliola). Bois de Monocotylédonées et de Dicotylédonées. Semences de Chara. Quelques-unes des coquilles semblent montrer à travers leurs parois diaphanes les organes des animaux. Les genres Zonites, Melania, Paludina, Valvata et Neritina n'existent plus dans l'île. Toutes les espèces paraissent éteintes. L'état de conservation dans lequel ces fossiles, même les espèces les plus fragiles, se trouvent, démontre leur déposition dans une eau tranquille; la présence des Foraminifères sa proximité de la mer qui probablement y avait accès de temps en temps lors des orages ; la silicification des organes des ani- maux, qui se voient à travers la coquille de quelques exem- plaires, indique leur extinction subite et leur pétrification rapide : ceci a pu être occasionné par des irruptions d'eau XXVIII SOCIÉTÉ MÂLÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE. thermale siliceuse. (Il y a des sources de ce genre dans une île voisine.) M. Purves croit que la formation de ces couches pourrait se rapporter à la période Miocène et celle des deux dépôts cal- caires à la fin des époques Pliocène et Quaternaire respecti- vement. M. Lefèvre rappelant les réserves que M. Mourlon a cru de- voir émettre à la dernière séance au sujet de la Note sur la faune laekenienne supérieure des enviroyis de Bruxelles qu'il a déposée avec M. Vincent, regrette que notre honorable col- lègue n'ait pu présenter ses observations lors de sa lecture en séance. Depuis, ayant reçu la visite de notre savant collègue, M Ortlieb, il peut annoncer que celui-ci a aussi approuvé ce travail et a été d'accord avec lui quant au parallélisme de nos couches tertiaires comparées à celles de Cassel. — M. Lefèvre ajoute que l'on pourra peut-être différer d'opinion, et dans ce cas, se ralliant au désir exprimé par plusieurs membres de la Société, il espère, dans l'intérêt de la science, voir surgir la dis- cussion dans un avenir prochain. La séance est levée à 4 1/2 heures. Séance du 9 mars 1873. Présidence de M. Nyst. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Sont présents : MM. Nyst, président; Froment; De Bulle- mont; Van Volxem ; Vanden Broeck; Rosart; Collin ; Purves ; Vincent; Desguin; Lefèvre; Miller; Colbeau secrétaire. MM. E. Colbeau et E. Vincent assistent à la séance. MM. Roffiaen et Weyers font excuser leur absence. Le procès-verbal de la séance du 2 février 1873 est adopté. BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. XXIX Correspondance. L'Académie royale des Sciences à Amsterdam, les Sociétés d'Histoire naturelle de Colmar et Royale des Sciences et des Belles-Lettres à Gothembourg, remercient par la réception des Annales. La Rédaction de « Patria hclgica^ exposé méthodique de toutes les connaissances relatives à la Belgique » , adresse le prospectus de cette publication. M. D. F. Heynemann, membre correspondant, donne les quelques renseignements suivants sur un envoi de coquilles qu'il adresse à la Société : «.... Rossmâssler, dans ses écrits, cite avec éloge le natu- raliste Stentz, de Hongrie, et lui dédie même une espèce, la Clmisilia Stentzii. )) C'est qu'en effet, à l'époque où les communications avec le Sud-Est de l'Europe étaient des plus difficiles et où les coquilles de ces contrées étaient conséquemment très-rares, Stentz a rendu de véritables services à la Science en les recueillant assiduement et en apportant habituellement chaque année en Allemagne les espèces qu'il avait découvertes. Aujourd'hui Stentz est âgé et a cessé de s'occuper de Malacologie... jj J'adresse à la Société Malacologique de Belgique une par- tie des échantillons que je tiens de lui et que mon père en avait reçu il y a déjà de longues années : j'y joins ses étiquettes ori- ginales, écrites de sa main. n Ces autographes de Stentz laissent souvent bien de doutes quant à l'exactitude scientifique des dénominations, mais ils offirent toute garantie quant à la patrie des exemplaires ; ils sont encore intéressants, je pense, en ce qu'ils nous montrent combien il était alors difficile de classer les mollusques de ces contrées isolées dont chaque envoi renfermait des nouveautés. « Malgré les inexactitudes dans les déterminations de Stentz, nous devons conserver notre reconnaissance à cet infatigable collectionneur par qui beaucoup d'espèces nouvelles ont été dé- couvertes et sont parvenues en main des auteurs.... » XXX SOCIÉTÉ MÂLACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Dons et envois reçus. Ouvrages offerts par leurs auteurs M. C. D'Ancona {Malaco- logiaiMoccnkaitaliana. Fasc. 2) et M. J. G. Hidalgo {Moluscos del mage al Pacijico. Première partie, Univalves terrestres). Diverses publications de la Société royale des Arts et des Sciences de l'Ile Maurice, offertes par M. Estourgies. Cartes de Belgique (200 exempl.) déposées par M. Colbeau. Coquilles données par MM. Heynemann, Froment, Fologne. Publications reçues en échange des Annales de la part du Comité Royal Géologique d'Italie, de la Ligue de l'Enseigne- ment, des Rédactions du Bulletin Malacologique Italien et du Bulletin Scientifique du département du Nord, et des Sociétés des Sciences du Hainaut, Algérienne de Climatologie, Médico- chirurgicale de Liège, Vaudoise des Sciences naturelles, Lin- néenne de Normandie, Malacozoologique Allemande, Ento- mologique de Belgique, Entomologique Italienne, d'Histoire naturelle de Colmar, Royale des Sciences médicales et natu- relles de Bruxelles. Des remerciements sont votés aux donateurs. Le secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du procès-verbal de la séance de la Société, du 2 février 1873. Communication du Conseil. Le Président annonce que le Conseil, dans la séance de ce jour, a reçu membre effectif de la Société M. F. Van Horen, D"" en Sciences naturelles, aide naturaliste au Musée Royal d'Histoire naturelle de Bruxelles, présenté par MM. Nyst et Mourlon. Présentation de travaux pour les Annales. M. Nyst annonce que M. De Koninck se propose de donner, à la prochaine séance, une note sur deux Oscabrions nouveaux. MM. Lefèvre et Vincent ont l'intention de donner , par zones géologiques, les listes des fossiles des terrains Bruxellien et Laekenien : ils demandent que l'on veuille bien leur com- BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE f873. XXXI muniqucr les indications, etc., qui pourraient les aider à com- pléter leur travail. Lectures. M. Vincent donne lecture de la petite note suivante : « Les deux Mollusques que j'ai l'honneui- de montrer à la Société, mentionnés dans la liste des fossiles de l'assise infé- rieure du système Rupelien, publiée dans le Prodrome d'une description géologicive de la Belgicpie, par M. Dewalque, ont été trouvés à BaeseJe, il y a quelque temps, par mon fils et par moi, dans l'étage supérieur delà deuxième division de ce système, ce sont la Voluta Rathieri Hébert et deux valves dé- pareillées du Pectwiiculus fossiUs Gmel. Ce sont là, croyons- nous, deux témoins en plus venant appuyer les conclusions émises par sir Ch. Lyellsur la contemporanéité de ce dépôt avec l'étage supérieur de la première division du même système. » M. Lefèvre, en suite de cette note, dit que IsiVoluta Rathieri a été trouvée aussi à Grimmertingen, près de Vliermael, dans le Tongrien inférieur, étage dans lequel elle n'avait pas encore été recueillie. Communications et j^ropositions diverses des Membres. M. Vanden Broeck annonce l'addition pour la Faune de nos Nummulites , d'une nouvelle variété de la N. lûanulata, la var. B. d'Arcliiac et Haime. Cette forme intéressante a été re- cueillie par M. Vincent dans l'Ypresien supérieur mis à décou- vert dernièrement à St-Josse-ten-Noode. M. Vincent fait passer sous les yeux de la Société quelques échantillons de cette variété. Ces exemplaires sont fort remar- quables par leur grande taille et l'état de leur conservation. Il se trouve parmi eux quelques coupes naturelles qui montrent parfaitement les principaux caractères de cette forme, l'ab- sence de la loge centrale et le rapprochement des cloisons, dû au grand nombre de celles-ci. XXXII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. M. Vanden Broeck fait remarquer que puisque la variété A de cette espèce a été désignée sous un nom (var. A minor), la variété B aurait également pu être désignée de la même façon ; on pourrait l'appeler par exemple var. B major. Une dénomi- nation semblable aurait le double avantage d'amener plus d'uniformité dans la nomenclature, tout en caractérisant mieux cette variété qui est au moins aussi distincte du type que la var. A minor. D'après l'examen des nombreuses séries du type et de la var. B^ M. Vanden Broeck a reconnu qu'une taille plus grande semble caractériser d'une façon très-con- stante la var. B. M. Vanden Broeck déclare ne pas tenir pré- cisément à un nom plutôt qu'à un autre ; mais comme question de principe il se déclare opposé à la désignation des variétés par des lettres isolées, et c'est surtout à ce point de vue qu'il a fait cette observation. M. Miller croit que, vu la variabilité extrême des caractères tant intérieurs qu'extérieurs des Nummulites, tout nom qui rappellerait ces caractères ne pourrait être qu'illusoire, souvent trompeur, et n'aurait pour eifet que d'encombrer la nomencla- ture d'un nombre considérable de noms, tout au moins inutiles. C'est ce que MM. d'Archiac et Haime ont bien compris quand ils ont établi leur nomenclature des Nummulites et désigné les variétés par des lettres. M. Miller fait observer que parmi les Nummidites 'plamdata minor de Laeken, il s'en trouve de plus grandes et de plus petites, à peu près en partie égale, et seulement peu d'exem- plaires de taille intermédiaire : il croyait d'abord qu'il était en présence déjeunes individus, mais il n'en est rien, du moins ces petites sont conformées de telle sorte que même en gran- dissant elles ne pourraient jamais être semblables aux autres ; elles sont plus petites de moitié, la loge centrale et la distance des lames spirales, ou la hauteur des loges, sont réduites dans les mêmes proportions, le nombre des loges dans chaque tour est moindre. Ces individus sont adultes et prouvent une fois de plus le peu de valeur des caractères basés sur la grandeur de la BULLETIN DES SÉANCES - ANNIlE 1873. XXXIII loge centrale, sur la hauteur des loges et sur leur nombre dans les divers tours de spire. M.Purves remet diverses publications de la Société royale des Arts et des Sciences de l'Ile Maurice, qu'il a reçues de M. Es- tourgies, membre de cette Société, demandant en même temps si notre Société serait disposée à établir dçs relations avec la Société de Maurice. — L'Assemblée, en remerciant M. Estour- gies, décide qu'une lettre lui sera écrite pour l'informer du désir de la Société d'établir ces relations. M. Van Volxem se propose de faire connaître à la Société le résultat des chasses malacologiques qu'il a faites l'année der- nière au Brésil; il doute toute fois que ses communications offrent un bien grand intérêt car il ne croit pas aVbir été heureux dans ses recherches. ' M. Colbeau parle de l'intérêt qu'il y aurait pour les membres de la Société de posséder des cartes du pays sur lesquelles ils pourraient indiquer les stations de chaque espèce de nos Mol- lusques terrestres et fluviatiles : ces cartes permettraient de se rendre compte, d'un seul coup d'œil, de leur distribution géo- graphique. Il met à la disposition des membres un certain nombre de cartes qu'il a reçues de la direction du Musée royal d'Histoire naturelle afin qu'ils puissent y faire leurs annota- tions. M. Van Volxem croit que le mode le plus avantageux de faire usage de ces cartes serait d'en consacrer une à chaque espèce et de les faire circuler parmi les membres de la Société qui y pointeraient les localités dont ils sont certains. Ces cartes seraient ensuite réunies et déposées à la Société où chacun pourrait toujours les compléter et les consulter. Ce serait un recueil que l'on pourrait regarder comme un travail de la So- ciété. M. Vanden Broeck voudrait voir étendre ce travail de la So- e XXXIV SOCFKTÈ MALACOf.OGIQUE DE FiEI.GIQUE. ciété, non seulement à la Belgique, mais au globe entier : ce serait un développement du travail de Woodward sur la distri- bution géographique des espèces terrestres et fluviatiles, tra- vail qui actuellement laisse à désirer : on devrait y tenir compte des conditions géologiques, de la rareté et de la fré- quence des individus, etc., etc. L'exécution d'un tel travail sera longue sans doute, mais elle ne lui semble pas aussi diffi- cile qu'elle peut le paraitre, surtout entreprise par une Société. Nous pourrions nous adresser dans ce but à nos membres étrangers et à nos Sociétés correspondantes, etc. Il ne fait du reste aujourd'hui que présenter cette idée qu'il se propose de développer, et demande des avis sur l'opportunité de la porter à l'ordre du jour, sur sa facilité ou difficulté d'exécution, etc. La séance est levée à 5 heures. Séance du O avril 1$73. Présidence de M. Nyst. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Sont présents : MM. Nyst, président ; Purves ; Roffiaen ; Le Comte ; Collin ; Vanden Broeck ; Vincent ; Weyers ; De- walque ; Lefèvre ; Miller; Colbeau, secrétaire. MM. E. Colbeau, H. Roffiaen, E. Vincent, assistent à la séance. MM. Thielens, Fontaine, font excuser leur absence. Le procès-verbal de la séance du 2 mars 1873 est adopté» Correspondance. La Société des Naturalistes d'Argovie remercie pour l'envoi des procès-verbaux. M. Van Horen remercie pour sa réception comme membre effectif de la Société. La Société zoologique boianique de Vienne fait part de la BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. XXXV fête qu'elle offre à son secrétaire,' M. le chevalier Georges de Frauenfeld, à l'occasion du vingtième anniversaire de son en- trée en fonctions. — La Société s'associe à cette fête. L'Académie royale des Sciences de Belgique adresse le pro- gramme des concours pour 1874. M. Cornet invite les membres de la Société à faire une ex- cursion au gîte fossilifère de Ciply, exposé à disparaître bien- tôt à cause des travaux que l'on exécute : il propose de fixer cette excursion au 20 avril et se met, ainsi que M. Briart, à la disposition des membres pour les guider dans leurs recher- ches. — La Société accepte l'offre de MM. Cornet et Briart avec reconnaissance et décide que les membres seront infor- més par circulaire de cette excursion. Dons et envois reçus. M. Quezada fait don de son portrait photographié. Coquilles de Croatie et de Dalmatie, don de MM. Erjavec et Brusina. Ouvrages offerts par leurs auteurs MM. Desguin , Brusina , Frauenfeld. Brochures et journaux offerts par MM. Senoneret Vanden- Broeck. Publications reçues en échange des Annales de la part de l'Académie royale des Sciences de Belgique, du Comité royal géologique d'Italie, et des Sociétés Malacozoologique alle- mande, MédicQ-chirurgicale de Liège, Impériale des Natura- listes de Moscou^ Géologique de France, Royale des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles, Entomologique de Bel- gique, Suisse d'Entomologie, Impériale-Royale de Zoologie et de Botanique de Vienne, d'Agriculture du département du Var. Des remerciements sont votés aux donateurs. Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du procès-verbal de la séance de la Société, du 3 mars 1873, ainsi qu'un exemplaire de quatre tirés à part des Annales, tomes VI et VII. XXXVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Communications du Conseil. Le Président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jo iir, a reçu membre effectif de la Société, M. T. Rupert Jones, professeur à l'Université, etc., à Yorktown (comté de Surrey- Angleterre), présenté par MM. Vanden Broeck et Miller. Rapports. Il est donné lecture des rapports de MM. Dewalque et Nyst sur le travail de M. Malaise « Excursion de la Société dans les environs de Virton. !) — Conformément à leurs con- clusions, l'Assemblée vote l'impression de ce travail dans les Annales de la Société. Lecture. M. Le Comte donne lecture de la notice suivante : Observations sur la Spongiculture dans la Mer Adriatique (1)' Mon honorable collègue et ami, M. Senoner, de Vienne, me communique une lettre de M. Buchich de Lésina (Dalmatie), du 15 mai 1872, par laquelle il lui rend compte des observa- tions qu'il a faites depuis plusieurs années, en dirigeant les travaux de sa culture artificielle des Éponges, dans la Mer Adriatique. J'en ai extrait 'et traduit les passages suivants, que je viens vous communiquer, comme un complément de l'article qui a paru dans nos Annales en 1868, et comme renseignement pour ceux que la chose intéresse. Monsieur Buchich s'exprime ainsi : « Les Eponges sont belles mais en général elles croissent )) lentement, ce qui n'est cependant pas absolument, je crois, » un défaut de la culture, car en les examinant bien et en les » comparant aux plus beaux exemplaires de celles qui ont (1) Voyez « Annales de la Société Malacologique de Belgique, tome III, 1868, page XXXV. » BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. XXXVII cru naturellement, on n'y trouve certainement aucune diffé- rence, si ce n'est peut-être en mieux. C'est plutôt un défaut de rÉponge même, une condition inhérente à sa nature, comme j'ai pu en acquérir la certitude, en observant pen- dant plusieurs mois un petit exemplaire d'Épongé que j'avais découvert dans une anfractuosité d'un rocher sous- marin et qu'on est venu malheureusement enlever trop tôt à mes observations, malgré sa petite taille. Pendant le temps que je l'ai eu sous les yeux, je l'ai vu croître très-lentement et ce fait me donne bien sujet de craindre que la pêche aux Eponges, qui dans nos mers s'exerce sans aucune règle, n'aille toujours en s'appauvrissant, jusqu'à ce qu'elle de- vienue tout à fait nulle. Je ne crois pas cependant que ce soit un motif pour que la culture artificielle des Eponges soit sans utilité. Pour le commencement, elle serait certai- nement en raison inverse du temps que met une Eponge à croître jusqu'au point d'être vendue avantageusement, mais parla suite, cette utilité s'en ferait sentir graduellement, en remplaçant chaque année, par un nombre égal, les Eponges que l'on aurait enlevées pour la vente, j) Toutes les contrariétés ne se bornent malheureusement pas là. n Nous avons aussi le malheureux esprit de rapine. L'année dernière, malgré la surveillance, il m'en a été dérobé une couple de centaines d'exemplaires, précisément par ceux-là même qui les pèchent et qui voient nos expériences de mau- vais œil. Il y aurait cependant moyen de parer à cette vio- lence, soit en clôturant les endroits destinés à la Spongicul- ture, soit en établissant une surveillance et un règlement sérieux, qui protègent vraiment l'exercice de cette industrie. V On me dira peut-être que le mieux serait de s'entendre avec les pêcheurs, de les instruire et de leur faire toucher la vérité du doigt; mais, comment se faire comprendre de ces individus inféodés à leurs vieilles routines, surtout en leur représentant l'impossibilité d'un gain immédiat, à eux, XXXVIII SOCIËTI-'. MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. « habitués à faire immédiatement argent de leur capture. Ils n se croiraient probablement aussi insensés que nous, s'ils )5 acceptaient la proposition que nous leur ferions, d'essayer la* ji culture artificielle des Eponges, qui ne pourrait leur donner n de profits qu'après plusieurs années. Quant à entreprendre n cette culture par eux-mêmes ou avec quelqu'un qui les guide, 7j la chose est donc impossible, et quant à l'entreprendre sans n eux, ce serait difficile, à moins que, comme je le disais tout J5 à l'heure, on ne parvienne à trouver un moyen efficace de jj parer à la violence. n Nous avons encore un autre ennemi, le Teredo. » Enduire le bois (1) de goudron, cela aide et cela parais- » sait, dans le principe, devoir le préserver de ce mollusque » maudit ; mais à la longue, cet animal, qui d'abord s'en « montre dégoûté, finit par l'attaquer, le pénétrer et enfin par » ruiner et les soutiens et les Eponges. 3j Peut-être y aurait-il moyen d'y apporter remède, en » trempant le bois dans une solution d'un silicate alcalin, »■ mrjs il faudrait qu'il en fut bien imprégné, car d'après mon » expérience, y étendre une couche, même à plusieurs re- » prises, cela ne suffirait pas. Si l'on employait pour enfiler les j3 Eponges, de petites baguettes de bambou ou canne d'Inde, jj dont l'écorce est éminemment silicatée , il est possible » qu'elles s'opposeraient à la morsure de cet animal vo- j5 race.... « Par la succincte énumération qui précède de tout ce qui j; s'est fait pour la culture artificielle des Eponges, on pourra )5 bien comprendre, je pense, la différence des jugements y) portés sur cette culture, par le juri de* Gratz à l'Exposition « de 1870 et par le jùri de Triest à l'Exposition de 1871, plu- j) sieurs exemplaires d'Epongés ayant figuré à chacune de ces j, expositions. (1) Je crois qu'il veut ici parler du bois de la caisse qui renferme les jeunes Eponges. BULLETIN DES SEANCES - ANNÉE 1873. XXXIX î) Le juri de Gratz, composé de personnes cultivant les » sciences, sut apprécier le travail et trouva que le résultat « lui était proportionné. Celui de Triest, composé de mar- V cbands, examinant l'Éponge sans s'inquiéter de son origine j) et ne tenant aiicnn compte, ni du but de la culture, ni des 5> obstacles surmontés, ne lui trouva d'autre mcrite que sa va- V leur intrinsèque ; aussi l'aquarium eut-il à Gratz la médaille >5 d'argent et à Triest une mention honorable, n M. Bucbich termine enfin sa lettre par les questions sui- vantes : " 1° Quelle saison est la meilleure pour la pêche et la taille « des Eponges pour la culture ? ^ 2° Comment faut-il extraire les Eponges mères pour ne V pas les blesser et comment faut-il traiter celles qui l'ont été, 53 pour ne pas les perdre, eu égard à la grande facilité qu'elles jj ont de se corrompre? 35 3° Quelle est la meilleure manière de tailler les Eponges ? 53 4° Quelle est la meilleure manière de les percer? 53 Ces deux méthodes doivent être sûres et à la portée de 33 chacun, car une blessure faite à une Eponge, soit par 53 manque d'attention, soit à cause de la défectuosité de l'in- 53 strument, la fait périr. 53 5° Quel est le meilleur moyen de les attacher à leurs 33 soutiens? 53 6° Quels sont les endroits les mieux appropi'iés à leur 53 immersion et à quelle profondeur ? 53 1" Les Eponges peuvent-elles rester sans danger expo- 53 sées à la fange et à la lumière directe ? 53 8° Enfin quelle est la forme des soutiens la plus utile et 55 de quelle matière doivent-ils être? 55 9° Toutes les règles ci-indiquées étant bien observées, 53 quelle est la perte pour cent des Eponges plantées? 53 Les questions physiologiques suivantes pourront aider à 55 la solution des premières. 55 1° A quelle saison l'Éponge croît-elle le plus vigoureuse- 55 ment? XL SOCIÉTÉ MÂLÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. « 2" Combien de temps peut-elle rester à découvert (1) et n quelle est dans ce cas l'intiuence de la température? » 3° Combien de temps une Eponge coupée emploie-t-elle » à se couvrir d'épiderme et ce temps varie-t-il d'après la jj saison? n 4'' Outre les Mollusques perforants et les Annélides, » l'Eponge a-t-elle d'autres ennemis qui l'attaquent directe- J5 ment et ces ennemis portent-ils préjudice à la culture? jj La solution de ces diverses questions porte avec elle dif- )? férents corollaires. « Il serait d'un grand intérêt pour la science et pour l'indus- trie, que les naturalistes qui habitent les endroits où vivent les Éponges, voulussent bien faire des observations et, si c'était possible, des expériences sur la manière de vivre de ces êtres, pour donner une solution aux diverses questions que je viens d'indiquer, qu'ils y ajoutassent même leur opinion sur la probabilité d'une culture artificielle, afin de pouvoir, par leurs réflexions, venir en aide à M. Buchich dans l'accomplissement des pénibles travaux qu'il poursuit avec tant de zèle et d'intel- ligence et j'ajouterai même de persévérance, malgré les ob- stacles. Communications et propositions diverses des Membres. M. Lefèvre fait les communications suivantes : Deux Lamellibranches nouveaux 'pour la faune du système Ton- grien^ étage inférieur. J'ai, à notre dernière séance, mentionné la Voluta Rathieri comme espèce nouvelle pour notre système Tongrien inférieur de Vliermael. Grâce aux patientes recherches de notre col- lègue, M. le comte G. de Looz, je puis aujourd'hui faire con- naître deux autres espèces nouvelles pour cette faune : la Pa- nopœa Honi? {P. inter média Desh.) et le Solecurtus Deshayesi Desm. (1) Hors de l'eau sans doute. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. XLI Dans la liste donnée par M. Bosquet dans le Prodrome d'une description géologique de la Belgique de M. Dewalque, il n'est cité aucune espèce de Panopaea; c'est donc un genre nouveau pour ce terrain ; quant au Solecurtus, nous ne le con- naissions encore que dans le Laekeiiien de nos environs. Un Gastèropode nouveau foiCr la Jaune du système Tongrien^ étage supérieur. M. le comte G. de Looz a trouvé, à Neerepen, la Rostella- ria plana'^ Berg. Cette espèce n'était encore renseignée dans nos listes que pour l'étage inférieur de ce système, c'est donc un genre de plus pour cette faune. M. Le Comte parle de Y Hélix {Campijlœa) stenomphala Mke, espèce dont l'habitat exajct paraît encore douteux, comme le fait remarquer Brusina dans sa Monographie des Campylaea de la Dalmatie (Annal, de la Soc. Malac. de Belg. tome IV, p. 51). Cette espèce a été trouvée par Zelebor au point le plus élevé de la route postale de Gospic vers Zengg. Cet endroit certain lui a été indiqué par le fils même de M. Ze- lebor qui accompagnait son père dans ce voyage. M. Roffiaen a retiré des sables blancs de Rouge-Cloître^ ap- partenant au système Bruxellien inférieur, un très-grand nom- bre de coquilles d'espèces variées dont plusieurs sont remar- quables ; il cite particulièrement une espèce de Nerita^ genre qui n'avait encore été mentionné qu'avec doute pour nos environs. Il se propose de donner la liste générale des espèces que ces sables renferment et prie les membres de vouloir lui communiquer les coquilles et renseignements qui pourraient lui manquer. M. Vincent a recueilli dernièrement, dans le Laekenien de Wemmel, un Polj^^ier appartenant à un genre nouveau pour la faune de \ai.\oc2]iié.,VAstr(eahistrix^ ainsi qu'une Tornatella f XLII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. sulcata^ espèce rencontrée seulement dans le Bruxellien jus- qu'à ce jour. M. Vanden Broeck, parlant de la carte géographique du •pays, déposée à la dernière séance par M. Colbeau dans le but d y noter les stations de nos Mollusques, trouve le format de cette carte un peu petit : il en soumet une autre à l'examen de l'assemblée, plus grande et contenant des indications plus complètes et plus détaillées. M. Dewalque demande d'ajourner à la séance prochaine la décision que Ion pourrait prendre à ce sujet : il espère pouvoir présenter lui-même une autre carte contenant en outre d'autres indications se rapportant plus directement au but que l'on se propose. — Adopté. La séance est levée à 4 1/2 heures. Séance do 4 mai 1873. Présidence de M. Nyst. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Sont présents MM. Nyst, président ; De Reul ; Purves ; Col- lin ; Vanden Broeck ; Miller ; Vincent ; Van Volxem ; Weyers ; Colbeau, secrétaire. M. E. Vincent assiste à la séance. MM. Thielens^ Roiïiaen, Fontaine, Le Comte, Dewalque, Mourlon, Pire, font excuser leur absence. Le procès-verbal de la séance du 6 avril 1873 est adopté. Correspondance. M. le Chevalier Georges de Frauenfeld remercie la Société BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. XLIU pour la part qu'elle a prise à la fête qui lui a été offerte par la Société Zoologique-botanique de Vienne et pour le télégramme qui lui a été adressé à cette occasion. La Société Hollandaise des Sciences, la Société d'Histoire Naturelle de Boston, la Société des Naturalistes de Brûnn re- mercient pour la réception des Annales et annoncent l'envoi de leurs publications. Plusieurs éditeurs des Etats-Unis adressent des prospec- tus etc. de publications Américaines sur l'Histoire Naturelle. Dons et envois reçus. Ouvrages oiferts par leurs auteurs MM. Vanden Broeck {Rapyort sur l'excursion faite par quelques Membres de la So- ciété à Sluys-Kill, Selzaete et Exaerde) et Morren. Ouvrages offerts par M. Senoner. Fossiles postpliocènes du Canada ; don de M. Matthew. Publications reçues en échange des Annales de la part de l'Académie des Sciences de Philadelphie, de l'Académie royale des Sciences de Belgique, de l'Académie Peabody des Sciences de Salem^ de l'Institut Impérial-royal géologique d'Autriche, de l'Essex Institut des Sciences de Salem, de la rédaction du Record ofzoological Literatur de Londres, et des Sociétés des Mélophiles de Hasselt, Médico-chirurgicale de Liège, Isis des Sciences de Dresde, Hollandaise des Sciences de Harlem, des Sciences naturelles de Brème, Malacozoologique allemande de Francfort, Entomologique de Belgique, d'Histoire Naturelle de Boston, des Sciences naturelles du comté d'Orléans dans l'État de Vermont, des Naturalistes de Brûnn, Royale de Botanique de Belgique, Royale des Sciences Médicales et Naturelles de Bruxelles. Des remerciements sont votés aux donateurs. Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du procès- verbal de la séance de la Société du 6 avril 1873. XLIV SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. Communication du Conseil. Le Président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a reçu membres effectifs de la Société M. Paul Davreux, ingénieur du Musée de l'Industrie, à Bruxelles, présenté par MM. Desguin et Colbeau, et M. François Crépin, conserva- vateur auMusée d'Histoire Naturelle de Bruxelles, présenté par MM. Mourlon et Nyst. Présentation de travaux four les Annales. M. Nyst présente les descriptions, accompagnées de figures, des trois espèces de coquilles fossiles nouvelles : Leda Corneti Nyst, Arca Briarti Nyst et Cypnna Rojfiaeni Lefèvre (col- lection). L'Assemblée en décide l'impression dans les Mémoires de la Société. Lectures. M . Vincent lit la note suivante : « Dans une excursion faite à Orp-le-Grand et ses environs, par MM. Purves, Rutot, Vanden Broeck, Roffiaen, mon fils et moi, nous avons trouvé dans les sables Heersiens qui avaient été mis à découvert, deux lits de fossiles de 15 centimètres d'épaisseur en moyenne, superposés et distants l'un de l'autrq d'un mètre environ. 5) Des masses de Cyprines entremêlées de dents de Squales, d'Ichthyolites divers, de P*oraminifères et de cailloux roulés, qui semblent avoir été charriés en cet endroit par quelque cou- rant, composent principalement ces lits. Les coquilles conser- vées avec leur test, mais d'une fragilité extrême, sont générale- ment très-usées par le transport qu'elles ont subi. Les dents seules ayant été presque toutes enfouies dans la cavité des valves, s'y trouvent conservées avec leurs angles saillants. jj Les fossiles recueillis sont : BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. XLV Poissons. Lamma elegans^ Agass. très-commun. Lamna, 3 espèces indéterminées. Oxyrh ina , spec. ? trè s -rare . Otodusmacrotus^ Agass. commun. Galeocerdo^ spec. ? commun. Scalàia'} commun. Vertèbres diverses. Mollusques. Cypvina 3ïorrisii^ Wetherell, très-commun. Corhila^ sp? rare. Cardium'^ Foraminifères. Plusieurs espèces que MM. Miller et Vanden Broeck nous feront connaître prochainement, n M. Vincent ajoute: « Plusieurs fossiles trouvés récemment aux environs de Bruxelles par mon fils et par moi dans l'étage supé- rieur du système Ypresien, sont d'une importance trop grande, croyons-nous, pour différer de vous les faire connaître jusqu'au moment ou je serai en mesure de vous donner la liste complète de toutes les espèces découvertes par nous jusqu'aujourd'hui dans ce terrain. Ces fossiles sont : Les Nmitihis centralisa Sdw. et regalis^ Sow., la Panopcsa inter média ^ Sow., \d, Pholadomya mrgidosa et la Modiola simplex. » Communications et propositions diverses des Memhres. M. Vanden Broeck invite la Société, de la part de la So- ciété royale Linnéenne de Bruxelles, à prendre part à son excursion à Tervueren, le dimanche 11 mai prochain. — Re- merciements. M. Colbeau donne lecture d'unelettre de M. Thielens infor- XLVl SOCIËTË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. mant la Société que notre collègue, M. le Comte G. de Looz, propose à la Société de faire une excursion dans le Limbourg, dans le courant du mois de mai, et se chargera volontiers de diriger la Société dans cette course. — L'Assemblée, adoptant cette proposition, vote des remerciements à M. le comte G. de Looz et fixe l'époque de l'excursion au dimanche 18 mai. Les membres de la Société en seront informés par circulaire. M. Nyst communique une lettre de M. Uewalque par la- quelle celui-ci demande que la Société ajourne sa décision Sur le choix de la carte de Belgique destinée à porter les annota- tions concernant la faune malacologique du pays. — Adopté. La séance est levée à 4 1/2 heures. Séance du fl^' juin 1$73. Présidence de M. Nyst. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Sont présents : MM. Nyst, président ; Vanden Broeck ; De BuUemont ; Collin ; Quezada ; Weyers ; Fologne ; Miller ; Purves; Vincent; Lefèvre; Colbeau, secrétaire. MM. Lanszweert, Thielens, Roffiaen, font excuser leur absence. Le procès-verbal de la séance du 4 mai 1873 est adopté, Correspondance. MM. Paul Davreux, Morton AUport, François Crépin, re- mercient pour leur réception en qualité de membres effectifs de la Société. Les Sociétés Royale Linnéenne de Bruxelles et Entomolo- gique de Belgique font connaître les excursions scientifiques qu'elles se proposent de faire dans le courant de cet été et en- BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. XLVIl gagent les membres de la Société Malacologique à y prendre part. — Remerciements. Les Sociétés Royale des Sciences de Liège et Royale des Sciences de Throndhjem ainsi que l'Université Royale de Norwége annoncent l'envoi de leurs publications. M. Alf. Preudhomme de Borre fait part d'une proposition d'échange de publications faite par la Société Royale de Tas- manie par l'intermédiaire de M. Morton AUport. — Adopté. Dons et envois reçus. M. Paul Davreux fait don de son portrait photographié. Coquilles fossiles des systèmes Tongrien et Rupélien, offertes par les membres de la Société ayant pris part à l'excursion du 18 mai dans le Limbourg (MM. Bricourt, Colbeau, De Looz, DoUfus, Froment, Ortlieb, Purves, Rutot, Vanden Broeck, Weyers.) Ouvrages offerts par leurs auteurs M, Thielens {Voyage botanique et ^aléontologique en Eifel)^ M. Crépin {Florule des environs de H an sur Lessé).^ M. Dewalque {Un Spongiaire nouveau du système Eijelien). Publications reçues en échange des Annales de la part de l'Université Royale de Norwége, du Comité Royal géologique d'Italie, de la Fédération des Sociétés d'Horticulture de Bel- gique, et des Sociétés Entomologique Italienne, Médico-chi- rurgicale de Liège, Ro j'aie de Tasmanie, Royale des Sciences de Liège, Entomologique de Belgique, Zoologique-minéralo- gique de Ratisbonne, Royale des Sciences et des Lettres de Throndhjem. Des remerciements sont votés aux donateurs. Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du procès-verbal de la séance de la Société du 4 mai 1873, trois exemplaires des Annales de la Société, tome Vï (1871), trois exemplaires des Bulletins de la Société, tome VI (1871), ainsi qu'un exemplaire de trois tirés à part de ces :nêmes Bulletins. XLVIII SOCIÉTÉ MALAGOLOGTQUE DE BELGIQUE. Communications du Conseil. • M. le Président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a reçu membres effectifs de la Société M. Jules Mer- cier, pharmacien à Ixelles, présenté par MM. Collin et Col- beau, M. Alfred Bouyet , major au corps d'État-major, à St-Josse-ten-Noode, présenté par MM. Weyers et Roffiaen, M. Francisco Iriarte, conservateur du Musée d'histoire natu- relle de Lima, présenté par MM. De Borre et Nyst. M. le Président rappelle que la prochaine Assemblée de la Société est l'Assemblée générale annuelle : MM. les membres de la Société recevront l'ordre du jour de cette Assemblée par un avis publié à la suite du procès-verbal de la séance actuelle. Ra'p])orts. M. Collin fait connaître les résultats malacologiques de l'excursion faite le ] 1 mai dernier, à Tervueren, par la So- ciété Royale Linnéenne de Bruxelles, excursion à laquelle assistaient plusieurs de nos collègues : « Le 11 mai dernier, plusieurs membres delà Société mala- cologique : MM. Colbeau, Pire, De Borre, Mercier et moi, avons accompagné la Société Linnéenne dans sa première ex- cursion de cette année, à Tervueren. Si les botanistes ont fait une récolte assez abondante, il n'en a pas été de même des malacologues qui n'ont pris que quelques Limax cinereo-niger et arhorum et quelques Arion ru/us, espèces qui se rencon- trent très-fréquemment dans la forêt de Soignes, longeant la route d'Auderghem à Tervueren. » A ce propos je rappellerai quelques observations que plu- sieurs de mes collègues ont faites sur la faune malacologique de la forêt de Soignes. Il est rare que l'on ait trouvé des mol- lusques, hormis les Limaciens, au milieu du bois et dans les hautes futaies. L'on a souvent remarqué qu'à mesure que l'on s'éloignait de la lisière de la forêt, les coquilles disparaissaient; même sur les lisières il n'est que quelques points où l'on en ait trouvé en nombre, comme par exemple à Rouge-Cloître; BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. XLIX dans la forêt même, c'est à peine si l'on a rencontré près des routes quelques misérables exemplaires à^Helix nemoralis^ hisjnda/rotiindata^ incarnata et de Zonites oiitichdus .Quânt^nx mares et aux ruisseaux que l'on rencontre, ils sont générale- ment dépourvus ou presque dépourvus de mollusques fluviatiles. Les exceptions sont clairsemées. n Si je m'entionne ce fait déjà connu pour la forêt de Soignes, c'est afin d'engager mes collègues à faire des observations dans ce sens pour d'autres forêts, et arriver ainsi à en con- naître les causes qui pourraient être le manque d'air et de lumière, la présence d'animaux destructeurs, etc. » Présentation de tra'vanœ pour les Annales. M. Tliielens adresse une liste des fossiles qu'il a recueillis lors de l'excursion faite par la Société à Virton, le 15 sep- tembre 1872, pour faire suite ou pour joindre au rapport de M. Malaise sur cette excursion. — L'Assemblée est d'avis que cette liste doit être jointe au rapport. Plusieurs membres annoncent que quelques-uns de nos col- lègues préparent divers travaux pour nos Annales. Communications et propositions diverses des Membres. M. Miller montre un petit instrument qu'il a confectionné, permettant d'examiner au microscope un objet sous toutes ses faces sans qu'il soit besoin d'y toucher. M. Vanden Broeck annonce que notre collègue, M. Alfred Craven, de retour des Indes depuis quelque s jours, se propose de revenir bientôt parmi nous. Les recherches de notre zélé confrère ont été des plus fructueuses et ont fourni les résultats les plus intéressants. M. Craven se propose de faire connaitre bientôt le résumé de ses explorations et de ses découvertes, dans une note préliminaire qu'il enverra à la Société. Parmi les observations les plus intéressantes que notre collègue a été à même de faire pendant son voyage, il faut g L SOCIËTË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. citer la découverte de douze formes nouvelles se rapportant aux Chelctropis , ces mollusques singuliers placés d'abord parmi les Atlantidœ et rejetés ensuite parmi les Mîiricide dont ils sont actuellement considérés comme représentant la forme larvaire. Dans son précédent voyage aux Indes, M. Craven avait déjà recueilli six autres formes de Cheletropls, ce qui porte à dix-huit le nombre des espèces observées, tandis que les Chele- ^ro^^5 n'étaient connus jusqu'ici que par deux formes seule- ment. Le travail qu'il nous avait déjà promis Tannée dernière sur ces singuliers êtres, se trouvera donc considérablement augmenté par suite de ses nouvelles recherches; de plus la Société peut s'attendre à rencontrer le plus vif intérêt dans le travail, de notre collègue, car il est à peu près certain qu'il aura trouvé la solution exacte de la question, ayant pu dessiner et étudier les animaux vivants des Cheletropis et ayant fait des préparations pour chaque forme recueillie. M. Craven a étudié également le jeune âge du Janthina, et tout le développement de cet intéressant mollusque se trouve représenté dans son journal de voyage par de nombreuses figures coloriées, exécutées sans nul doute avec cette exacti- tude scientifique et ce fini artistique que les membres de la Société ont déjà pu admirer Tannée dernière dans le journal de notre collègue. Il a aussi recueilli, outre des raretés comme la Carinaria etc., plusieurs espèces nouvelles du genre Spi- rialis et du genre Sa^ia ; il a conservé en préparations la langue (plaque linguale) d'une quantité de mollusques fort peu étudiés au point de vue anatomique, tels que les Hyalidce^ Atlanta, Janthina, etc., etc. M. Craven a de plus recueilli une quantité de Foraminifères, de toute beauté, et en a rapporté de nombreuses préparations. Les Rhizopodes lui ont en outre fourni l'occasion de faire des observations fort intéressantes , entre autres la découverte, répétée à de nombreuses reprises, de Foraminifères recueillis "chants à la surface de la mer et en plein Océan ! Et ce qu'il BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1873. LI y a de remarquable, c'est que parmi ces Foraminifères péla- giens, il se trouve des formes qui, comme les Glolngerina, carac- térisent habituellement les grandes profondeurs. Notre infatigable collègue a encore recueilli à Madras des quantités énormes à^ Hélix de diverses espèces, des centaines à'Unio^ à^Anodonta^ de Mclania^ di\i mimllaria, de Limnœn,, de Pàludina, etc., etc.' Enfin d'Aden et de Port-Saïd il a rap- porté de riches moissons de coquilles marines. M. Craven a bien voulu se charger de mettre la Société en relation avec le Musée de Madras, qui possède une quantité de doubles, des Hélix de Tlnde particulièrement. Par suite des démarches de notre collègue, M. le directeur du Musée de Madras s'est déclaré disposé à entrer en relation d'échange avec la Société Malacologique. M. Vanden Broeck donne lecture d'une lettre que le directeur du Musée a adressé à M. Craven à ce sujet, par laquelle il prie la Société de vouloir bien lui envoyer la liste de ses doubles et annonce d'autre part l'envoi de la liste des doubles du Musée. M. Vanden Broeck annonce que cette liste se trouve actuellement dans les bagages de M. Craven qui sont attendus en Angleterre, et qu'aussitôt l'arrivée de ceux-ci, notre collègue s'empressera d'envoyer la liste à la Société. La séanôe est levée à 4 heures. Assemblée générale du % juillet 1S73. Présidence de M. Nyst. La séance est ouverte k2 112 heures. La liste de présence porte les signatures de MM. H. Nyst ; Fr. Roffiaen; E. Fologne; G. Colhn; Jules Colbeau ; G. De- walque; F. Van Koren ; F. L. Cornet; Crépin ; Ernest Vanden Broeck; A. Houzeau; J. Wej^ers ; A. de Borre; X. De Reul; C. Van Volxem; Th. Le Comte ; José Franco; Joseph V. Que- LU SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. zada; G. Vincent; M. Mourlon; Th. Lefôvre; Arm. Thielens; J. C. Purves; H. Rosart; Henry Miller; Hallez; Timmer- mans ; C. Malaise. MM. Rutot, Fontaine, Lanszweert, de Sélys-Longchamps , Pire, Dautzenberg, font excuser leur absence. Les procès-verbaux de l'Assemblée générale ordinaire an- nuelle du 2 juillet 1872 et de l'Assemblée générale extraordi- naire du 4 août 1872 sont adoptés. Rap])ort du Président. M. le Président donne lecture du rapport suivant sur les tra- vaux de la Société pendant l'année sociale 1872-1873 et sur sa situation à la date de ce jour. « Messieurs et très-honorés Confrères, 5) Pour me conformer aux statuts, j'ai l'honneur de vous présenter le rapport annuel de la situation de la Société et de vous informer que, de même que l'année précédente, le nombre de ses membres a continué à s'accroître d'une manière sensi- ble ; l'augmentation a été, pendant l'année sociale 1872-73, de : 29 membres effectifs, 1 jj honoraire, 2 ?} membres correspondants. ' J3 Si ce résultat a dépassé de beaucoup nos prévisions, c'est à chacun de vous. Messieurs, qu'il est dû. Les efforts incessants que vous faites chaque jour pour attirer vers vous la jeunesse studieuse qui demande à connaître et à savoir, est un sûr garant pour la prospérité de la Société; par contre, nous regrettons de devoir vous apprendre que nous avons perdu 6 membres effectifs dont un est décédé (M. Loumyer) et 5 sont démission- naires ou regardés comme tels. A l'assemblée générale du 2 juillet de l'année dernière 1872, la Société comptait 100 membres dont 63 effectifs, 7 honoraires et 30 correspondants ; aujourd'hui, nous avons la satisfaction de vous faire connaître qu'elle compte 126 membres, dont 86 sont effectifs, 8 hono- BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. LUI raires et 32 correspondants. L'augmentation pour Tannée sociale de 1872 à 1873 est donc de 26 membres, dont 23 effec- tifs, 1 honoraire et 2 correspondants. J3 L'on remarquera d'après les Procès-verbaux, que les séances ont été généralement très-suivies et que quelques réu- nions extraordinaires ont eu lieu pour procéder à l'arrangement des collections et de la bibliothèque, à la suite de la décision qui a été prise par l'assemblée générale de l'année précé- dente. ' n L'excursion annuelle, à Virton, a été faite par peu de membres et il nous a été impossible d'en préciser la cause, si ce n'est que beaucoup d'entre vous, Messieurs, avaient assisté aux courses du Congrès préhistorique qui ont eu lieu à peu près vers cette époque. Cependant nous vous dirons que les résul- tats ont été fruëtueux pour les membres qui y ont pris part et qu'ils seront consignés dans un rapport que l'un de nous, M. le professeur Malaise, nous a déjà lu et qui sera incessamment publié dans le volume VII de nos Annales. Quelques membres ont aussi pris part aux excursions des Sociétés Entomologique de Belgique et Royale Linnéenne de Bruxelles. D'autres excursions ont été faites en grand nombre dans le pays : les principales sont celles qui ont été organisées par MM. Briart et Cornet, dans la célèbre localité de Ciply, près de Mons, et par M. le comte G. de Looz, à Tongres. Ces excursions peuvent aussi être regardées comme étant des réunions de la Société, celles-ci ayant été décidées en séance et annoncées ; beaucoup de membres les ont suivies, ainsi que des membres d'autres sociétés qui ont bien voulu se joindre à nous. » Il y aura à fixer les jours et heures des séances mensuelles pour l'année 1873 à 1874, ainsi qu'à choisir le lieu et l'époque de l'excursion annuelle de la Société ; n Plusieurs sociétés nouvelles étrangères sont entrées en rela- tions d'échange de publications, savoir : la Société des Sciences de l'Ile Maurice, d'Agriculture du département du Var, des Sciences naturelles du Comté d'Orléans (Etat de Vermont), LIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Royale de Tasmanie, de Silésie à Breslau, des Amis des Sciences de Reichenberg (Bohême), Linnéenne du Nord de la France à Amiens et des Naturalistes de Modène. J5 D'autres sociétés ont manifesté le désir d'échanger les doubles de leurs collections, savoir : le Musée de Ma- dras, etc. 5, A l'Exposition organisée par la Société royale Linnéenne de septembre dernier, l'un de nos membres (M. A. Thielens), a obtenu la médaille de vermeil pour la belle collection de Mollusques vivants qu'il avait envoyée à l'occasion du concours proposé à notre intention. ;) Dans le courant de cette année sociale, d'importants tra- vaux vous ont été présentés pour nos Annales, par MM. Miller et Vanden Broeck, Lefèvre et Vincent, Malaise, CoUin, Thie- lens et de nombreuses et* intéressantes communications vous ont été faites à nos séances mensuelles, par MM. Colbeau, Vanden Broeck, Miller, Wiechmann, Pire, Vincent, Collin et M. Purves qui nous a communiqué le résultat de ses recher- ches faites à Antigua (Antilles). Un assez bon nombre de tra- vaux nous sont promis et nous sommes heureux de pouvoir vous annoncer qu'ils sont déjà commencés. » Sur la proposition de quelques membres, il y aura lieu, Messieurs, de choisir le format de la carte de Belgique, sur laquelle les membres de la Société pourraient indiquer les sta- tions de chaque espèce de nos Mollusques terrestres et lluvia- tiles, afin que l'on puisse, d'un seul coup d'oeil, se rendre compte de leur distribution géographique. 5) Le volume VI (1871) de nos Annales, dont la publication a été retardée par suite de plusieurs circonstances imprévues, est terminé et vient même d'être distribué aux membres. Le tome VII (1872) ne tardera pas à l'être également, car les Bul- letins le sont déjà ainsi qu'une grande partie des Mémoires et des planches destinées aux Annales. Le tome VIII (1873) est également à l'impression et une partie des Bulletins est terminée dès aujourd'hui. Les Procès-verbaux mensuels des séances ont BULLETIN DES SÉANCES. — ANNEE 1873. LV paru régulièrement et ont été adressés aux membres de la Société, ainsi qu'aux sociétés avec lesquelles nous sommes en correspondance. « Les ouvrages reçus devenant toujours plus nombreux par suite de nos nouvelles relations, il deviendra nécessaire d'en dresser le catalogue ainsi que de les disposer plus convenable- ment pour en faciKter l'usage aux membres. Le relevé des articles qu'ils contiennent, concernant la Malacologie. , sera aussi d'une utilité incontestable. Nous sommes heureux de vous informer que MM. Vanden Broeck et Collin ont bien voulu se charger de ce travail qu'ils ont déjà, en partie, mis à exécution. jj Le subside qui nous a été accordé par l'État va aussi nous permettre de pouvoir procéder à l'arrangement de notre biblio- thèque que les sociétés correspondantes continuent, pour une large part, à enrichir, ainsi que les dons faits par les auteurs, savoir : MM. Matthew, KagenmùUer, Miller, Dupont, Dali, Desguin, De Koninck, Young, Staerns, Kawall, Ortlieb, Chel- lonneix, Ubaghs, Moquin-Tandon, d'Ancona, Hidalgo, Brusina, Frauenfeld, Morren, Lancia di Brolo, Thielens, Crépin, De- walque, Briart, Cornet, Lenz et Nyst, etc., et divers ouvra- ges qui nous ont été offerts par MM. Senoner, Estourgies et Vanden Broeck. JJ L'augmentation des collections s'est faite par les dons de MM. Kobelt, Messemaeker, Rosart, Thielens, Hart, Le Comte, Candèze, Desguin, Erjavec, Heynemann, Fologne, Fromont, Brusina, Matthew, Vanden Broeck et par plusieurs membres ayant pris part à l'excursion de la Société, à Tongres. n Des propositions et demandes d'échanges ont été faites par plusieurs membres ainsi que par le Musée de Madras qui nous a fait parvenir son catalogue par l'intermédiaire de notre colla- borateur M. Craven, qui vient d'arriver de ce pays oii il a fait de nombreuses et importantes recherches qu'il a promis de nous communiquer lorsqu'il sera définitivement fixé parmi nous. » 11 conviendra aussi d'augmenter les rayons devant servir à LVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQIIE DE BELGIQUE. contenir nos caisses de coquilles; une partie du subside obtenu de l'État pourra être affecté à couvrir ces frais peu dispendieux du reste. 5) Les Archives sont conservées en bon état comme pendant les années précédentes. n Le mobilier est entretenu en bon état; un nouvel album pour y renfermer les portraits des membres a été offert à la Société par notre zélé confrère M. Vanden Broeck. Il s'est enrichi des portraits de MM. Miller, Rutot, Hidalgo, Matthew, Ubaghs, Dautzenberg, Froment, Westerlund, Quezada, Da- vreux et Bouyet, ce qui porte aujourd'hui leur nombre à 63. Plusieurs membres ont encore promis de l'augmenter. » C'est avec un vif sentiment de satisfaction que je suis ap- pelé à vous apprendre que la situation financière de la Société est aujourd'hui très-bonne, puisque malgré que nos publications se soient sensiblement accrues, nous pouvons vous annoncer qu'elle possède un encaisse, ainsi que vous pourrez vous en convaincre par les comptes qui vous seront soumis par M. le Trésorier, et que nous sommes à m^ême de faire face à nos dépenses sans qu'il soit nécessaire de majorer le chiffre de la cotisation des membres. Ces heureux résultats, Messieurs, sont •le fruit de dix années de persévérance ; ils sont entièrement dus à votre zèle et à votre dévouement pour la Science, soyez- en donc fiers, car ils sont l'oeuvre que nous sommes tous dési- reux de voir continuer longtemps encore. jj En terminant, Messieurs, veuillez, je vous prie, recevoir en même temps mes sincères remerciements pour la bienveil- lance que vous m'avez toujours témoignée, ainsi que pour le concours éclairé que vous avez tous bien voulu m'accorder en me rendant ma tâche excessivement facile, ce dont je garderai toujours, mes très-honorés confrères, un bien doux souvenir. « Le Président, 55 H. NYST. 55 BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. LVII Applaudissements et approbation de la gestion du Conseil pour Fannëe sociale écoulée 1872-1873. M. Thielens propose en outre de voter des remerciements à M. Nyst pour la façon dont il a géré la présidence. — Applau- dissements. Budjet. Le Trésorier expose, au nom du Conseil, les comptes de la Société, arrêtés au 30 juin 1873, en séance du Conseil, après examen de la Commission des comptes. Il résulte que les recettes de la Société, pendant l'exercice 1872-1873, se sont élevées au chiifre de 2872,38 fr., et les dépenses du même exercice au chiffre de 2212,56 fr. L'Assemblée, en approuvant, vote des remerciements à M. le trésorier E. Fologne, ainsi qu'à la Commission des comptes. Le trésorier présente ensuite, au nom du Conseil, le projet de budget pour l'exercice 1873-1874, prévoj^ant en recettes la somme de 4772,38 fr. et en dépenses la somme de 4665,76 fr. Après discussion sur chacun de ses articles, ce projet est adopté avec quelques modifications et fixé comme suit : en re- cettes 4772,38 fr., en dépenses 4865,76 fr. Par suite, la cotisation des membres effectifs, pour l'année 1873-1874, reste fixée à 15 francs, de même que le prix du vo- lume d'Annales correspondant à cette cotisation (Tome VIII, 1873), et le prix des procès-verbaux de l'année 1873 est fixé à 2,50 fr. Dans le cours de la discussion, M. de Borre appelle l'attention sur les sommes qui pourraient être reçues des membres en ac- quit de toute cotisation ultérieure, sommes qui ne pourraient être dépensées sans nuire aux recettes futures et qui devraient être capitalisées, sauf le cas de nécessité. — Adhésion. Fixation des jours des séances mensîielles. L'assemblée maintient pour jours des séances mensuelles le premier dimanche de chaque mois, à 2 heures de relevée. LVIII SOCIÉTÉ MÂLACOLOGIQUE DE BELGIQUE. CJmœ de la localité et de l'époque de Vexcufsion annuelle de la Société. M. Colbeau propose pour but de l'excursion les environs de Quiévrain et d'Angres, localités riches en mollusques vivants et offrant aux paléontologues des couches variées pour la recherche des espèces fossiles. M. Cornet propose Couvin et Mariembourg- oii les terrains devenions renferment de nombreux et intéressants fossiles de bonne conservation. M. Malaise propose Bouillon. L'Assemblée, après quelques observations, adopte la propo- sition de M, Cornet et choisit Couvin pour but de l'excursion annuelle de la Société ; elle fixe cette excursion au dimanche 7 septembre 1873, jour de l'assemblée mensuelle de la Société, laquelle se tiendra en conséquence à Couvin. Propositions dix erses. M. Le Comte donne lecture de la proposition suivante : « Messieurs et chers Collègues, 5) Me faisant l'interprète de la plupart de mes collègues, per- mettez-moi de venir vous faire, en leurs noms, une proposition que je considère comme d'un grand intérêt pour notre Société et comme l'acquit d'une dette de reconnaissance que nous avons tous contractée vis à vis de l'un de nous. j) L'avenir de toute société ne dépend-t-il pas, non seulement de l'importance, mais aussi du bon ordre et de la régularité de ses travaux. Nous sommes en relations avec diverses sociétés scientifiques étrangères; si nous examinons quelles sont celles d'entre elles dont les publications ont acquis le plus d'impor- tance, ne trouvons-nous pas en première ligue, d'un côté la So- ciété Impériale des naturalistes de Moscou, qui depuis de nombreuses années a ses publications dirigées par son secré- taire M. le conseiller Charles Renard ; d'un autre côté la Soc. BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. LIX Imp. Roy. de Zoologie et de Botanique de Vienne, dont le pivot a toujours été, depuis sa fondation, M. le Chev. Georges de Frauenfeld, en l'honneur duquel cette Société vient naguère de donner une fête brillante à propos du 20"" anniversaire de son secrétariat, fête à laquelle nous nous sommes associés. n Heureuses les sociétés qui possèdent de pareils hommes et qui savent se les attacher. w Examinons à présent, Messieurs, notre dette de reconnais- sance. jj Plus de dix ans se sont écoulés depuis que sept de nos collè- gues, grâce aux efforts persévérants de l'un d'eux, grâce même à ses sacrifices de tout genre, se réunissaient et parvenaient à fonder la Société Malacoiogique de Belgique. Je n'ai pas besoin de vous dire qui était ce collègue qui ayant compris qu'une lacune existait parmi les sociétés s'occupant des sciences natu- relles, entreprit de la combler, à travers tous les obstacles que suscite trop souvent l'indifférence. Vous l'avez tous nommé, notre honorable secrétaire M. Colbeau. ,: Désireux d'assurer le succès de son œuvre, il accepta à la première réunion les fonctions les plus laborieuses, celles de secrétaire; et depuis lors, quelqu'extention que nos travaux aient pris, quoique devant seul suffire à la direction de nos publications, à la correction des épreuves etc. outre une corres- pondance de plus en plus étendue, il ne les a plus quittées. Pendant les deux années même, qu'investi par ses collègues du mandat de la présidence, il eut pu s'occuper de ses propres travaux qu'il sacrifie depuis dix ans, n'a-t-il pas été obligé d'y renoncer encore, pour cumuler les deux charges. » Enfin, depuis qu'elle existe, il a été l'âme de notre Société qui est son œuvre toute entière, et je suis certain d'entrer dans votre pensée à tous en disant que si aujourd'hui elle a pris dans le monde scientifique une place honorable, si nos relations se sont étendues dans les deux hémisphères, c'est à lui d'abord que nous en sommes redevables, et je ne crains pas de le dire, c'est à son zèle, à son talent et à son dévouement absolu que nous LX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. devons la plus grande partie de nos succès ; aussi, Messieurs, viens-je avec confiance, tout en comprenant le sacrifice nouveau que nous lui imposerons, vous proposer de nous acquitter envers lui, en lui conférant le titre de Secrétaire perpétuel. 53 Applaudissem^ents . La proposition de M. Le Comte est appuyée par un grand nombre de membres. M. Colbeau remercie de tout cœur M. Le Comte des senti- ments qu'il vient d'exprimer au nom de plusieurs de nos collè- gues ; il ne pense pas avoir mérité ces éloges qui s'adressent, du reste, également à nos collègues qui ont pris avec lui l'ini- tiative de la fondation de la Société. Quant à la proposition en elle-même, il est profondément touché et reconnaissant de l'accueil sympathique qu'elle a rencontré dans l'assemblée, mais il ne croit pas qu'il soit réellement de l'intérêt de la Société d'y donner suite. MM. Van Volxem et Thielens font remarquer que la propo- sition de M. Le Comte, étant une modification aux statuts, doit foire l'objet d'une convocation spéciale de la Société en assem- blée générale. L'assemblée décide que la proposition de M. Le Comte fera l'objet de l'ordre du jour d'une Assemblée générale extraordi- naire de la Société. M. Vanden Broeck donne lecture d'une proposition tendant à régler les questions relatives aux tirés à part des travaux in- sérés dans les Annales ; il voudrait notamment que l'on fixât la quote part des frais qui incomberaient aux auteurs des travaux; il voudrait aussi que, dans certains cas, les auteurs de notices insérées aux Bulletins eussent droit à des tirés à part. Diverses opinions sont émises au sujet de cette proposition dont la discussion est ajournée. Nomination du Prcsident de la Société iioiiT les années so- ciales 1873-1874 et 1874-1875, en remplacement de M. Nyst, président sortant, non immédiatement rééligible. BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. LXI La liste générale des membres de la Société est déposée sur le bureau. La séance est suspendue. A la reprise de la séance l'assemblée procède au vote selon le mode établi par les statuts. 27 membres prennent part au vote. Le dépouillement du scrutin donne le résultat suivant : M. Dewalque 17 voix. M. Cornet 7 ,, M. De Sélys Longcliamps 1 » M. Le Comte 1 » Un billet blanc. En conséquence M. Dewalque est proclamé président de la Société pour les années 1873-1874 et 1874-1875. — Applau- dissements. Nomination de trois 3Icnibres du Conseil pour les années 1873-1874 et 1874-1875. Membres sortants MM. Colbeau, Miller, Vanden Broeck. 25 membres prennent part au vote qui donne le résultat suivant : M. Vanden Broeck 23 voix. M. Colbeau 22 » M. Miller 20 « M. Nyst 3 ;, M. Van Volxem 1 » 2 bulletins blancs. Nomination de la Commission des comptes ])our Vannée sociale 1873-1874. MM. Timmermans, Seghers et De Bullemont, membres sor- tants, sont réélus par acclamation. LXII SOCIÉTÉ MÂLAGOLOGIQUE DE BELGIQUE. L'ordre du jour de l'Assemblée générale étant épuisé, M. Nyst, président sortant, cède le fauteuil au nouveau prési- dent élu, M. Dewalque, qui prend possession de ses fonctions, remercie l'assemblée et lève la séance à 5 heures. Assemblée générale extraordinaire du 3 août 1873. Présidence de M. G. Dewalque. La séance est ouverte à 1 1/2 heures. La liste de présence porte les signatures de MM. Fr. Rof- fiaen; Ed. de Sélys-Longchamps ; E, Vanden Broeck; G. Col- lin ; A. de Borre; G. Dewalque ; L. Bauwens; C. Fontaine; Th. Le Comte; H. Miller; Th. Lefèvre; G. Vincent; D-" Fro- mont; J. C. Purves; H. Nyst; F. Van Horen; H. Rosart. MM. Thielens, Cornet, Lanszweert, de Bullemont, Denis, Charlier, Briart, Colbeau, Hallez, Breyer, Houzeau de Lehaie et Pire font excuser leur absence. En l'absence de M. Colbeau, M. Vanden Broeck remplit les fonctions de secrétaire. Il est donné lecture d'une lettre de M. Thielens demandant une rectification au procès-verbal de la dernière Assemblée générale, au sujet d'une phrase qui le concerne et qui, d'après lui, n'exprimerait pas suffisamment son adhésion à la proposi- tion de M. Le Comte. Après délibération, l'Assemblée, étant d'avis que le procès-verbal interprête exactement les paroles de M. Thielens, décide qu'aucune modification n'y est néces- saire, la présente communication de M. Thielens enlevant, du reste, toute ambiguïté dans l'expression de sa pensée. Aucune autre observation n'étant présent;ée, le procès-verbal de l'Assemblée générale du 6 juillet est adopté. Correspondance. Il est donné lecture de lettres de MM. Lanszweert et Denis BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. LXIII faisant connaître à la Société leur adhésion sympathique à la proposition portée à l'ordre du -jour de l'Assemblée. Il est ensuite donné lecture d'une lettre de M. Colheau, ex- cusant son absence et contenant quelques observations au sujet de la proposition présentée par M. Le Comte à la dernière séance. L'Assemblée décide que cette lettre sera publiée in extenso dans le procès-verbal de la séance. En voici la. te- neur : Ixelles, 5 août 1873. Monsieur le Président 33 Des motifs de convenance m'empêchant, à mon grand re- gret, de pouvoir assister à l'Assemblée générale extraordinaire de ce jour, je viens vous prier de vouloir bien excuser mon absence. 33 En réponse à la demande de notre collègue, M. Le Comte, insérée à la suite du procès-verbal de l'Assemblée du 6 juillet, permettez-moi de présenter brièvement quelques mots d'obser- vations. 33 Je suis profondément sensible aux motifs qui ont porté M. Le Comte à faire sa proposition ainsi qu'à la manière dont celle-ci a été accueillie à notre dernière Assemblée, et je consi- dère cette marque de sympathie comme plus que suffisante pour ce que j'ai pu faire pour la Société. Je prie mes collègues d'accepter de nouveau aujourd'hui le témoignage de ma plus vive reconnaissance. 33 Mais je ne puis approuver la proposition de nommer un secrétaire à vie, dans une Société organisée comme la nôtre, car j'y vois plus d'un danger; et chacun, j'en suis convaincu, jugeant froidement la situation, prévoira les conséquences pos- sibles de la mesure proposée. Un premier danger, et immédiat, est de porter atteinte à l'une des dispositions essentielles de nos statuts, sans que la nécessité en soit démontrée, et cette raison seule, je pense, doit aujourd'hui suffire pour faire écar- ter la proposition. I.XIV SOCll'TI^ MzMACOLOGIQUE DE BELGIQUE. » Je prie donc particulièrement notre collègue et ami, M. Le Comte, de retirer sa proposition de nommer un secré- taire perpétuel, même exceptionnellement, et je prie l'Assem- blée de manifester sa volonté expresse de maintenir intacts nos Statuts auxquels la Société doit toute sa prospérité. jj Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments les plus distingués et les plus dévoués. >j Jules Colbeau. » Proposition de M. Le Comte. M. Le Comte donne lecture de la proposition suivante : Lessines, 28 juillet 1873. « Messieurs et cliers collègues, j; La proposition que j'ai eu l'honneur de vous soumettre à notre Assemblée générale du 6 juillet dernier, d'accorder à M. Jules Colbeau le titre de Secrétaire perpétuel, avait à mes yeux deux motifs principaux : d'abord l'acquit d'une dette de reconnaissance vis-à-vis de notre honorable collègue, de notre ami si dévoué, et je ne dirai pas seulement du fondateur, mais du créateur et de l'âme de notre Société Malacologique. j3 J'examinais ensuite l'intérêt de notre Société, l'utilité qu'il y aurait pour elle de s'attacher comme cheville ouvrière, pour diriger ses travaux et ses publications et pour la maintenir en bons rapports avec le monde savant, de s'attacher, dis-je, un homme spécial qui put et voulut bien lui consacrer son temps, un homme de la trempe de M. Colbeau, qui depuis dix ans s'est dévoué corps et âme à sa prospérité. » L'accueil spontané, unanime, enthousiaste, que vous avez accordé à mes paroles, m'a prouvé que je n'avais fait qu'ex- primer les idées de chacun de vous et que sous ces rapports nous sommes tous d'accord. JJ Mais il est un troisième point extrêmement délicat, qui a 'nécessité notre convocation en Assemblée générale extraordi- BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. LXV naire et dont ma proposition ne dit rien. C'est le point du chan- gement aux Statuts. n Comme j'ai eu l'honneur de vous le dire, Messieurs, ma proposition a un caractère tout à fait personnel et exceptionnel et les motifs que j'ai fait valoir ne pourront plus jamais se re- produire. Comment notre Société pourrait-elle se retrouver en présence d'un autre créateur. » Ne pourrait-on pas, vu ce caractère tout à fait exception- nel et personnel, ne pas changer les statuts, mais seulement suspendre les effets de l'article 13, en ce qui regarde le secré- taire, pendant le temps où M. Colbeau en remplirait les fonc- tions ; temps après lequel cet article reprendrait tous ses effets. 5) Tel était bien le fond de ma pensée, car je comprends toute la gravité qu'il y aurait à toucher à notre pacte fonda- mental et je comprends parfaitement aussi les scrupules de plusieurs de mes honorables collègues avec lesquels j'ai eu occasion de m'entretenir au sujet de ma proposition, qui tous lui sont favorables et qui tous sont d'accord qu'un changement quelconque à nos statuts peut devenir nuisible aux intérêts de la Société et pourrait lui susciter des embarras dans l'avenir. C'est aussi l'avis de M. Colbeau. » Eh bien. Messieurs, /;«/• respect 2)0îir l'œuvre admirable de nos fondateurs^ cette œuvre si simple, si concise, et pourtant si complète, ^jozfy* lui conserur son intégrité toute entière^ je viens vous faire une seconde proposition qui, laissant les Sta- tuts parfaitement intacts, aura, j'en suis certain, ce caractère d'unanimité que je tiens à lui voir. » Que l'Assemblée décerne à M. Colbeau le titre de Membre lionoraire^ en lui conservant tous ses droits de membre effectif^ et qu'elle manifeste en même temps le désir que M. Colbeau reuille bien 'pendant de longues années encore^ accepter le renou- 'cellement du mandat qui lui a été confié. r, Th. Le Comte » LXVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQIIE DE BELGIQUE. A la suite de cette proposition, M. Le Comte donne lecture de nombreuses lettres qu'il a reçues de collègues absents à la séance, le chargeant de les représenter auprès de la Société pour témoigner de leur adhésion à la proposition qu'il a faite lors de la dernière Assemblée générale. Plusieurs avis sont émis dans la discussion qui suit la lecture de la nouvelle proposition de M. Le Comte. La plupart des membres, reconnaissant que le titre de secrétaire perpétuel décerné à M. Colbeau serait contradictoire avec l'esprit et les termes de nos statuts, et reconnaissant aussi, avec M. Colbeau, que tout changement qui porterait atteinte aux dispositions essentielles de ceux-ci serait regrettable et dangereux pour la Société, concluent qu'il y aurait lieu d'examiner d'autres pro- positions. M. de Borre, citant l'exemple d'autres sociétés scientifiques, propose la nomination de M. Colbeau comme membre à vie du Conseil. M. de Sélys-Longchamps combat toute proposition ayant pour objet une nomination à vie. Après avoir exposé les désa- vantages qui peuvent résulter de nominations de ce genre, M. de Sélys appuie la proposition nouvelle de M. Le Comte et croit que la Société ferait bien de fixer son choix sur la nomi- nation de M. Colbeau comme membre honoraire, tout en lui conservant les droits de membre eiFectif. M. Le Comte fait remarquer qu'en modifiant sa première proposition et en la remplaçant par celle dont il vient de donner lecture, il a uniquement eu en vue le sentiment de res- pect qu'il éprouve pour nos Statuts. C'est en vue d'obéir au même sentiment que l'Assemblée ne croit pas pouvoir admettre la proposition de M. de Borre qui, de môme que la première proposition de M. Le Comte, est contraire aux institutions fondamentales de la Société. M. de Borre retire alors sa proposition et se rallie à l'avis de MM. de Sélys et Le Comte. La plupart des membres appuient la proposition de M. Le BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. LXVII Comte et sont d'accord pour bien spécifier que tout en étant nommé membre honoraire, M. Colbeau conserverait tous ses^ droits de membre effectif. Déférant au vœu de la Société et se conformant à l'article 7 des Statuts, M. le Président suspend un moment la séance pour réunir le Conseil et procéder à la présentation par celui-ci de ^ M. Colbeau comme membre honoraire de la Société. Après délibération, les membres du Conseil rentrent en séance et M. le Président se faisant leur interprète, présente M. Jules Colbeau comme membre honoraire de la Société tout en lui conservant ses droits de membre effectif. Cette proposition est accueillie avec enthousiasme ; elle est votée à l'unanimité et par acclamation. L'Assemblée prie M. le Président de se faire son interprète auprès de M. Colbeau en lui notifiant par écrit la résolution qui vient d'être prise. Plusieurs membres prennent ensuite la parole pour émettre le vœu que la Société offre à M. Colbeau un témoignage spécial rappelant la résolution prise en ce jour et de nature à lui être offert comme un souvenir durable des sentiments de sympathie et de reconnaissance qui viennent d'être exprimés à cette oc- casion. M. de Borre propose de faire exécuter le portrait de M. Col- beau, soit peint, soit lithographie. Après discussion, cette proposition est écartée ; outre que son exécution offrirait certaines difficultés, cette proposition ne semble pas représenter exactement le vœu de la Société car, comme le fait très-justement remarquer M. Fontaine, une lithographie ou un portrait serait plutôt considéré comme un souvenir de M. Colbeau pour la Société elle-même, tandis que c'est celle-ci au contraire qui désire offrir un hommage à son secrétaire, M. Colbeau. M. Miller porte à la connaissance de l'Assemblée que plu- sieurs de ses collègues avaient déjà formulé diverses proposi- tions dans ce sens et il se déclare, quant à lui, disposé à LXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. adopter l'idée d'un album renfermant les portraits de tous les membres de la Société ; proposition dont M. Vanden Broeck avait déjà entretenu plusieurs de ses collègues. L'Assemblée semblant disposée à partager 1 opinion de M. Miller, M. Vanden Broeck présente alors sa proposition, immédiatement appuyée par MM. Miller et Roffiaen, consistant à offrir à M. Colbeau, comme hommacre rendu au zèle et au dévouement admirable dont il n'a cessé de faire preuve depuis dix ans, un album renfermant les portraits-cartes photographiés de tous ses membres. Cette proposition est adoptée à l'unanimité et sur un vœu exprimé par M. de Sélys-Longchamps , l'Assemblée décide que pour conserver à ce vote le caractère d'unanimité et de spontanéité qui l'a si bien caractérisé, l'achat de l'Album se ferait non par souscription, mais au moyen d'une somme pré- levée sur les fonds de la Société. Une somme de cent francs est votée pour l'achat de l'Album. L'Assemblée passe ensuite à la nomination d'un Comité chargé d'effectuer cet achat, de réunir les portraits des membres de la Société et de prendre toutes les mesures né- cessaires pour assurer la bonne exécution des résolutions qui viennent d'être prises. L'Assemblée délègue à cet effet les au- teurs de la proposition adoptée, savoir : MM. Miller, Rofïiaen et Vanden Broeck. Proposition de M. Vanden Broeck. M. Vanden Broeck avait émis le désir, lors de l'assemblée générale du 6 juillet, que la Société mit en discussion certaines questions d'administration concernant nos publications : entre autres un tarif régulier de la part des frais qui incombe aux auteurs pour leurs tirés à part, le partage des frais occasionnés par les travaux présentés pour les Mémoires dans certaines conditions et enfin la question, encore non soulevée jusqu'ici, des tirés à part pour les communications au Bulletin. M. Vanden Broeck n'ayant pas suffisamment préparé l'étude BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. LXIX de ces questions, désire que l'Assemblée délègue ses pouvoirs à une prochaine assemblée ordinaire, pour discuter. et résoudre les propositions qui pourraient être faites ; et il croit cet ajour- nement d'autant plus nécessaire que l'absence de M. Colbeau, qui n'assiste pas à cette séance, serait fort regrettable dans la discussion de questions d'administration de ce genre. L'ajournement est adopté et la discussion est remise à la séance d'octobre. L'ordre du jour étant épuisé, MM. Nyst et Roffiaen vont, sur l'invitation de M. le Président, prier M. Colbeau de se rendre à la séance pour y recevoir communication des décisions qui viennent d'être prises à son égard. L'entrée de M. Colbeau est saluée par les acclamations de l'Assemblée. M. le Président, s'adressant alors à M. Colbeau prend la parole en ces termes : « Monsieur et cher confrère , n Dans notre dernière assemblée générale, un de nos con- frères les plus autorisés, rappelant brièvement l'histoire de notre Société, a fait ressortir la part considérable que vous avez prise à sa création, et le dévouement avec lequel vous avez, depuis dix ans, consacré tous vos efforts à sa prospérité. Vous avez pu voir à nos acclamations unanimes, comment nous adhérions à cette appréciation des services éminents que vous avez rendus à la Société malacôlogique, et vous avez compris que, en ajournant à une assemblée générale extraordinaire la décision à prendre sur la proposition de vous nommer secré- taire perpétuel, la Société suspendait à regret l'expression de sa reconnaissance pour respecter des statuts cà l'abri desquels vous avez tant fait pour sa prospérité. » Cette assemblée extraordinaire vient d'avoir lieu. En atten- dant que je puisse vous en notifier le résultat par écrit, j'ai cru devoir vous inviter à venir reprendre votre place ici ; et les LXX SOCIÉTË MÂLACOLOGIQUE DE BELGIQUE. acclamations qui ont salué votre entrée, vous annoncent la re- connaissance de la Société pour celui qu'elle considère, à juste titre, comme son créateur et dont le zèle infatigable a mérité la plus vive gratitude de sa part. J'ai eu l'honneur de communi- quer votre lettre à l'Assemblée, et elle a pris en sérieuse con- sidération votre avis sur la question de dérogation à nos statuts ; mais chacun sentait que diverses voies nous étaient ouvertes pour vous porter l'expression de notre aifectueuse reconnais- sance. Je suis heureux, mon cher confrère, d'avoir à vous annoncer que la Société Malacologique, pour exprimer d'une manière tout spéciale ses sentiments envers le savant dévoué qui, après l'avoir fondée, a assuré sa prospérité, vous a, à l'una- nimité et par acclamation, nommé membre honoraire, en vous conservant les droits de membre effectif; et elle espère que vous voudrez bien, pendant de longues années encore, accepter le renouvellement du mandat qui vous a été confié jusqu'ici et que vous avez rempli d'une manière si distinguée. J3 II me reste à ajouter que vos confrères, cherchant à vous laisser une autre marque de leurs sentiments, ont porté leur choix sur un album renfermant leurs portraits. Ce gage de leur haute estime et de leurs vives sympathies, vous pourrez le con- server avec une juste satisfaction, car ces sentiments sont im- périssables. » Applaudissements. M. Colbeau répond aux paroles de M. le Président : « Mes chers collègues , « Je ne sais réellement comment vous exprimer toute ma reconnaissance pour ce que vous avez bien voulu faire pour moi et pour la distinction dont vous venez de m'honorer. Je suis très-embarrassé pour répondre convenablement aux pa- roles que notre digne Président vient de prononcer en votre nom. Je ne crois pas avoir mérité un témoignage aussi hono- BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. LXXI rable et dont la valeur dépasse beaucoup trop ce que j'ai fait pour la Société. j5 Si j'ai pu rendre quelques services, c'est grâce surtout à nos statuts, et permettez-moi de vous exprimer toute la satisfaction que j'éprouve de savoir que vous venez de les affirmer aujour- d'hui encore si unanimement. 5) Nous avons tous travaillé de notre côté àla prospérité de la Société, et si les fonctions que j'ai occupées m'ont permis d'agir plus efficacement, je n'ai en tout cas fait que mon strict devoir et répondu ainsi à la confiance que vous avez mise en moi. n Je ne souhaite rien tant que de pouvoir longtemps encore me consacrer tout entier à notre oeuvre commune ; les encoura- gements si honorables et si affectueux que vous me donnez aujourd'hui me font un devoir de travailler tous les jours d'avan- tage à assurer et à augmenter la prospérité de notre Société ; j'espère ne pas y faillir ; mais soyez certains que s'il pouvait en être un jour autrement, ce serait uniquement parce que mes forces ne me le permettraient plus. )5 Encore une fois, mes chers collègues, je vous remercie du plus profond de mon cœur et je vous prie de compter toujours et entièrement sur mes plus vifs sentiments d'affection et de re- connaissance, n Applaudissements prolongés. M. Colbeau reçoit ensuite les félicitations chaleureuses de ses collègues qui tous tiennent à lui témoigner en particulier l'expression des sentiments dont l'Assemblée vient de se faire officiellement l'interprète. La séance est levée à 2 1/4 heures. LXXII SOCIËTl': MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Séance du 3 août 9 S 73. Présidence de M. Dewalque. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Sont présents MM. Dewalque, président; Roffiaen ; de Sélj's- Longchamps ; Van den Broeck ; Collin ; de Borre ; Bauwens ; Fontaine; Le Comte; Miller; Lefèvre; Vincent; Froment; Purves; Nyst; Van Horen ; Rosart; Mourlon ; Weyers; Col- beau, secrétaire. MM. Thielens, Cornet, Lanszweert, de BuUemont, Charlier, Briart, Hallez, Breyer, Houzeau de Lehaie, Denis, Rutot, Franco, Pire font excuser leur absence. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du P"" juin 1873 est adopté. Correspondance. Les Sociétés suivantes remercient pour la réception des An- nales ou annoncent l'envoi de leurs publications : Société des Naturalistes de Riga, Académie Impériale des Sciences de Vienne, Muséum Francisco-Carolinum de Linz, Société libre d'Émulation de Liège, Académie Slavo-méridionale des Sciences et des Arts à Agram, Smithsonian Institution. M. Estourgies remercie pour la réception des Annales desti- nées à la Société des Sciences de l'Ile Maurice. M. le Major Bouyet et M. A. Potier remercient pour leur réception comme membres effectifs. La Société Entomologique de Belgique invite à prendre part à une excursion organisée par quelques uns de ses membres dans la vallée de l'Ourtlie. MM. Dollfus et Ortlieb, Cornet et Briart, Thielens, Houzeau de Lehaie, adressent des travaux destinés aux Annales de la Société. BULLETIN DES SÉANCES. - ANNEE 1873. LXXIII M. de Borre propose réchange des Annales contre les Wieg- manns Archiv filr NaturgescMchte^ de la part de M. le professeur Troschel qui dirige actuellement cette revue. — Cet échange est accepté. MM. Thielens, Lanszweert, Houzeau de Lehaie, Denis, font connaître qu'ils sont empêchés d'assister à la séance. Dons et envois reçus. M. le Major Bouyet et M. Houzeau de Lehaie font don de leur portrait photographié. Coquilles fossiles de Rouge-Cloître offertes par M. Van den Broeck, et coquilles terrestres et fluviatiles vivantes européennes offertes par M. Môrch et par M. Ressmann. Ouvrages présentés par leurs auteurs MM. Briart et Cornet {Descri])tion àes fossiles du calcaire grossier deMons)^ M.Lenz, M. Nyst {Tableau du genre Scalarid)^ M. Klecak {Catalogus marinorum Molluscorum Balmat iS'. arcnaria Boucli. Zonites nitidtis MûU. Habay (région ardennaise). Peu com- mune. » lucidîis'Drai^. Bois de Grandcourt. Route de Bastogne à Arlon. V cellar'ms Miill. Prairies à Viville. Route de Bastogne, à Arlon. Coteaux sur la zone calcaire à Ruette. Bois de Grandcourt. » cellariîis Miill. var. elevatîis Vanden Broeck. Bois de Grandcourt. « nitiduhis Drap. Habay. Bois de Grandcourt. jj striatuhisG^vdij. kv\oïi\vd,ve. XC SOCIKTÉ MALÂCOLOGIQIIE DE BELGIQUE. Zo7iites crystallin'us Miill. Bois do Grandcourt. Nouvelle pour la Faune de notre région jurassique. Hélix rotiinâatalslvM. Route de Bastogne à Arlon. Prairies à Viville. Habay. Rare dans le bois de Grandcourt. )) rotimdata Miill. var. qrisca Moq.-Tand. Bois de Grandcourt ; très-rare. T) obrolvta Miill. Bois de Grandcourt, excessivement commune ; se trouve abondamment sous les pierres dans les endroits humides de la forêt. Une partie des exemplaires sont de très-petite taille. Espèce nouvelle pour la Faune de notre région jurassique. 'j m'histomm Linné. Un exemplaire seulement trouvé dans le bois de Grandcourt. Espèce nouvelle pour la Faune de notre région jurassique. » la^icida Linné. Coteaux calcaires à Ruette. Bois do Grandcourt. j) ])ulchella Drap. var. lem^ata Moq. Arlon. Prairies à _ Viville. Bois de Grandcourt. Nous n'avons pas re- marqué la var. costata Miill. » nemoralis Linné . Paraît très-rare dans toute notre région jurassique. Habay (région ardennaise), un exem- plaire. Bois de Grandcourt; rare. Prairies à Ruette près Virton, un exemplaire, 55 S ativeuri 5 . CoVo . Bois de Grandcourt; rare. Arlon; rare. L'Hélix Sauveuri est, comme on le sait, une forme intermédiaire entre l'Hélix nemoralis qui est la forme caractéristique des plaines et l'Hélix hor- tensis qui est particulière aux régions montagneuses. - Dans les provinces du Hainaut, de Namur et de Liège, où les H. nemoralis et hortensis sont égale- ment communes, l'Hélix Sauveuri paraît plus abon- dante que dans la région jurassique, oii l'Hélix hoi'- tensis se trouve à peu près seule. Dans les plaines basses du Brabant et des Flandres oii l'H. nemoralis a la prédominance, l'Hélix Sauveuri n'existe pas. DULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE. 1873. XCI Serait-ce une raison en faveur de l'hypothèse qui fait de cette Hélix un hybride entre les deux autres formes? Hélix hortensis Mûll. Bois de Grandcourt. Extrêmement commune à Arlon, le long des routes de Bastogne et de Vi ville. La variété la plus répandue est celle à coquille jaune unicolore. Il y a également à signaler quelques jolies variétés à bandes d'un brun corné transparent et d'autres à bandes blanches translu- cides. jj fomatia Linné. Très-commune le long de la lisière des bois de Ruette et de Grandcourt. ?) incarnata Mûll. Bois de Grandcourt et de Ruette. î) sericea Drap. Espèce assez caractéristique de la région jurassique. Arlon, Viville, etc. )j concinna JefPr.? Bois de Grandcourt. Rappelle exacte- ment la forme de cette Hélix si répandue dans la vallée de la Meuse, mais dont la détermination n'a encore pu se faire jusqu'ici avec toute l'exactitude désirable. jî hispida Linné. Arlon; route de Bastogne. Prairies à Viville. Environs de Virton. Prairies à Ethe. Bois de Grandcourt. L'une des espèces les plus répandues dans tout le pays. 3) unijasciata Poir. tyinca. Coteaux à Ruette sur la zone calcaire seulement; commune. )) imifasciata Poir. var. alha Moq.-Tand. Coteaux cal- caires à Ruette ; rare. î) erketorum Mûll. Ethe près Virton. Bois de Grandcourt et de Ruette; très-commune. Ruette; rare sur la partie argilo-marneuse de cette localité. Bîilimiis montants Drap. Bois de Grandcourt; n'y paraît pas très-rare. » ohscimis Mûll. Ethe près de Virton. Bois de Grand- court. XCII SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. Bulîmus ohscimis Miill. var. curtus Nob. Coquille à spire très- courte ; taille extrêmement minime, n'atteignant que 7 à 7 1/2 millimètres, tandis que la coquille du type présente souvent une hauteur de 10 à 11'"'". Bois de Grandcourt (zone calcaire) se trouve avec le type. 5) siihcylindricus Linné. Arlon. Route de Bastogne et hauteurs sablonneuses sur la route de Viville. Prai- ries à Viville. A remarquer l'absence de cette espèce, si commune partout, dans les bois de Ruette et do Grandcourt (zone calcaire) et son remplacement, dans ces localités, par le Bulimus Menkeanus. j) subcylindricîis Linné, var. exigims Menke. Arlon vers la route de Bastogne ; rare. » Menlieanus PfeifF. Bois de Grandcourt; très-commun. Cette belle et rare espèce, qui n'avait encore été ob- servée que fort exceptionnellement en deux ou trois localités du pays, semble avoir ici une habitation bien caractérisée. C'est après YRelixobwlvM^ l'es- pèce la plus répandue dans le bois de Grandcourt. Ce Bulimus est en même temps nouveau pour la Faune de notre région jurassique et même pour celle de la province du Luxembourg. Claiisilia laminata Mont. Commtme dnns le bois de Grand- court. Coloration généralement assez pâle, un peu rosée. Une partie des exemplaires appartiennent à une var. mino7' ; ils offrent une spire fort courte ce qui réduit la taille de la coquille à 14'"'" (Le type peut atteindre plus de 18'"'" de hauteur.) ;j laminata Mont. var. albinos Moq. Trois beaux exem- plaires de cette remarquable variété ont été pris vi- vants dans le bois de Grandcourt. La coquille est d'un blanc de lait très-pur dans toute son étendue. )> IMvxîila Stud. var. minlma Hartm. Attachée sur des troncs d'arbres à Viville. Bois de Grandcourt. BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. XCIII Clausilia nigricans JeiF. Prairies à Viville et à Ruette. Bois de Grandcoiirt. j) nigricans ie^. var. minor Nob. Bois de Grandcourt. Très-jolie variété bien caractérisée par son aspect fusiforme, sa coquille trés-renflée au milieu et amin- cie aux extrémités. Mais ce qu'il y a de plus remar- quable dans cette variété, c'est sa taille si mignonne qui, à première vue, la fait se rapprocher beaucoup de l'espèce précédente. Elle atteint 9™"^ à peine, tandis que le type arrive jusqu'à présenter 17™'" de hauteur. Pupa perversa Linné, tyfica. Assez commun, sur Fécorce des troncs d'arbres renversés, dans les prairies de Viville. Espèce nouvelle pour la Faune de notre régipn juras- sique. )) f7o/w/?;«2.Brug. Commun dans le bois de Grandcourt. Es- pèce nouvelle pour la Faune de notre région jurassique. » miisconim Linné. Rare dans le bois de Grandcourt. Planorhis nitidus Mùll. Rare dans une mare à droite de la route d'Arlon à Viville, entre Neuf-Moulin et le Moulin à l'huile. J3 fortcx Linné. Très-commun avec le précédent. )j contortus Linné. Kabay (région ardennaise), aux limites de la région jurassique. » alhus MûU. Habay (région ardennaise), aux limites de la région jurassique. n corneiis Linné. Viville; assez rare en compagnie du PI. vortex. Limnœa auricularia Linné. Rare dans la Mellier, près de Vil- lers-sur-Semois. » limosa Linné. Espèce répandue et très-variable dans toute la région jurassique. Parfois elle se rapproche tellement de la forme de la Limnœa 'pcregra qu'il devient difficile de l'en distinguer sans un examen attentif. XCIV SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE. Mare à Viville ; commune. Canal du Moulin à l'huile à Viville; très-commune. Fossés des prairies entre Latour etRuette, près de Virton; les exemplaires de cette dernière localité sont très-épais ; la coquille est très-régulière, ovale. Rivière le Ton devant Ethe, près Virton; très-commune. Liyiinœa peregra Miill. Mare à Viville. » 'peregra Miill. var. cornca Ziegl. Très-commune et bien caractérisée, dans une mare isolée au milieu des champs à Freylange. J5 stagnalis Linn. Mare à Viville, près d'Arlon ; commune. )} truncatula Miill. Fossés à Arlon, près de la route de Bastogne. » truncatula Miill. var. rentricosa Moq.-Tand. Commune dans un ruisseau descendant des hauteurs de Ruette. Coquille plus ventrue que le type; spire plus courte ; péristome sans bourrelet. Ancylus Humatilis Miill. Très-répandu partout et de taille trés-variable. Un exemplaire de Habay (région de l'Ardenne), atteint 11"'™ de grand diamètre sur 8 de large et 4 de hauteur. Commune dans la rivière le Ton, à Ethe, où quelques échantillons sont également très-grands. On pourrait peut-être les rapporter à une var. major. Pisidium pusilkim Gmelin. Canal du Moulin à l'huile à Vi- ville; très-commun. Mare sur la route d'Arlon à Viville. » cazertanum Poli. Fossés à Arlon, le long de la route de Bastogne. Unio hatamis Lamarck. Un seul exemplaire dans la INIellier à Villers-sur-Semois. Espèce nouvelle pour la Faune de notre région jurassique. Unio margaritifer Lin. ? Nous n'avons pas observé nous-mêmes cette espèce ; mais l'on nous a dit, aux environs de Villers, qu'à certaines époques plusieurs individus BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. XCV étrangers « tenaient chercher des iierles dans les monïcs de la Mcllier » ; nous avons donc tout lieu de supposer que l'Unio margaritifer y habite, car il n'y a aucune autre espèce de nos Unio qui puisse donner lieu à des récoltes de perles. L'Unio margaritifer n'a pas encore été mentionné pour la Faune de notre région jurassique. Cmmnunications et propositions diverses des Membres. M. Roffiaen rend compte du résultat de l'excursion faite dans la Vallée de l'Ourthe, à la fin du mois de juillet dernier, par quelques membres de la Société Entomologique de Belgique et par MM. Candèze, Charlier, Purves, RofRaen et Wilkins, membres de notre Société. Les espèces recueillies senties sui- vantes : Succinca putris^ près de Colonstère ; >S'. elegans, également près de Colonstère et entre Festreux et Esneux. Zonites cellariiis, dans les ruines d'Amblève. Hélix rotundata^ Roche noire ; H. ohzoluta et H. lapicida^ ruines d'Amblève; H. pomatia, exemplaire de couleur très- pâle, à la Carrière du Prince ; H. incarnata^ ruines d'Amblève ; H. hispida^ Esneux; E. îinifasciata ^ dont un exemplaire appartenant à la variété nïbocinctella^ J. Colb., près de la Roche noire; H. ericetoricm. Roche noire. Bulimus ohsciirns^ ruines d'Amblève ; B. siihcylindricns, exemplaires de petite taille, près de Rozière. Clmisilia laminata^ C. yarmda^ C. nigricans^ C. lineolata, dans les ruines d'Amblève. Piipa perversa, Comblain au Pont ; P. avenacea et P. secaU\ sur les roches calcaires à Comblain au Pont. Cyclostoma elegans, ruines d'Amblève. Physa fontinalis^ l'Ourthe à Festreux. Limncea aimcularia, l'Ourthe à Festreux ; Z. peregra, com- mune dans les fossés le long de la route entre Angleur et Co- lonstère ; L, stagnalis^ l'Ourthe à Comblain au Pont. XCVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Ancylus fluviatilis^ l'Ourthe entre Festreux et Esneux. Bithynia tentaculata^ l'Ourthe depuis Tilf jusqu'à Comblain au Pont. Nerltina JluTtatilis ^ très-abondante dans l'Ourthe, en cer- tains endroits, à Tilf, Festreux, Esneux, Douxllamme, Com- blain au Pont. Nos exemplaires se rapportent très-probable- ment, au moins en partie, à la Neritina que Carlier a nommée N. Leodica, laquelle ne peut être séparée delà N. liuviatilis. Cyclas cornca et C. ccdicidata^ l'Ourthe entre Comblain au Pont et Comblain la Tour. M. Mourlon fait une communication sur la nature des dépôts crétacés qui viennent d'être traversés par suite de la reprise des travaux de foncement au puits n" 1 de la compagnie houil- lère du Viernoy, au nord de la commune d'Anderlues. Ces dépôts avaient été déjà rencontrés en 1859-1860, avec des caractères analogues, au puits n*" 2 situé tout à côté du précédent ; MM. Cornet et Briart en donnent la coupe dans leur « Description minéralogique ., etc. des terrains crétacés de la province du Rainant 1866, p. 88 et 89 jj ; seulement, dans le puits n° 1 il a été trouvé un certain nombre de fossiles intéres- sants qui sont, de haut en bas : 1° Dans la craie glauconifère (gris des mineurs) VOstrea semii^lana, Sow. (0. sulcata)^ assez abondante. 2^ Dans les marnes rapportées par MM. Cornet et Briart aux fortes toises et aux dieves^ la Bhynchonclla latissima^ J. Sow. et un grand nombre à^Inoceramus {MytUites) ^rohlematmis ^ Sch., dont un exemplaire atteint 0,155 de longueur. • 3^ Dans le calcaire glauconifère et le sable qui en remplit les fissures, à peu près au contact des terrains houillers {toiirtia de Mons, d'après les auteurs précités), Janira quinquecostata? de très-petite taille, Pecten asper, Pecten... indéterminé, Ostrea columha en grande abondance, de très-petite taille dans les sables. Il a été recueilli en outre sur un bloc de calcaire sableux BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. XCVri glauconifère entre 101,10"' et 101,70"' de profondeur, une grande valve de Pcctcn que M. Nyst croit appartenir à une espèce nouvelle. M. Vincent communique une lettre de M. Rutot annonçant la découverte dans l'argile des Polders, aux environs d'Os- tende, de nombreux écliantillons de Diatomées qu'il se propose de faire connaître dans une petite note qu'il présentera à la Société. Dans ces argiles se trouvaient également de nombreux exemplaires d'une espèce de petite Paludine. M. Colbeau communique une lettre de M. Lallemant, se proposant d'adresser à la Société une collection des Mollusques des environs d'Alger, et annonçant qu'il est parvenu à faire reproduire à Alger une espèce d'Ampullaria propre au Nil. M. Mourlon demande si la Société serait disposée à donner place, dans ses publications, à une traduction du mémoire de M. Joseph Prestwich : « Sîir la structure des couches du crag de Norfolk et de Suffolk avec quelques observations sur leurs restes organiques. » Il fait remarquer que des traductions ont déjà été publiées dans les Bulletins de la Société et ajoute que nos dépôts scaldisiens d'Anvers, constituant l'extrémité S.-E. des plages pliocènes d'Outre-Mer, la traduction dont il s'agit oifre un intérêt tout particulier pour notre pays. Après diverses observations présentées par plusieurs mem- bres, l'Assemblée est d'avis qu'en principe, les Annales ne doivent renfermer que des travaux originaux; cependant comme certaines traductions peuvent offrir une grande utilité, comme par exemple celle de l'ouvrage cité par M. Mourlon, l'Assemblée pense que celle-ci pourrait être exceptionnellement insérée dans les Bulletins de la Société. M. Lefèvre rappelle une note qu'il a lue à la séance du 5 janvier dernier, sur le parallélisme des couches laekeniennes comparées à celles de Cassel, note sur laquelle M. Mourlon a m XCVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. fait ses réserves en même temps que sur le travail dont elle était le complément. M. Lefèvre désirerait que la question fut discutée. M. Mourlon n'a voulu faire d'observations que sur la partie du travail dont il a entendu lecture ; depuis il a continué ses études sur ces terrains, mais il ne croit pas qu'il soit opportun de développer, au moins quant à présent, le résultat de ses propres recherclies sur ce sujet. M. Dewalque rappelle que la prochaine séance de la Société doit avoir lieu à Couvin, lors de l'excursion du 7 septembre prochain ; il prie les membres qui se proposent de prendre part à cette excursion, de vouloir en informer le secrétaire aussitôt que possible, afin que l'on puisse s'assurer les logements, etc. La séance est levée à 4 1/2 heures. Séance du 7 septembre 1973. Présidence de M. G. Dewalque. La séance est ouverte à 8 1/2 heures du soir, à Couvin. Sont présents : MM. Dewalque, président ; Purves ; Van- den Broeck; Mourlon; Thielens; De Bullemont; Malaise; Rutot ; Desguin ; Denis ; Houzeau de Lehaie ; Wilkins ; Cra- ven; Colbeau, secrétaire. MM. Félix Plateau, professeur à l'Université de Gand, membre de la Société Entomologique de Belgique ; Emile Colbeau, étudiant, membre de la Société royale Linnéenne de Bruxelles; Edmond Richard, ingénieur; Charles Houzeau de Lehaie, étudiant; assistent à la séance. MM. Lanszweert, Roffiaen, Nyst, DeBorre, Quezada, Cornet, Miller, Weyers, Le Comte, Collin, font excuser leur absence. BULLETIN DES SÉANCES - ANNEE 1873. XCIX Le procès-verbal de l'Assemblée mensuelle du 3 août 1873, est adopté. Le procès-verbal de l'Assemblée générale extraordinaire du même jour ne donne lieu à aucune observation. Correspondance. L'Académie des Sciences de la Nouvelle-Orléans, la Société d'Histoire naturelle de Giessen, remercient pour la réception des Annales. MM. Tarlier et Wilkins remercient par leur réception en qualité de membres effectifs de la Société. M. Winckler remercie également pour sa nomination comme membre correspondant. M. Lambricbs, membre de la Société Entomologique de Belgique, exprime le regret de ne pouvoir prendre part à l'ex- cursion présente. Dons et envois reçus. MM. Ross, Tarlier, Dollfus, font don de leurs portraits photographiés. Ouvrages offerts par leurs auteurs : M. Dewalque {Rapport sur le travail : Essai sur Vétat de la végétation à l'époque des marnes heersienues de GeUnden^ par le comte de Saporta et le docteur Marion); M. De Borre {Y a-t-il des faunes naturelles distinctes à la surface- du globe ^ ctc.);'^\. Winckler (i/moïV^? sur des dents de poissons du terrain bruxellien) ; M. Malaise {Description du terrain silurien du centre de la Belgique.^ Publications reçues en échange des Annales, de la part de l'Académie royale des Sciences de Belgique, des Instituts Im- périal-royal géologique d'Autriche, Géologique de Pesth, Royal Grand ducal de Luxembourg et des Sociétés suivantes : Royale des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles, Entomolo- gique italienne, Entomologique de Belgique, Médico-chirur- C SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. gicale de Liège, Malacozoologique allemande de Francfort, Suisse d'Entomologie, Royale Linnéenne de Bruxelles, d'Agri- culture du département du Var. Des remerciements sont votés aux donateurs. M. Merzbach adresse le Bulletin mensuel (juillet 1873) de la librairie Européenne de Muquardt. Le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque, trois exemplaires des Procès-verbaux de l'Assemblée générale extraordinaire et de l'Assemblée mensuelle de la Société du 3 août 1873. Ba])])orts sur les travaux présentés . La lecture des rapports sur les travaux présentés à l'Assem- blée mensuelle du 3 août est ajournée à la prochaine séance. Lecture. M. Malaise donne lecture de la note suivante concernant le Mémoire qu'il vient d'ofïrir à la Société : Note sur la description du terrain silurien du centre de la Belgique. par M. C. Malaise (1). ' ' Nous entendons par terrain silurien du centre de la Bel- gique, l'ensemble des terrains anciens, nommés autrefois ter- rain ardoisier 'pSiV M. J.-J. d'Omalius d'Halloy, que l'on ob- serve dans le Brabant, dans l'Entre-Sambre-et-Meuse et aux (1) In-4° de 122 pages et neuf planches dont deux de coupes géo- logiques et sept de fossiles. Extrait des Mémoires couronnés, etc., de rAcadémie royale de Belgique. Bruxelles, 1873. L'auteur accepte en échange de cet ouvrage une publication équi- valente sur les terrains primaires et plus spécialement sur le terrain silurien. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. CI environs de Dour en Hainaut. Dumont les avait considérés comme appartenant à son terrain rhénan et par suite comme venant se ranger dans le devonien. Des fossiles découverts par M. J. Gosselet en 1860 d'abord, et par nous ensuite, viennent les placer définitivement dans le terrain silurien (1). Nous ne nous occupons pas dans ce travail du terrain silu- rien (2) du sud de la Belgique que l'on observe en Ardenne. Nous commençons par exposer chronologiquement et som- mairement les travaux des auteurs qui ont contribué à la con- naissance des massifs siluriens dont nous avons entrepris l'étude. Nous divisons le massif du Brabant, qui est le plus déve- loppé et que nous considérons comme le plus complet, en quatre assises, qui sont, à partir de la base : I. Assise de Blanmont^ ou des quartzites inférieurs. II. Assise de Tuhize^ ou des quartzites et des phyllades ai- mantifères. III. Assise d'Oisquercq^ ou des phyllades bigarrés et gra- phiteux. IV. Assise de Gemhloux^ ou des phyllades quartzifères à Calymcne incerta. Dans le but de faciliter l'étude du silurien du Brabant, nous l'avons divisé en huit sous-massifs ou massifs secondaires : 1° Le sous-massif de Hal; 2'' le sous-massif de la Dyle ; ?>" le sous-massif de Gembloux; 4° le sous-massif de Jodoigne ; o"" le sous-massif d'Hambraine; 6" le sous-massif de Lan- denne ; 7° le sous-massif de la Méhaigne ; 8" le sous-massif de Hozémont. Nous les étudions successivement, et nous donnons les coupes que l'on peut y faire. Nous examinons également (1) Nous faisons cependant quelques réserves pour le massif de Dour. (2) Ou cambrien. cil SOGIÉTlî; MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. les divers cas de discordance de stratification, point auquel on a attaché une certaine importance. Nous n'avons rencontré, jusqu'à présent, qu'un seul niveau fossilifère, renfermant les espèces caractéristiques de la faune silurienne seconde; il se trouve à la partie supérieure du ter- rain silurien du centre de la Belgique. Quant au synchronisme ou aux équivalents étrangers, ce niveau correspond à celui où la faune seconde est représentée ; soit dans presque toutes les contrées siluriennes : Bohême, Thuringe, Russie, Norwége, Suède, Iles Britanniques, France, Espagne, Portugal, Etats-Unis. En effet, le silurien du centre de la Belgique présente les principaux traits qui caractérisent la faune seconde dans les régions énumérées. Les Trilobites y sont représentés par de nombreux genres et par peu d'espèces. Nous y trouvons les genres Hlœnus^ Trimidens, Am'pyx^ Zethus, types qui, par leur diffusion ho- rizontale et leur extension verticale, caractérisent principale- ment la faune seconde. Les Illœmis et Ampjx ont seuls sur- vécu à la faune seconde. Nous y avons aussi trouvé des espèces appartenant aux genres Dalmanites^ Cheirurus, Lichas, Calymene^ ÂcidasjjiSj Somalonotîis ^ mais à des groupes d'espèces plus particulière- ment propres à la faune seconde. Le grand développement du genre Orthis^ caractéristique de la faune seconde d'Angleterre, de Russie et des Etats-Unis, s'observe également en Belgique. Nous y trouvons également des Cystidées assez abondam- ment. Ils caractérisent la faune seconde en Bohême, en Angle- terre, en Suède et en Russie. Quant à établir des analogies entre les diverses divisions de la faune seconde des autres contrées et celles de Belgique, nous ne pouvons que répéter avec M. J. Barrande et sir R. Murchi- son : que les mêmes formations siluriennes peuvent présenter. BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. CIII clans chaque pays, des couches purement locales, et par consé- quent nullement comparables l'une à l'autre. Nous appelons également l'attention sur les caractères qui rapprochent le silurien du centre de la Belgique de la zone paléozoïque du Nord. A différentes reprises, M. Barrande a signalé au monde savant les rapports zoologiques qui permettent de grouper en deux zones les différentes contrées siluriennes. La première zone, ou zone centrale, comprend la Bohême, l'Espagne, le Portugal, la Sardaigne. La seconde, située au nord par rapport à la précédente, zone du nord ou septentrionale, comprend en Europe : la Russie, la Suéde, la Norwége, les Iles Britanni- ques, le Hartz, la Thuringe, la Saxe, la Franconie. En Belgique, de même que dans les pays situés dans la zone paléozoïque du nord, le Dalmanites conophthalmus ^ des Cépha- lopodes, notamment des Orthoceras assez abondants, les Haly- sites catemilarius ^ Climacograptus scalaris, GraptolitJms jmo- don, etc., apparaissent avec la faune seconde dans la divi- sion inférieure, tandis qu'on ne les rencontre, dans la zone centrale, que dans la division supérieure ou faune troisième. Nous traitons aussi du massif de Sambre-et-Meuse et des nombreux gîtes fossilifères qu'il renferme. Nous appelons l'at- tention sur nos conclusions (1) : « Nous n'avons trouvé dans les différents gîtes que des fossiles siluriens, et l'on peut s'as- surer, par la liste que nous donnons plus loin, que l'on y ren- contre la plupart des espèces du Brabant. Cependant on y voit des Polypiers et certains genres de la faune troisième {Cromus, etc.). Nous sommes porté à admettre que cette bande repré- sente la partie supérieure de la faune seconde, et dans les par- ties calcareuses supérieures, on aperçoit peut-être l'aurore de la faune troisième. » « Il faudra un peu modifier les conclusions que l'on avait tirées en disant que Gembloux et le silurien du Brabant repré- (l) Mém. cit., pp. 63.64. CIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. sentent le Llandeilo et le Caradoc, et admettre, au contraire, que ce niveau fossilifère représente la partie supérieure du Caradoc et la partie inférieure du Llandovery. C'est presque une faune de transition qui établit le passage entre les faunes seconde et troisième de M. Barrande. Ajoutons également que, en Belgique comme en Angleterre, il y a des associations d'es- pèces qui, en Bohême, appartiennent exclusivement à la faune seconde ou à la faune troisième. » Après avoir parlé des divers affleurements du massif de Dour qui ne renferme que quelques fossiles, nous terminons la première partie par quelques détails sur les roches plutonien- nes et les filons. Dans la seconde partie nous indiquons ou décrivons, suivant l'état de conservation sous lequel ils se présentent, cinquante- trois espèces dont voici les noms (1). TRILOBITES. b Phacops. s Dalmanites conophllialmus, Boeck. * Calymene incerla, Barr. * Iloinalonotus Omaliusii, Malaise. * Lichas laxalus, M'^ Coy. * Trinucleus seticornis, Hising. b Ampyx nudus, Murcli. b Asaphus? (hyposlôme). * lllaenus Bowmanni, Sali. b Acidaspis. b Cheiriirus. s Sphaîrexochus mirus, Beyr. * Zellius verrucosus, Pand. b Ampiiioii. s Cronius. CÉPHALOPODES. * Orthoceras Belgicum, Malaise. b — bullatum? So\y. * — vagiiialum ? Schlolli. * — allenuatuin? Sow, b Cyrtoceras? b Lituites cornu-arielis, Sow. GASTEROPODES. b Holopeastriatella, Sow. (sp.) * Raphisloma lenlicularis, Sow. b Pleurolomaria latifasciala, Porll. HÉTÉROPODES. b Bellorophon bilobatus, Sow. PTÉROPODES. b Conularia Sowerbji, Defr. cl* Hyolithes. BRACHIOPODES. * Alrypa margiiialis, Daim. d Slricklaiidinia. * Orlliis tesludinaria, Daim. * — vespertilio, Sow. * — calligramma, Daim. b — iiorcata, M'= Coy. * — Acioniœ, Sow. * — biforala, Scbloth. (sp.) * Strophomena rliomboidalis,Wilckens(sp.) * Leptœna sericea, Sow. (1) Dans cette liste, l'astérisque indique des espèces communes aux massifs du Brabant et de Sambre-et-Meuse ; b celles particulières à celui du Brabant; s celles particulières à celui de Sambre-et-Meuse et d celles spéciales à celui de Dour. BULLETIN DES Sl^ANCES - ANNliE 1S73. CV LAMELLIBRANCHES. COELENTÉRÉS ou POLYPIERS. b Cardiola. POLYZOAIRES ou BRYOZOAIRES, f Favosiles Ilisingeri, Lonsd. t Graptolilhus in-iodoii, Bronn. f'\- ,, ^, , t tt • ^ Propora tubulalus,M. Edw. et J. Haime. * Climacograplus'scalaris, Ha!L (L. sp.) f ""'îf'l'^^ catenularius. L. * Relenora ' v r/ * ty;il!iophyIlumbiinim,M.EJ\v.etJ.naime * Plilodiclya, CRINOibES. PLANTES. * Tiges d'encriiies. 5 Bulholrephis flexuosa, J. Hall. CYSTIDEES. b Licropliycus elongalus, Coems. * Sphœroniles slellulifcrus, Sait. d Spliserococcites Scharyanus ? Gœpp. De ces 53 espèces, 26 se trouvent également dans les mas- sifs du Brabant et de Sambre-et-Meuse, 18 sont spéciales à celui du Brabant, 6 à celui de Sambre-et-Meuse et 2 à celui de Dour. Un seul genre, Hijolithes^ se rencontre dans les trois massifs. La description des espèces est terminée par un tableau indi- quant la répartition des espèces dans les différents gîtes et le niveau oii elles se trouvent en Angleterre. On pourra y voir le grand nombre d'espèces siluriennes, communes à la Belgique et aux Iles Britanniques ; deux, HomalonoUis Omalmsii et OrtJio- ceras Belgicîim^ nous ont paru nouvelles. Question à l'ordre du jour. L'assemblée prie unanimement M. Dewalque de vouloir se charger de faire le rapport sur la présente excursion de la Société à Couvin. M. Dewalque y consent tout en faisant observer que ses occupations nombreuses et pressantes ne lui permettront de faire, pour le volume d'Annales de cette année, qu'un rapport très-abrégé. Communications et 'propositions diverses des Membres. Plusieurs membres désireraient que des exemplaires des tirés à part des Mémoires ayant rapport à la malacologie, publiés par l'Académie de Belgique et par nos Sociétés corres- n CVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. pondantes, pussent être réservés aux membres de la Société moyennant un prix à fixer. M. Thielens désire que pendant les excursions, les échantil- lons intéressants ou douteux soient exhibés aux membres réunis au retour de chaque journée. Ces échantillons, examinés en commun, pourront ainsi être déterminés avec plus de certitude, leur localité exacte sera mieux connue, etc. et les membres chargés du rapport sur les excursions auront une facilité bien plus grande pour compléter leur travail. — L'assemblée par- tage le désir de M. Thielens. MM. Colbeau et Vanden Broeck proposent à l'assemblée d'émettre le voeu que les membres prenant part aux excursions, réservent des échantillons qu'ils ont recueillis pour les collec- tions de la Société. Ces échantillons, examinés comme vient de le dire M. Thielens, réuniront toute garantie d'exactitude de localité et de détermination et offriront ainsi le plus grand intérêt. — Adhésion. M. Thielens appelle l'attention de ses confrères, surtout de ceux qui habitent Bruxelles, sur le travail de M. Winckler intitulé : Mémoire sur des dents de 'poissons du terrain Bru- xellien (Archives du Musée Teyler, III, fasc. 4, Harlem 1873). Il y est décrit un genre nouveau et cinq espèces non encore connues. Comme cet opuscule est peu répandu en Belgique, les paléontologistes bruxellois feront chose utile en consultant l'exemplaire déposé à la bibliothèque de la Société, afin de rechercher aux environs de la capitale ces fossiles remarqua- bles qui doivent y être plus répandus qu'on ne le croit. » La séance est levée à 10 heures. BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. CVII Séance du 5 octobre 1873. Présidence de M. Weyers. La S:'anc3 est ouverte à 2 â/4 heures. Sont présents : MM. Weyers, vice-président; Tarlier; Van Volxem ; Bauwens; Collin ; Vanden Broeck ; Parves; Wilkins; Miller; Preudhomme De Borre ; Thielens ; Desguin ; Davreux; Rutot; Lefèvre ; Colbeau, secrétaire. MM. E. Colbeau et E. Vincent assistent à la séance. MM. Roffiaen, Malaise, Le Comte, Fontaine, Vincent, font excuser leur absence. Le procès-verbal de la séance du 7 septembre 1873 est adopté. Correspondance. M. G. Dollfus propose l'échange de publications avec la So- ciété des Sciences naturelles de Cherbourg. — Adopté. < M. J. Quezada propose un échange de coquilles avec le Mu- sée d'histoire naturelle de Guatemala et l'échange de publica- tions avec la Société économique des Amis du Pays, de la même ville. — Adopté. Le Musée de Zoologie comparée de Cambridge remercie pour la réception des Procès- verbaux. L'Académie des Sciences d''Agram, la Société des Natura- listes de Berne et la Société Helvétique des Sciences naturelles annoncent l'envoi de leurs publications. MM. Taylor et Francis, éditeurs à Londres, adressent le prospectus de la troisième édition de l'ouvrage de John Phil- lips intitulé Geology ofthe Yorkshire Coast. CVIIl SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Dons et envois reçus. M. Lallemant fait don de son portrait photographié. Ouvrages offerts parleurs auteurs MM. Malaise {Carte agri- cole de la Belgique), Vanden Broeck {Liste des Mollusques l'ecueillis pendant une excursion faite du 19 au 26 juillet 1873, auo!7 environs d'Arlon et de Virton^ précédée de quelques consi- - dérations sur la Région jurassique en Belgique^ étudiée au^mint de mie de ses rapports avec la Faune malacologiqiie). Publications reçues, en échange des Annales, de la part de l'Académie des Sciences d'Agram, du Comité royal géologique d'Italie, du Musée de Zoologie comparée de Cambridge, de la rédaction du Bulletin scientifique du Département du Nord, et des Sociétés Royale Physico-économique de Kônigsberg, d'His- toire naturelle deZwickau, Helvétique des Sciences naturelles, d'Histoire naturelle de Berne, des Sciences naturelles de St- Gall, des Naturalistes de Baie, Médico-chirurgicale de Liège, des Amis de la Nature de Reichenberg, Entomologique de Bel- gique, Géologique de France, Impériale des Naturalistes de Moscou. Des remerciements sont votés aux donateurs. Le secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du Procès-verbal de la séance de la Société, du 7 septem- bre 1873, ainsi qu'un exemplaire d'un tiré à part des Bulletins de la Société, T. VIII, 1873. Communications du Conseil. M. le président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a reçu membre effectif de la Société M. F. Plateau, membre de l'Académie royale des sciences de Belgique, pro- fesseur à l'Université de Gand, présenté par MM. Coibeau et Thielens. Il annonce ensuite qu'il a reçu la démission de membre effectif donnée par M. L. De Koninck. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. CIX Le secrétaire donne lecture des rapports de MM. Dewalqiie, Nyst et Malaise sur le mémoire de MM. Cornet et Briart intitulé « Compte rendu de l'excursion faite aux environs de Ciply par la Société Malacologique de Belgique le 20 avril 1873 » et sur celui de M. Houzeau de Lehaie intitulé « Liste des Bryozoaires du poudingue de Ciply. « — Les conclusions des rapporteurs étant adoptées, ces deux travaux seront publiés dans les mémoires de la Société. Il est donné lecture des rapports de MM. Nyst, Mourlon et Purves sur le mémoire de MM. Ortlieb et Dollfus intitulé « Compte rendu de géologie stratigraphique de l'excursion de la Société Malacologique de Belgique dans le Limbourg belge, les 18 et 19 mai 1873 « et sur celui de M. Rutot intitulé «Rap- port au point de vue paléontologique de l'excursion entreprise les 18- et 19 mai 1873, aux environs de Tongres, par les mem- bres de la Société Malacologique de Belgique, r, — L'Assem- blée, après quelques explications, adoptant les conclusions des rapporteurs, décide que ces deux travaux seront insérés dans les mémoires de la Société : elle ajourne à la prochaine séance la décision à prendre sur l'impression des rapports. M. Colbeau lit le rapport de M. Rosart et le sien sur la notice de M. Senoner, traduite par M. Thielens « Notice sur les Mollusques comestibles, particulièrement de l'Italie et de la Sicile. ?) — Conformément aux conclusions des rapports, cette notice sera publiée dans les Bulletins de la Société. Lectures. M. Ernest Vanden Broeck communique la liste des mol- lusques terrestres et fiuviatiles recueillis pendant l'excursion faite par la Société à Tongres, Neerepen, Hoesselt etc, les 18 et 19 mai 1873. ex SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Liste des 3Iolhisques recueillis aux environs de Tongrcs et de Hoesselt, les \S et\^ mai 1873. Les recherches de la Société ayant principalement porté, lors de notre avant dernière excursion, sur l'étude paléonto- logique et stratigraphique des terrains Tongrien et Rupelien, si bien développés dans les localités que nous avons visitées, il en est résulté que nos connaissances sur la faune des mol- lusques terrestres et fluviatiles de cette région ne se sont pas accrues d'une manière bien considérable à la suite de cette excursion. Il est vrai que, ne nous attendant guère à des observations bien nouvelles ni à des récoltes très-fructueuses, nous n'avons peut-être pas dirigé nos recherches aussi soi- gneusement ni aussi minutieusement qu'il eut été désirable de le faire. Malgré le peu d'intérêt que présentent, en général, la plupart des espèces observées, il ne sera pas sans utilité d'en publier ici la liste complète, et deux raisons nous y engagent même assez fortement; c'est d'abord que la Faune Malacologique de la province du Limbourg, et spécialement celle des localités que nous avons explorées, ne nous sont jusqu'ici connues que par la mention de quelques espèces insignifiantes; de plus celles-ci ne form.ent qu'une liste fort peu en rapport avec les longues énumérations qui nous font connaître la faune des autres régions de notre pays. Un autre motif qui nous engage à publier cette liste, se trouve dans la confirmation très-précise que celle-ci vient apporter à une appréciation que, depuis quelque temps déjà, nous désirions présenter avec d'autres encore, au sujet de certaines zones des Régions Malacologiques reconnues dans notre pays. Nous avions cru pouvoir présenter ces considérations en même temps que la liste qui va suivre, mais comme elles nous auraient entraîné dans des développements trop étendus eu égard à celle-ci, nous croyons bien faire d'en retarder la publi- cation jusqu'à une prochaine séance, où elles feront l'objet d'un travail spécial. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE. 1873. CXI Nous nous bornerons donc aujourd'hui à signaler en quelques mots les divisions du sol dans la province du Lim- bourg-, à mentionner sans autre préambule l'observation que nous voulions présenter et à la faire ' suivre de la liste des espèces recueillies par M. Colbeau et par nous pendant l'excur- sion. On verra que cette liste vient, conjointement avec d'autres publiées précédemment dans nos Annales, confirmer en tout point l'observation en question. Le sol de la province du Limbourg se rattache à deux zones malacologiques bien distinctes, abstraction faite de ]a bande alluviale qui, à sa frontière Orientale, constitue le sol de la vallée de la Meuse et dont la faune n'a pas encore été étudiée, mais qui conserve sans doute quelques rapports avec celle de la Région Calcaire (1). Toute la partie au Nord du Demer appartient à la Région sablonneuse et spécialement à la zone de la Campine. Genck et les environs de Hasselt sont les seules localités de cette région qui aient été explorées. La partie du Limbourg, située au Sud du Demer, appartient à la Région limoneuse ou Région des plaines. Géologiquement, cette région diffère de la précédente par la présence du Limon Hesbayen qui, de même que dans la plus grande partie des plaines moyennes de la Belgique, re- couvre partout le sol et y constitue un élément de grande fer- tilité au point de vue botanique et agricole. La richesse et la variété de la végétation influent à leur tour d'une manière très-sensible sur la répartition et le déve- loppement des Mollusques ; aussi nous verrons par la liste qui va suivre, que la faune de cette partie Sud de la province est plus riche et plus développée que celle de la zone Campinienne de la partie Nord. (1) Les expressions par lesquelles nous désignons les divisions malacologiques sont celles qui ont été employées par notre collègue M. Jules Colbeau dans son travail intitulé : Excursions et découvertes Malacologiques etc, et inséré dans le tome I de nos Annales. CXII ^ SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Les localités que nous avons visitées, Tongres, Hoesselt, Berg, Vieux-Jonc, Neerepen, Hénis etc. appartiennent toutes à la Région limoneuse et les espèces que nous y avons rencon- trées sont celles qui se trouvent partout dans les plaines moyennes de la Région limoneuse du Brabant, du Hainaut, des deux Flandres et de la province de Liège. Le point sur lequel nous désirons maintenant attirer l'atten- tion est l'identité complète que nous, avons reconnue, au point de vue malacologique, entre la faune de cet ensemble à.Q, 'plaines limoneuses et celle àe^ plaines saUo-limonèuses du Brabant cen- tral, plaines que, dans une Carte Agricole de Belgique, récem- ment parue (1);, on avait proposé de séparer de la grande Ré- gion limoneuse pour en faire une région distincte. Loin de vouloir contester l'utilité de cette distinction — car nous en reconnaissons au contraire toute la valeur au point de vue agricole — nous tenons seulement à établir qu'au point de vue malacologique, la distinction de cette zone sablo-limoneuse est complètement inutile. Pour prouver ce que nous avançons, nous n'aurons qu'à faire remarquer l'identité complète de la faune de cette zone avec la faune de toute la Région limoneuse proprement dite, identité qui ne se reproduit pas seulement au point de vue de la présence des espèces, mais aussi au point de vue très-important des proportions comparatives d'abondance et de rareté de celles-ci. Pour constater cette identité, nous citerons d'abord la liste qui va suivre, liste qui, bien que repré- sentant la faune d'un des points les plus éloignés et les plus à l'écart de la grande plaine limoneuse moyenne, n'en montre pas moins la reproduction la plus fidèle et la plus exacte de la faune habituelle des, environs de Bruxelles, Tervueren, Lou- vain, Villers etc., c'est-à-dire le coeur de \2, Région saUo- limoncuse. Et ce n'est pas seulement la liste des mollusques de Tongres {{) La Belgique Agricole dans ses rapports avecla Belgique miné- rale, par C. Malaise. Iii-fol. avec une carte coloriée. Bruxelles, 1871. BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. CXIII qui montre cette identité, ce n'est pas seulement l'examen tout aussi convaincant de la liste des espèces observées à Long- champs près Waremme (un peu au S. de Tongres, mais dans la province de Liège) (1); mais ce que nous pouvons présenter comme preuve irréfutable, est le résultat de la comparaison de toutes les listes publiées dans nos Annales sur la faune mala- cologique des environs de Bruxelles, Louvain, Wavre, Tirle- mont, Tervueren, Jodoigne, Rouge-Cloitre etc., localités de la Région sahlo-limoneiise du Brabant, avec celles qui nous font connaître la faune de Lessines, Papignies, Grammont, Tem- pleuve, Alost etc., localités de la Région limoneuse propre- ment dite. Il est donc bien établi que la nature plus ou moins sablonneuse du sous-sol du Brabant central, qui au point de vue agricole a pu y faire établir une Région distincte, n'a ab- solument aucune influence sur les Mollusques, leur développe- ment et leur répartition géographique. Si nous avons cru de quelque utilité d'insister sur les consi- dérations qui précèdent, c'est parce que les Régions et les zones Malacologiques reconnues dans le sol de notre pays s'accordent assez exactement avec les divisions agricoles établies par M. le Prof. Malaise dans son Mémoire « La Belgique Agricole dans ses rapports avec la Belgique Minérale « . Comme ces divi- sions se trouvent reproduites sur la Carte qui accompagne le Mémoire de M. Malaise et que jusqu'ici il n'a pas encore été publié de Carte Malacologique de Belgique, celle de M, Malaise pouvait provisoirement nous en tenir lieu. Or puisqu'il se trouve, en suite des observations que nous venons de faire, qu'un léger changement serait nécessaire dans la Carte pour lui faire exprimer plus exactement les divisions que nous consi- dérons comme l'expression de nos zones malacologiques, nous avons cru bien faire de le mentionner. Nous tenions d'autant plus à le faire que cela nous fournissait l'occasion de signaler à (1) Mollusques vivants observés à Longchamps près Waremme, le 22 octobre 1871, par Théophile Le Comte, Aun. Soc. Malac, Tome VI, 1871. Bulletin p. lxx à lxxiii. CXIV SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. nos collègues la Carte de M. Malaise et l'utilité que nous pour- rions en retirer pour nos études ; car il est à remarquer qu'il n'a pas encore été question de cette Carte dans nos Annales, et je suis heureux de pouvoir en parler aujourd'hui. Quelques mots d'explication seront encore nécessaires pour bien déterminer quelle est, d'après ce qui précède, la partie de la Carte de M. Malaise qu'il faudrait remanier au point de vue malacologique. Nous voyons dans cette carte que la région recouverte par le limon Hesbayen se trouve divisée dans le tiers médian de son étendue par une large bande, s'étendant depuis la vallée de la Senne jusqu'à celle delà Grande Gèthe. C'est cette zone qui est désignée dans la légende sous le nom de Région sahlo- limoneuse^ tandis que les parties latérales, également recou- vertes par le limon Hesbayen, sont représentées sous le nom de Région limoneuse. Il s'agirait donc, au point de vue mala- cologique, de ne pas tenir compte sur la carte de M. Malaise de cette partie médiane, colorée en jaune d'ocre, et de la réunir sans la moindre distinction à la Région limoneuse, colorée en rose, qui l'entoure à l'Est, au Sud et à l'Ouest. Comme nous l'avons dit en commençant, nous nous propo- sons de nous occuper prochainement de la publication de M. Malaise ; nous ferons connaître sa Carte, les subdivisions qui y sont indiquées et leurs rapports très-intimes, comme on le verra, avec nos zones Malacologiqucs. Cela fait, nous ferons connaître les quelques modifications que nous proposons pour cette carte, avec celle que nous venons d'indiquer, et si l'indication écrite de ces modifications ne nous semblait pas suffisante pour rendre bien clair à l'esprit du lec- teur la délimitation de nos Régions et zones Malacologiques telles que nous les entendons, nous pourrions même accom- pagner notre notice d'une Carte, représentant celles-ci. Dans le cas de publication de cette Carte, nous aurions éga- lement l'intention de présenter un petit résumé sur l'aspect géné- ral de notre faune, et d'indiquer en quelques mots les carac- tères que présentent ses principales divisions, caractères que, BULLETliN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. CXV par suite de nombreuses excursions faites sur un grand nombre de points de notre territoire, il est maintenant possible de dis- tinguer suffisamment, du moins pour les Régions et les grandes zones qui sont les seules dont nous nous occuperons. Voici maintenant la liste des espèces observées pendant l'excursion : Af'mi rvfus L. var. xulgaris Moquin-Tandon. Tongres ; Nee- repen ; Hoesselt ; commun. » 5) var. ater Linn. Tongres. Assez commun dans les anciens fossés des fortifications, j) )) var. nigcr. Champs à Hénis. L'animal est com- plètement noir, sauf le pied qui est blanc. Variété nouvelle pour notre faune. )3 « var. Draparnaudi Moq.-Tand. Tongres ; fossés des anciennes fortifications. Cette variété n'avait pas encore été signalée en Belgique. n » var. '^^^*^re5C(?7^5Mill. Tongres; fossés des anciennes fortifications. Variété nouvelle pour la faune. » fïiscns Mûll. var. fasciatus Moq. Tongres ;• assez commun. Limax agrestis L. Tongres; Parc du Château de Vieux- Jonc, près Hoesselt. » maximiis L. var. mdgaris Moq. Tongres; commun. j) 5) var. cellariiis d'Arg. Tongres; rare. Succinea putris L. Neerepen ; prairies marécageuses et route vers Tongres. « oUonga Drap. Neerepen ; au bord des chemins. ZoiiUes nitidus Mûll. Tongres; endroits humides. » cellarius Mùll. Tongres; Hoesselt. Hélix Totundatayiuil.'Von^ve^', Neerepen; dans le bois dit " Hasselbosch ^ près de la campagne de M. le Baron de Rosen; Parc du château de Vieux -Jonc, près Hoesselt. j) la])icida Linné. Parc du château de M. le Baron de Rosen, à Neerepen. ;) <^052f^«f« Mùll. Tongres. CXVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Helixnemoralislj. Tongres; Hoesselt; très-commune; la plu- part des exemplaires non adultes. Prairies humides à Neerepen. 55 /ior^fm^/^ Miill. Tongres; rare. Commune au Hassel- bosch, près de Neerepen. Elle y est représentée par une jolie variété, caractérisée par sa petite taille. 55 pomatia Linné. Tongres; Hoesselt; Hasselbosch ; parc du château de Vieux- Jonc. 55 ericetorum Millier. Nous devons nous arrêter un moment à cette espèce, car il semble que sa présence jette ici comme une dissonnance au milieu de l'ensemble si homogène que présente tout le reste de la faune. En effet, V Hélix ericetorum qui, de toutes les espè- ces citées ici, est la seule qui ne se retrouve pas dans nos plaines moyennes, appartient à la faune de la Région calcareuse (le Condroz, la vallée de la Meuse, etc.). Mais si nous appelons l'attention au sujet de VU. ericetorum^ c'est, non pas pour attacher grande importance à sa présence, ni pour la mentionner dans le catalogue comme une rareté, mais c'est, tout au contraire, pour bien établir que nous ne pou- vons la faire entrer en ligne de compte avec . les autres espèces citées dans notre liste. Nous considé- rons sa présence ici, soit comme accidentelle et pro- , venant d'une introduction artificielle, soit comme l'indice d'une des dernières colonies de la faune de la Région calcareuse. Plaçons-nous un moment au point de vue de cette seconde hypothèse. Il suffit, pour pouvoir en admettre la possibilité, de se sou- venir que les points de contact qui existent entre deux régions malacologiques ne sont pas réunis par des lignes droites définies, infranchissables à l'ex- tention de leurs faunes ; mais qu'il y a entre ces régions de petites zones, inégalement développées suivant les circonstances locales et dans lesquelles BULLETIiN DES SÉANCES. — ANNÉE 1873. CXVII on rencontre un mélange des deux faunes. Dans l'hypothèse présente, VHcUx ericetorum serait une des colonies avancées de la faune calcareuse de la vallée de la Meuse ; celle-ci n'est du reste séparée de Tongres que par une distance d'environ trois lieues. I Mais nous sommes plus porté à admettre la pre- mière manière de voir et à considérer V Hélix erice- torum comme introduite artificiellement. Nous ferons même remarquer un détail assez significatif à ce point de vue : c'est que parmi toutes les localités explorées nous n'avons rencontré cette espèce qu'en un seul point de l'une d'elles ; V Hélix ericetorum s'y trouvait, il est vrai, trés-abondamment. C'était sur une côte couverte des débris de l'ancienne muraille des fortifications de Tongres et qui est encore cou- ronnée de puissants massifs de blocs maçonnés. Dans la supposition que VHelix ericetorum aurait été amenée artificiellement en cet endroit, il est permis de croire que cet amas de débris aura joué ici, grâce à l'immense quantité de chaux qu'il con- tient, le rôle des roches calcaires qui sont l'habitat favori de YRelix ericetorum et c'est peut-être cette seule circonstance qui a décidé de l'acclimatation de cette espèce dans la localité qui nous occupe. Hélix kispida Linné. Tongres; très-commune au pied des an- ciens murs de fortification. Prairies marécageuses àNeerepen. Hasselbosch ; Hasselt; Vieux-Jonc. n 53 var. Villersii De Malz. C'est la variété albinos de l'Hélix hispida. Nous en avons trouvé six ou sept exemplaires dans les fossés des anciennes fortifica- tions à Tongres. Buliomis ohsciirus Mûll. Commun sur les vieux murs et sur les tiges desséchées des plantes à Tongres. Observé peu d'exemplaires adultes. Hoesselt, plus rare. CXVIII SOCIÉTÉ MÂLACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Biilimus snbcylindricus Linn. Au pied des murs à Tongres , commun; Hasselbosch. Clausïlia nigricans JefFreys. Au pied des vieux murs à Ton- gres; Neerepen à la base des vieilles souches, dans un petit bois et dans les prairies marécageuses. Hasselbosch ; Hoesselt, commune le long des routes surl'écorce des arbres aux endroits humides. Parc du château de Vieux-Jonc. Pupa doliolum Brug. Neerepen ; détritus au pied des arbres, dans un petit bois.. Hasselbosch ; idem. » muscormn Linn. Tongres ; au pied des vieux murs de fortification. Planorbis comiilanatiis Linné. Marécages à Neerepen et à Hoes- selt. » wrtex\Àvîï\ô,. Tongres; dans les fossés près de la « Promenade. » •n corneus Linné. Tongres; idem. Marécages à Neerepen. Physa fontinalis Linné. Tongres ; fossés près delà Promenade; à signaler quelques exemplaires à spire très-allon- gée et peu obtuse, mais qu'on ne peut cependant, à cause de leur forme globuleuse, rapporter à la var. aplexoides J. Colb. Limnœa limosa L. Marécages à Neerepen et à Hoesselt. j) truncatula Mûll. Abondante dans les petits fossés qui bordent la route de Tongres à Neerepen. » 'pahistris Mûll. Tongres; Marécages à Neerepen. Bythinia LeacJdi Shepp. Tongres; dans les fossés, le long de la Promenade, très-commune. Cyclas cornea Linné. Tongres; idem, mais rare. Questions à l'ordre dîcjour de la séance. M. Vanden Broeck développe sa proposition d'accorder aux auteurs des communications insérées aux Bulletins les mêmes avantages qu'aux auteurs des travaux publiés dans les Mé- BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873, CXIX moires. Il fait valoir, à l'appui de sa proposition, l'importance de certaines communications paraissant dans les Bulletins, et il pense que la mesure qu'il propose aura pour effet d'engager les membres à en présenter davantage encore et rendra ainsi nos Bulletins d'autant plus intéressants. M. De Borre, laissant de côté toute question financière, est d'avis qu'en principe tout auteur devrait pouvoir obtenir des tirés à part de ses communications. Mais il craint que la pro- position de M. Vanden Broeck ne nuise à la présentation de travaux pour les Mémoires, puisqu'il y aurait un plus grand avantage à faire paraître les travaux dans les Bulletins, ceux- ci étant publiés mensuellement tandis que les Mémioires ne paraissent que beaucoup plus tard : il y aurait aussi une grande difficulté, sinon impossibilité, de pouvoir publier tous ces tra- vaux en aussi peu de temps, c'est-à-dire dans l'intervalle de deux séances. M. Colbeau fait observer que le droit demandé par M. Van- den Broeck pour les auteurs existe de fait, puisque déjà plu- sieurs fois l'on a fait des tirages à part de travaux publiés dans les Bulletins. Mais il faut bien aussi s'occuper de la question financière et si la proposition de M. Vanden Broeck était adop- tée, la Société aurait à supporter de ce chef des frais très-con- sidérables ; chacun désirera, la plupart du temps, obtenir des tirés à part et la Société serait pour ainsi dire obligée d'en accorder à chacun car il serait très-délicat de faire des distinc- tions entre d^s communications qui ont été également admises à l'impression. Au résumé, il pense qu'il suffit que la Société donne aux auteurs la composition ayant servi à l'impression du Bulletin, ceux-ci n'auront plus guères alors à payer que le tirage ; la publication rapide des Bulletins compense bien cer- tainement pour les auteurs le mince avantage d'obtenir sans frais vingt-cinq exemplaires de leurs tmvaux. Plusieurs membres appuient les observations de MM. De Borre et Colbeau. M. Vanden Broeck convient qu'il y aurait certaines difficul- tés dans la pratique. Modifiant sa première proposition, il CXX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. cleiiiancle que la Société reconnaisse ^expressément aux auteurs de toute communication le droit de pouvoir en faire des tirés à part, à leurs frais, dans les conditions indiquées parM.Colbeau, et il demande, en même temps, que le prix de ces tirés à part soit fixé uniformément, une fois pour toutes. Cette proposition est adoptée et le Conseil est chargé de s'entendre avec l'imprimeur pour arrêter un tarif de prix qui sera porté à la connaissance des membres de la Société dans le plus prochain procès-verbal. M. Vanden Broeck demande que les tirés à part portent deux paginations, celle qui leur est propre et celle du volume d'où ils sont extraits. — Adopté. M. Vanden Broeck aborde une autre question tendant à fixer la quote part des frais qui incomberaient, dans certaines condi- tions, aux auteurs de travaux publiés dans les Mémoires, ainsi que ceux qui seraient à leur charge pour les tirés à part de ces mêmes travaux. Il croit en premier lieu que les corrections faites après la première épreuve devraient être aux frais des auteurs. M. Weyers est d'avis que tout remaniement, toute correc- tion, etc. autre que les corrections typographiques, même sur la première épreuve, doivent être aux frais des auteurs. M. De Borre est du même avis et il voudrait que le Conseil exigeât des auteurs une copie entièrement achevée de leurs travaux destinés aux Annales. Plusieurs membres font valoir diverses raisons à l'appui de ces opinions. L'Assemblée adopte la manière de voir de MM. Weyers et De Borre. Propositions et communications diverses des Membres. Le secrétaire communique, de la part de M. Roflûaen, une liste de mollusques recueillis par ce dernier dans la vallée de rOurthe en septembre. Cette liste vient en supplément à celle BULLETIN DES SËANCES. — ANNÉE i 873. CXXl qu'il a donnée à la séance du 3 août de cette année; elle com- prend les espèces suivantes ; Vitrina major ^ ruines d'Amblève. Zonites nitidiis, Z. crystallimis^ Comblain-au-Pont. Hélix pidchdla., H. oiemoralis^ H. Jiortcnsis^ H. riqjestris^ H. fnUicum^ Comblain-au-Pont. Bidimus obscurus^ Comblain-au-Pont ; B. siihcylimh'ims var. exiguus^ ruines d'Amblève ; B. acicîila^ Comblain-au-Pont. Clans il la par vïda var. minima, C.BolphiijComhlsim-àii-Pont. Pupa doliolum, P. mnscornm^ Comblain-au-Pont. Vertigo lyygtiKEa^ Comblain-au-Pont. Planorhis albus, bords de l'Ourtlie à Comblain-au-Pont. Limnœa auTicidaria var., Z. limosa var., Z. truncatîiîa^ rOurthe à Comblain-au-Pont. Vahata 2)iscinalis^ l'Ourtlie à Comblain-au-Pont. Anodonta anatma, l'Ourthe à Comblain-au-Pont. Unio hatavus, l'Ourthe à Comblain-au-Pont. La séance est levée à 5 heures. NOTICE SUR LES MOLLUSQUES COMESTIBLES, PARTICULIÈREMENT DE l'iTALIE ET DE LA SICILE, PAR A. SENONER, TRADUITE DE l' ALLEMAND PAR ARMAND THIELENS. Nous avons publié dans les Annales de la Société (Tome II, 1866-1867) une Notice sur les Mollusques comestibles de la Mer Adriatique etc., notice à laquelle celle-ci pourra faire suite. Depuis cette époque le D'" Kobelt s'est également occupé de cette question qu'il a traitée surtout au point de vue des Mol- lusques de l'Italie dans le ZoologiscJie Oarten, de Francfort, livraison de juin 1873. Le D"* Kobelt nous apprend que V Hélix cincta Mùll. fait l'objet d'un grand commerce sur les rives du -Lac de Garde ainsi qu'à Bologne ; que les Hélix as'persa Mùll. et Hélix rer- v CXXIl SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. miculata Mûll. se mangent en Italie, principalement à Venise; que VHeliœ pisana MùlL, qui couvre toutes les plantes du litto- ral méditerranéen, se mange aussi fréquemment ; qu'il en est de même de V Hélice lucoonim L. et de V Hélix ligata Mûll., principalement à Naples, la première provenant du Monte Gargano, la seconde amenée des Apennins ; on mange égale- ment, surtout dans l'Apulie et à Syracuse, V Hélix xariabilis Drap, qui vit abondamment dans les endroits calcaires et y atteint de grandes dimensions. U Hélix naticoïdes J)rsi^ . est aussi un aliment très-estimé et est connue sous le nom de " la 2'apadîUa n à cause de son oper- cule ; elle n'est pas facile à rassembler car presque toute l'an- née elle vit à quelques pouces sous le sol d'où elle ne sort qu'après les fortes pluies d'automne : en février elle se caclie de nouveau sous terre. Lorsqu'on la prend en main, elle rejette avec grand bruit une quantité considérable d'écume qui l'enve- loppe bientôt tout à fait. A Palerme on estime fort VHelix Mazzullii Jan, que l'on trouve en grande quantité au Monte Pellegrino cachée dans des trous des pierres calcaires, trous que, d'après Doderlein, l'animal perfore lui-même (1). L'on trouve parfois de ces pierres, ainsi perforées, longues de plusieurs pieds et larges de plusieurs pouces, et ressemblant à d'énormes rayons d'abeilles. Les Hélix Mazznllii, vivant dans les trous en ques- tion, se distinguent de celles vivant en liberté par leur forme plus conique, et Kobelt suppose que cette Hélice n'est devenue différente de VHelix asperscc Mùll. qu'à cause de cette manière de vivre. En effet, les exemplaires vivant en liberté sont si voisins de cette dernière espèce que l'on ne doit considérer VHelix Mazzullii que comme une variété locale qui, par sa ma- nière de vivre, a pris une forme caractéristique constante. UHe- lix pisana Mûll. se trouve mélangée avec l'espèce précédente (1) Un conchyliologiste français semble avoir observé le même phé- nomène produit par VHelix hortensis Miill. sur les côtes occidentales de la France. BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. CXXIIl dans les excavations dont il vient d'être question et, quoique difficile à rassembler à cause de l'exiguité de sa taille, elle trouve néanmoins de nombreux amateurs. Parmi les Mollusques marins, il s'en trouve un grand nombre qui sont comestibles et qui font l'objet d'un commerce important. Nous citerons : Les Murex hrandaris L. et Murex truncuUis L., mangés à Tarente mais seulement par la classe ouvrière ; VEuthria cor- neaL., les A^atica Joséphine Risso et Natica milleimnctata Lamk. sont fort estimées et mangées crues ou rôties à Tarente, SjTacuse, Catane etc. Le Pholas dactylus L., bien que phosphorescent dans l'obs- curité, est considéré à Syracuse comme un mets très-fin. Le Solen siliqua L., nommé à Naples « Cannolicliie », y est un article fort important. On le mange le plus souvent cru. Pour avoir l'animal, on presse l'un des bouts en le tenant entre le pouce et l'index de façon à faire sortir l'autre bout de l'ani- mal que l'on mord ensuite l'un morceau après l'autre. Les « Cannolicldes n sont aussi fort estimés à Syracuse et à Tarente; on les trouve rarement sur les marchés. Le Solen vagina L. a la chair dure et amère et n'est pas, pour ce m.otif, estimé. A Livourne il se mange cependant très-fréquemment, mais par la classe pauvre. Le Solecurtus strigillatus L. est considéré à Naples comme un mets très-fin : il se mange à l'huile et au vinaigre. On en trouve des exemplaires de fort grande dimension. On ne le rencontre pas en hiver sur les marchés parce qu'à cette époque de l'année il se cache dans le sable à une grande pro- fondeur. Les Mactra stultorum L., Mactra lielmcea Chem., Mactra PaulnccicB Ar. et Ben. (cette dernière n'est probablement qu'une variété de la M. stultorum)^ se mangent par-ci par-là : à Syracuse on estime tout particulièrement la M. Pauhicciœ ; à Livourne la M. stultorum forme un aliment très-recherché. La Psammohia xespertina Chem. est estimée des Romains CXXIV SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. à cause de son bon goût et de la belle coloration de sa coquille : elle vit sur toutes les côtes de l'Italie, mais elle provient surtout de Messine où elle est très-abondante, connue de tout temps et où elle fait l'objet d'un important commerce. Les Tellina nitida Poli et Tellina 'planata L. constituent le mets favori des Napolitains. Les Donax trunculus L. et Donax vcnusta Poli se mangent à Catane. Les Donax tninculus L. et Donax semistriata Poli se pèchent dans la mer Tyrrhënienne et sont portées au marché à Livourne, la première en grandes quantités ; elles sont très- recherchées à cause de leur bon marché. Les Tapes lœta Poli et Tapes decussatah. sont recherchées à Naples ; la dernière est très-estimée à Livourne avec la Ta- pes aurca Gmel., elle se rencontre en exemplaires géants à Messine où l'on en fait de la soupe. Toutes les Tapes sont aussi fort recherchées à SjTacuse et à Messine. La Venus t^erfiicosa L., 'appelée à Naples " Tartufe del mare », atteint à Tarente de grandes dimensions : on la mange crue et elle a un goût très-délicat. La Venus gallina L. est moins estimée et ne se mange qu'en soupe « ziippa di Vongoli. 73 , La CythereacJiionelj.^ « Fusolare « à Naples, se rencontre plus rarement et n'est pas très estimée parce que l'animal est généralement recouvert de sable qu'il est difficile d'enlever en- tièrement. UArtemis exolefa L. se rencontre à Naples sur les marchés en exemplaires très beaux et très colorés. Le Cardium edule L.. est estimé à Syracuse et ne l'est aucu- nement à Tarente. Le Cardmm tuherculatum L. ne vient sur les marchés de Naples qu'en été et est mangé conjointement avec d'autres grands Cardium. Le Mytilns ediilis L., nommé « Cozze neve », fait à Ta- rente l'objet d'un très-grand commerce. Dans une large enceinte, de 8 à 10 pieds de profondeuret qui entoure le rivage, sont plantés en ligne de forts pilotis reliés les uns aux autres BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. CXXV par de courtes traverses auxquelles les moules viennent s'atta- cher. La quantité de ces moules est si considérable que, prin- cipalement à la Noël, des waggons entiers en sont chargés et les transportent sur tous les marchés de l'Italie et jusqu'à Rome. La Moàiola harhata L., ou « Cozze i^elose » est plus estimée que l'espèce précédente ; en hiver cependant on ne la mange pas, parce qu'à cette époque on la considère comme malade. Elle semble peu recherchée à Syracuse. Le Lithodomus lithopliagîis L, se trouve abondamment dans le tuf calcaire à Syracuse et vient régulièrement sur le marché. De grandes quantités sont aussi vendues au marché de Naples. UArca Noœ L. et VArca harhata L. se rencontrent fréquem- ment à Tarente, mais ne sont mangées que par les pauvres. Le Pecten Jacohœus L. est des plus délicats; le D'' Kobelt n'a cependant pu s'en procurer des exemplaires vivants à Tarente dans le mois de novembre. Le Pecten Tarins L. et le Pecten glah^rh. sont très-peu recherchés. Le Sponclylus g(edero])US L., estimé à l'égal des huîtres, ne fait cependant pas l'objet d'un commerce régulier parce qu'on ne le rencontre pas en quantité suffisante. Les Ostrea ediilis L. ou ^YOstrichedi Taranto » sont renom- mées et sont d'un goût très-délicat. Elles sont portées au mar- ché de Naples. On pêche les huîtres pendant toute l'année en pleine mer; celles prises en été servent à repeupler les bancs de la « Mare piccolo :: qui sont en très-bon état parce que la pêche des huîtres est réglée par des prescriptions très-sévères. Kobelt dit au sujet des huîtres du v Lago del fusaro « que ce lac n'a pas une eau douce, mais une eau aussi salée que celle de la mer vu qu'il est, par son canal, en communication avec cette dernière. L'élevage des huîtres, apportées principale- ment de Tarente , consiste simplement dans le parcage ; elles s'engraissent et l'eau claire et tranquille leur donne un goût exquis extraordinaire. Sur le marché de Naples on vend également celles qu'on appelle " Ostriche del Cas- GXXVI SOCIÉTÉ MALACOLÛGIQUE DE BELGIQUE. tdlo n qui sont plus petites et proviennent des bancs calcaires de Castello del Novo. Séaucc du ^ novembre 1S7.S. Présidence de M. Roffiaen. La séance est ouverte à 3 heures. Sont présents: MM. Roffiaen ; Vanden Broeck; Weinmann; Collin; Tarlier; Purves ; Mourlon ; Le Comte; Rulot; Vin- cent; Miller; Denis; Colbeau, secrétaire. MM. Ortlieb, Craven, Malaise, Fontaine, Bamvens, font excuser leur absence. . En l'absence du Président et du Vice-Président, M. Rof- fiaen, membre du Conseil, préside la séance. Le procès-verbal de la séance du 5 octobre 1S73 est adopté. Correspondance. La Société des Sciences naturelles du Schleswig-Holstein annonce l'envoi de ses publications. M. Plateau remercie pour sa réception comme membre effectif de la Société. La librairie Masson, de Paris, adresse le prospectus de ses ouvrages scientifiques. M. Ortlieb donne quelques explications au sujet de son tra- vail dont l'impression a été décidée à la dernière séance de la Société. — • En suite de cette lettre, MM. Purves et Mourlon pensent que leurs rapports sur ce travail ne doivent pas être publiés. Lettre de faire part du décès de M. H. Lambotte. Lettre de faire part du décès de M. Frauenfeld. L'assemblée décide qu'une lettre jle condoléance sera adres- sée, au nom de la Société, aux familles d(3 nos regrettés collé- BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. CXXVII gués et qu'une notice biographique sur chacun d'eux sera publiée dans les Bulletins. M. Denis est prié de donner celle de M. Laœbotte, j\I. Le Comte celle de M. Frauenfeld. Dons et envois reçus. M. Plateau û.iit don de son portrait photographié. M. W. H. Dali fait don de plusieurs de ses notes sur les Mollusques marins de la côte nord-ouest de Jl'Amérique, ex- traites des publications de diverses Sociétés américaines. M. Alb. Tarlier offre l'ouvrage du D'' Jules Tarlier, intitulé " DescriiJtion topograijliiqne des communes de Belgiqiie. Folx- l es-Cave s. j? Publications reçues en échange des Annales de la part du Département de l'Agriculture des Etats-Unis , de l'Institut Smithsonien, des Académies des Sciences naturelles de Phila- delphie, des Sciences de Californie, Royale des Sciences de Belgique , et des Sociétés Entomologique Italienne, Médico- chirurgicale de Liège, Royale des Sciences médicales et natu- relles de Braxelles, Royale Linnéenne de Bruxelles, Entomo- logique de Belgique, des Sciences naturelles de Schleswig- Holstein. Des remerciements sont votés aux donateurs. Le secrétaire dépose, pour la bibliothèque, trois exemplaires du procès-verbal de la séance de la Société du 5 octobre 1873, ainsi qu'un exemplaire d'un tiré à part du tome VIII des Anna- les : Instrument j^our faciliter le maniement sons le microscope des Foraminijères, etc. par H. J. Miller. Commiinicatioii du- Conseil. Le Conseil, dans sa séance de ce jour, a reçu, en qualité de membre effectif de la Société, M. H. Mazé, ordonnateur de la Guadeloupe, à Basse-Terre, présenté par MM. Purves et Vanden Broeck. CXXVIII SOCII^TE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Présentation de travaux pour les Annales. M. Moiirlon dépose un travail, traduit de M. J. Prestwich, intitulé : « Sur la structure des coucJies du crag de Norfolk et de Suffolk., arec quelques olserxations sur leurs restes organi- ques, n — Sont nommés commissaires-rapporteurs MM. Purves, Miller et Vanden Broeck. Communications et propositions diverses des Membres. M. Le Comte fait passer sous les j-eux de la Société plusieurs espèces rares et peu connues chez nous de Mollusques terres- tres vivants des Pyrénées, parmi lesquels on remarque les Pnjja Baillensii Dupuy et Pnpa similis Dupuy, la Clausilia Pauli Mabille, V Hélix constricta Boubée, des exemplaires remar- quables des Hélix limhataDra]).^ H. Carascalensis Fér., U. Quimperiana Fér., etc., etc. M. Vanden Broeck annonce avoir trouvé dernièrement à Kiel, près d'Anvers, dans le sable diestien , au-dessus de la couche à Panopées et immédiatement en-dessous d'une couche roulée dont les fossiles appartiennent au crag gris, un exem- plaire de la Scalaria Weijersi, espèce décrite dans le tome VI de nos Annales et dont on ne connaissait jusqu'aujourd'hui qu'un seul individu, provenant d'Edeghem. M. Mourlon fait à ce sujet la communication suivante : L'exemplaire de la Scalaria Weyersi que M. Vanden Broeck a découvert dans le grand fossé d'enceinte au Bas-Kiel, der- rière la citadelle du sud, et que ce dernier a généreusement offert au Musée d'histoire naturelle, appartient à une zone toute spéciale de l'assise Diestienne, celle des « sables d'Edeghem.» Cette zone n'avait été rencontrée jusqu'ici, à notre connais- sance, qu'en trois points seulement des environs d'Anvers : à Edeghem, à Hoboken et, sur la rive gauche de l'Escaut, à Burght. Elle se présente à Kiel avec tous ses caractères minéralogi- BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. CXXIX ques et paléontologiques. Ce sont des sables gris argileux ren- fermant en abondance, et en général à peu près exclusivement, des lamellibrancbes avec leurs deux valves réunies. LsiPano- pœa Menardiy est particulièrement répandue et toujours dans la position verticale ou de croissance. Nous citerons encore parmi les coquilles bivalves plus communes ce cette zone : Pecten tigerimis^ Lucina horealis, Niiùula HaesendoncM, Isocardia lumdata^ Arca latesulcata, Tenus midtilamella. Les gastéropodes sont relativement rares dans cette zone. Cependant M. Vincent en a recueilli un certain nombre, au- dessus de la couche à Panopea proprement dite, sur la paroi occidentale du grand fossé. Ce sont principalement : Ancillaria obsolcta^ Tîirritella suhangidata^ Comis Dujardinij Dentaliwn costatum^ Clieno'pus fes-'pélicani^ Turho carinatus. De nombreux exemplaires du bel anthozoaire Flahelhim ap'pendiculatum accompagnent souvent les coquilles précitées. La zone d'Edeghem est surmontée au Bas-Kiel par la couche des sables verts qui y termine l'assise Diestienne et varie en épaisseur de à plus de 2 mètres par suite du ravinement plus ou moins prononcé que lui ont fait éprouver les dépôts campi- _ niens qui la recouvrent. Ces dépôts argilo-sableux renferment des coquilles fluvia- tiles et des graviers à différents niveaux et présentent à la base un amas de coquilles tertiaires roulées et quelquefois même triturées. Il serait important de noter avec soin le gisement exact des nombreux ossements que mettent chaque jour encore à décou- vert les travaux de la grande enceinte et de rechercher si, comme le disent les ouvriers, ces ossements appartenant au mammouth, au rhinocéros, au renne, au sanglier, au cerf, au CXXX SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. bœuf etc., proviennent en tout ou en partie de cet amas de co- quilles tertiaires remaniées de la base des sables campiniens. M. Mourlon demande si l'on ne pourrait pas réserver, le cas échéant, une place dans les Bulletins pour des résumés d'ou- vrages et de mémoires publiés tant en Belgique qu'à l'étranger, résumés qui seraient insérés à la fin des Bulletins sous une rubrique quelconque. Cette mesure qui est déjà suivie depuis longtemps par plusieurs sociétés scientifiques et notamment par la Société géologique de Londres, permet ainsi à tous les membres de se tenir au courant des travaux que le manque de loisirs ou le défaut de connaissance des langues étrangères ne permettent pas d'approfondir. M. Vanden Broeck le désirerait également, mais il fait tou- tefois remarquer que cela ferait presque double emploi avec le bulletin bibliographique qui doit lui-même donner ces résumés à partir du prochain volume des Annales. M. Roffiaen craint que l'extension qui serait donnée par là aux procès-verbaux n'en retarde la publication au point qu'ils ne puissent paraître pour la séance suivante. M. Colbeau ne croit pas qu'il soit nécessaire de prendre à ce sujet aucune mesure particulière, chaque membre étant libre de présenter, en séance, comme communications personnelles, tels ou tels résumés d'ouvrages malacologiques, lesquels peu- vent être publiés dans les procès-verbaux si la Société le décide. La séance est levée à 4 1/2 heures. séance du 7 décembre 1873. Présidence de M. Dewalque. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Sont présents : MM. Dewalque, président; Cocheteux; Rof- fiaen; Tarlier; Rutot ; Vanden Broeck ; CoUin ; Nyst ; Purves ; BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1873. CXXXI Pologne; Miller; Wilkins; Weinmann; De Borre; Vincent; Berchem ; Cogels; Mourlon; Lefèvre ; Quezada; Vidal; Da- vreux; Denis; Thielens; Bauwens; De Sélys-Longchamps ; Van Volxem; Weyers ; Le Comte; Fontaine; Colbeau, secré- taire. MM. Malaise, Lanszweert, Staes, Pire, Cousin, Van Horen, Bellynck, Rosart, Ortlieb, De Bullemont, Hallez, Bouyet, Candèze, font excuser leur absence. Le procès-verbal de la séance du 2 novembre 1873 est adopté. Correspondance. L'Académie des Sciences d'Agram, la Société des Sciences naturelles de Chemnitz et la Société des Naturalistes de Briinn annoncent l'envoi de leurs publications et remercient pour la réception des Annales. La Société Royale Linnéenne de Bruxelles adresse le pro- gramme de ses conférences pour la période d'hiver 1873-74, Prospectus d'un ouvrage de M. X. De Reul, intitulé « Le roman d'un Géologue » et d'un ouvrage de M. Verlière « Ta- bleau synoptique des formations géologiques de la Belgique, n Liste de coquilles terrestres et fluviatiles exotiques à vendre chez M. Damon, àWeymouth. M. Vanden Broeck communique une lettre de M. le mar- quis L. De Folin, demandant l'échange des Annales contre la publication « Les fonds de la mer », qu'il dirige et qu'il vient d'adresser à la Société. — L'Assemblée, acceptant avec em- pressement cet échange, décide que la collection complète des Annales lui sera envoyée. Dons et envois reçus. MM. Vanden Broeck et Vincent offrent leurs portraits pho- tographiés. Ouvrages offerts par leurs auteurs MM. R. E. C. Stearns CXXXIl SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. ÇAhorigmal Shell-Money)\ Alfr. Giard {Recherches s%ir les Synascidies)\ Collin {Sur la Limnea stagnalis et sur ses variétés observées en Belgique). Publications reçues en échange des Annales de la part de l'Académie Slavo-Méridionale des Sciences dAgram, de l'Aca- démie Royale des Sciences de Belgique, du Comité Royal géo- logique d'Italie, de l'Institut Impérial-Royal géologique d'Au- triche, de la Ligue de l'Enseignement, de la rédaction de la publication intitulée Les Fonds de la mer, et des Sociétés sui- vantes : des Sciences naturelles de Chemnitz, des Amis des Sciences naturelles de Rouen, d'Histoire naturelle de Copen- hague, Entomologique de Belgique, Royale des Sciences médi- cales et naturelles de Bruxelles, Malacozoologique Allemande de Francfort, des Naturalistes de Briinn. Des remerciements sont votés aux donateurs. Le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque, trois exemplaires des Annales, Tome VII, 1872, et trois exemplaires du Procès- verbal de la séance du 2 novembre 1873, ainsi qu'un exem- plaire des tirés à part suivants des Annales : Note sur la faune laekenienne des envù'ons de Bruxelles^ par Vincent et Lefèvre ; Sur la Limnea stagnalis et sur ses variétés ohserv'ées en Bel- gique^ par Collin ; Rapport sur l'excursion dans les environs de Virton, par Malaise ; Note sur la description du terrain silu- rien du centre de la Belgique^ par Malaise; Notice sur les Mol- lusques comestibles de V Italie et de la Sicile^ par Senoner. Communications du Conseil. Le Président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a, reçu membres effectifs de la Société : MM. Warren, membre correspondant, sur sa demande com- muniquée par M. De Borre ; Colbeau, Emile, étudiant, membre de la Société royale Lin- néenne de Bruxelles, à Bruxelles, présenté par MM. J. Col- beau et Collin ; BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. CXXXIIl Lambotte, Elle, étudiant à l'Ecole polyteclinique, à Bruxelles, présenté par MM. J. Colbeau et Collin; D'' Crocq, J., professeur à l'Université libre, membre de l'Académie royale de médecine, etc., à Bruxelles, présenté par MM. Lefèvre et Roffiaen ; Vidal, Auguste, étudiant en médecine, à Bruxelles, présenté par MM. Collin et Franco ; Witmeur, Henri, ingénieur des mines, à Bruxelles, présenté par MM. Dewalque et Davreux. Sur la proposition de M. le Président, l'Assemblée décide que la prochaine Assemblée mensuelle de la Société aura lieu le dimanche 11 janvier 1874, au lieu du dimanche 4, jour trop rapproché de la nouvelle année. Rapports sur les trmaux présentés. Les rapports de MM. Purves, Vanden Broeck et Miller sur la traduction faite par M. Mourlon de l'ouvrage de Prestwich, sur le crag de Norfolk, etc., sont ajournés à la prochaine séance. Présentation de travaux pour les Annales. Il est donné lecture d'un travail de M. Craven, accompagné de figures, intitulé : « Quelques observations sur la Hijalœa tridentata^ Lk. -n M. Lefèvre lit une notice sur « Une anomalie observée chez une espèce de Pecten de l'assise laekenienne {Pecten corncus Sow.) », avec figures. M. Dewalque donne lecture de son « Rapport sur l'excursion de la Société a Couvin. » M. Mourlon donne lecture de ses « Observations sur le clas- sement des couches tertiaires moyennes dans le Limlourg belge. » L'Assemblée décide l'impression de ces divers travaux dans les mémoires de la Société, CXXXIV SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. M. Cogels dépose un travail, non encore entièrement ter- miné, sur les terrains des environs d'Anvers ; il en présentera la dernière partie à la prochaine séance de la Société. — Sont nommés commissaires pour l'examen de ce travail, MM. Nyst, Mourlon et Davreux. Lectures. Le Secrétaire communique la note suivante de M. Fr. Van Horen : " Polypiers nouveaux du terrain dévonien de Belgique. » J'ai eu dernièrement l'occasion de revoir les Polypiers dévoniens de Belgique que possède le Musée royal d'Histoire naturelle ; j'y ai trouvé plusieurs formes nouvelles et, entre autres, les espèces suivantes qui n'ont pas encore été signalées dans notre pays : CyatJiophijllum 3Iarmini, M. Edwards et Haime. — Wé- pion, Boussu en Fagne, Walcourt. CyatJiophylhm Bonchardi, M. Edwards et Haime. — Chi- may, Barvaux. Cyathophyllum marginatum^ Goldfuss. — Walcourt. Cyathophyllnm Steiningcri., M. Edwards et Haime. — Nisme. Cyathophyllum hypocrateriforme^ Goldfuss. — Chimay, Couvin. Lithostrotion antîquum, M. Edwards et Haime, — Boussu en Fagne, Hucorgne, Esneux, Rhisnes. Hcliolites placenta., Goldfuss. — Couvin. Favositcs dubia^ Blainville. — Boussu en Fagne. Alvéolites denticiilata^ M. Edwards et Haime. — Resteigne, Bourbes. Monticiili'pora? Goldfussi^ M. Edwards et Haime. — Ro- chefort. BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1873. CXXXV M. Denis n'a pu terminer la notice biographique de M. Lam- botte, quelques renseignements ne lui étant pas encore par- venus ; il en donnera lecture à la prochaine séance de la Société. M. Le Comte, chargé de s'occuper de la notice biographique de M. Frauenfeld, s'est adressé à notre collègue, M. Moquin- Tandon, liabitant Vienne, qui a bien voulu se charger de faire cette notice, mais qui demande qu'on lui accorde quelque temps pour pouvoir la compléter. Communications diverses des Membres. M. Vanden Broeck parle de quelques anomalies qu'il a ob- servées chez le Pecten tigerlmis^ MûlL, fossile du terrain dies- tien des environs d'Anvers ; il se propose d'en parler plus lon- guement dans une autre séance. Avant de lever la séance, M. le Président, s'adressant à M. J. Colbeau, pronocce les paroles suivantes : « Monsieur et cher Confrère, » En achevant sa dixième année d'existence, la Société Ma- lacologique jetant un coup d'œil satisfait sur le chemin par- couru, devait penser à ceux à qui elle est redevable de sa prospérité. Parmi les membres dont les talents, le zèle et l'activité nous ont valu ces succès, il en était un que distin- guaient des services éminents entre tous. Ardent promoteur de la fondation de notre Société, chercheur infatigable et connais- ' seur expert en malacologie, secrétaire laborieux et dévoué pendant toute cette période, confrère bienveillant et plein d'aménité, vous étiez justement considéré comme étant la che- ville ouvrière et l'àme de notre compagnie après en avoir été le fondateur. Aussi, lorsqu'un de nos confrères, M. Le Comte, a demandé pour vous une marque spéciale de notre gratitude, l'accueil empressé et unanime qui fut fait à cette proposition CXXXVl SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. montra bien qu'il était en cette circonstance l'interprète des sentiments de nous tous. Les acclamations qui ont salué votre entrée dans cette salle lorsque j'eus l'honneur de vous annoncer la décision prise par notre Assemblée générale, vous ont attesté combien nous étions unis dans l'expression de notre vive gratitude. n Mais l'Assemblée ne s'était pas bornée à vous nommer membre honoraire à vie, en vous conservant tous les droits de membre effectif. Désirant vous offrir un témoignage spécial des sentiments affectueux que vous avez obtenus de tous, elle a résolu qu'il vous serait offert un album renfermant les portraits de ses membres. L'exécution de cette mesure a dû subir quel- ques délais, par suite des vacances et de la nécessite de s'adresser à des membres qui sont aujourd'hui bien loin du pays. Mais enfin le moment est venu ; et je suis heureux de vous remettre ici ce gage des sentiments impérissables de la haute estime et des vives sympathies de tous vos confrères. ?? Applaudissements . M. Colbeau, recevant des mains de M. le Président l'album qui lui est destiné, répond : « Mes chers Collègues, » Je voudrais pouvoir vous remercier tous comme je devrais le faire pour le magnifique souvenir que vous me remettez aujourd'hui et que je regarde comme le plus précieux que l'on puisse désirer, mais je ne saurais réellement pas vous expri- mer convenablement tout ce que je ressens. En le recevant, je le regarde moins comme une récompense de ce que j'ai fait que comme un encouragement, que comme un engagement pour l'avenir. Je dois vous répéter encore que si j'ai pu rendre quelques services pendant ces premières années de la Société, c'est grâce à vous tous : je n'aurais rien pu faire seul et sans la bonne entente qui n'a cessé de régner parmi nous depuis l'existence de la Société. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1873. ÇXXXVI v Je suis fier d'avoir coopéré à la fondation de notre Société, mais je ne l'ai pas fondée seul, et la manifestation d'aujourd'hui s'adresse également à nos collègues qui y ont, comme moi, participé, spécialement à ceux d'entre eux qui ont aussi fait partie de la Commission provisoire de fondation et d'organisa- tion, à MM. Pologne, RofiSaen et Weyers, les seuls qui nous restent encore et qui n'ont pas cessé non plus de faire partie du Conseil, M. Roffîaen n'ayant quitté que momentanément et par un motif de délicatesse, pour permettre à un autre de nos col- lègues d'y entrer. Je n'ai pas fait plus qu'eux : j'ai rempli mes fonctions comme ils ont rempli les leurs. jj Je remercie encore la Société pour la marque d'estime qu'elle veut bien me témoigner; je ferai en sorte de m'en rendre entièrement digne. Je remercie chacun de vous, mes chers Collègues, et je serai heureux si je puis un jour avoir l'occasion de vous prouver toute ma reconnaissance et mon entier dévoue- ment, n Applaudissements. La séance est levée à 4 1/2 heures. II BULLKTIN BIBLIOGRAPHIQUE. LISTE DES OUVRAGES DÉPOSÉS A LA BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ PENDANT l'année 1875. Abbott, Francis. — Results of five years' meteorological observations for Hobart Town, etc. Tasmania, 1872, iuA". Académie Impériale des Sciences de St-Pétersbourg. — Bulletin, Tome XVII, n°» 4 et 5, et Tome XVIII, n"^ 1 et 2. St-Pétersbourg, 1872, in-4'', planches et figures dans le texte. Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Bel- gique. — Académie Royale de Belgique. Centième anniversaire de fondation (1772-1872). Tome second. Bruxelles, 1872, in-S". — Annuaire. 1873. 39« année. 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Gosselet et l'abbé Dehaisnes. — 4** année, 1872 (avril, juin à décem- bre); 5" année, 1873 (janvier à avril, juin à août). Lille, 1872 et 1873. in-S". Bullettino IVIalacologico Italiano, publié sous la direction de M. le D'C. Gentiluomo. — Vol. IV, n°^ 2.3.4, et Vol. V, n" 1. Pisa, 1871 et 1872, in-8°, planches. California Acadëmy of Sciences. — Proceedings Vol. IV, part. 5, 1872. Vol. V, part. 1, 1873. San Francisco, 1873, in-8% planches. Callewaert frères. Établissement géographique de. — Carte de Belgique (200 exemplaires). Catalogues de coquilles à vendre (M. Damon, etc.) Catalogues de livres scientifiques de diverses librairies (librairies Masson, Muquardt, Savy, etc.) BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE. CXLllI COLLIN, G. — Sur la Limnea stagnalis L. et sur ses variétés observées en Belgique. Bruxelles, in-8", planche (2 exemplaires). (Extrait des Annales de la Soe. Malac. de Belg., tome VII, 1872). Cornet, F. L. — (Vide : Briart, A.) 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Société Chorale et Littéraire des Mélophiles de Hasselt. — Bulletin de la section littéraire. 9" volume. Hasselt, 1872, in-8". Société d'Agriculture, de Commerce et d'Industrie du Département du Var. — Publications. 7" série, tome 1, 2^ et 4'' livraison, 1872. Draguignan, 1872, 1873, in-8°, planches. Société DES Amis des Sciences naturelles DE Rouen. — 8^ année, 1872, !"• semestre, g'' année, 1873, 1" semestre. Rouen, 1872, 1873, in-8°. Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut. — Mémoires et publications. 3* série, tome VII. Mons, 1871, in-8". Société d'Histoire naturelle de Colmar. — Bulletin. 12° et 15* années, 1871 et 1872. Colmar, 1872, in-8°, tableaux et fig. Société Entomologique de Belgique. — Annales. Tome XV, 1871-72. Bruxelles, in-8°, planches. — ■ Comptes-rendus des Assemblées de la Société. N"' 82 à 92 (du 26 décembre 1872 au 8 novembre 1873). Bruxelles, in-S". Société Géologique de France. — Bulletin. 3' série, tome I, 1872-1873> n"' 1, 2, 3 (feuilles 1-16). Paris, 1873, in-8^ pi. et fig. Société Hollandaise des Sciences a Harlem. — Archives Néerlandaises des sciences exactes et naturelles. Tome VII, 4* et 5' livraisons. La Haye, 1872, in-8", planches. Société Impériale des Naturalistes de Moscou. — Bulletin. Tome XLV, 1872. n<'^2, 3, 4. Tome XLVI, 1873, n" 1. Moscou, 1872, 1873, in-8", pi. et fig. Société Linnéenne de Normandie. — Bulletin. 2^ série, 5" volume, année 1869-1870. Caen, 1871, in-8", planches. — Mémoires. Tomes XV (1865-1869) et XVI (1869-1872). Caen, 1869 et 1872, in-4", planches. Société Malacologique de Belgique. — Annales. T. VI, 1871. T. VU, 1872. Bruxelles (1873), in-8", planches et fig. dans le texte. (3 ex.). — Bulletins. Tome VI, 1871. Bruxelles, (1873), in-8» figures. (3 exemplaires). — Procès-verbaux des séances. Tome II, 1873. Bruxelles, 1873, • in-8", figures (3 exemplaires). CL SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Société Médico-chirurgicale de Liège. — Annales. Tome XI, 11"= année, 1872, décembre. Tome XII, 12^ année, 1873, janvier-octobre. Liège, 1872 et 1873. in-8°. Société Paléontologique et Archéologique de l'arrondissement judiciaire DE Charleroi. — Documents et rapports. Tome VI. Mons, 1873, in-8», planches. Société Royale de Botanique de Belgique. — Bulletin. Tome XI, 11' an- née, 1872, n» 3. Bruxelles, 1873, in-8°, planches. Société Royale des Sciences de Liège. — Mémoires. 2' série, tome III. Liège, 1873, in-8'', planches. Société Royale des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles. — Journal de Pharmacologie. 28" volume, 28" année, 1872, décembre. 29« volume, 29"= année, 1873, janvier-octobre. Bruxelles, 1873, in-S". Société Royale Linnéenne de Bruxelles. — Bulletin. 1" année, 1872, 6" livraison. 2" année, 1873, 3' et 4' livraisons. Bruxelles, 1872 et 1873, in-8«, planche. Société Vaudoise des Sciences naturelles. — Bulletin. 2' série. Vol. XI, n° 68. Vol. XII, n° 69. Lausonne, 1873, in -8% tableaux. Stearns, R. E. C. — Aboriginal Shell-Money. San-Francisco, 1873, in-8°. (Extrait du The Overland Monthly.) — Conchological memoranda. N°' X, XI, XII, (Extraits des Proceedings de l'Académie des Se. de Californie et de la Soc. d'histoire nat. de Boston. 1872 et 1873, Stieda, Ludwig. — Die Bildung des Knochengewebes. Leipzig, 1872, in-4'', planches. (Publication de la Société des Naturalistes de Riga.) Stiehlkr, a. g. — Palseophytologisc statura recentera exemple raonocoty- ledonearum et Dicotyledonearum angiospermanim gamopeta- larum manifestum factum. Pars I, Monocotyledonese in statu fossili. Venise, 1869, in-4° oblong. (Extrait des Tomes X à XIV des Acti de rinstitut royal des Sciences de Venise). Stoppani, Antonio. — Alla memoria de Giuseppe Stabile. Feuillet in-4°. SwARBRECK Hall, E. — Rcmarks on the climate and vital statistics of Tas- mania. Tarlier, D"" Jules. — Description topographique des communes de Bel- gique; Folx les Caves. Bruxelles, in-4'', carte. The American Naturalist à popular illustrated Magazine of Nalural His-' tory. —Vol. I-V et vol.VI, n''^l-ll. Salem, 1869 à 1872, in-8», planches et figures dans le texte. (Publication del'Esses Institute (Vol. î) et de la Peabody Academy of Sciences). BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE. CLI Thielens, Armand. — Les Orchidées de la Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg. Gand, 1873, in-S". (Extrait du Bullet. de la Soc. r. de Botan. de Belg. Tome XII). — Voyage botanique et paléontologique en EifeL 1872, in-8% planche. (Extrait du Bullet. de la Soc. r. de Botan. de Belg. et des Annales delaSoe. Malac. de Belg.) — Voyage dans l'Eifel. (Extrait des Annales de la Soc. Malac. de Belg. Tome VII, 1872". — (Vide :SEm^Eîi,h' A.) — [Vide : Wiechmann, D"" C. M.f ToMMASi, D. — Action de l'iodure plombique sur quelques acétates métal- liques. Paris, 1872, in-8°. — Action du chlorure de chloracétyle sur l'aniline et la tolui- . dine. Paris, 1873, in-4°. (Extrait des Comptes-rendus des séances de l'Académie des sciences de Paris.) — Combinaison de bioxyde de chrome et de dichromate potassi- que, dichromate kalichroraique. Paris, in-S". — Sur les dérivés acides de la naphtylamine. Paris, 1873, in -4°. (Extrait des Comptes-rendus des séances de l'Acad. des Se. de Paris). — Sur une combinaison de l'urée avec l'acétyle chloré. Paris, 1873, in-4». (Extrait des Idem.) — Sur un nouveau dissolvant de l'iodure plombique et de son application à la pharmacie. Paris, 1872, in-8°. TscHERMAK, GusïAV. — Miueralogische Mittheilungen. Jahrgang 1872. Vienne, 1872, in-8o, planches. (Publication du K. K. geologische Eeichsanstalt). United States of America. Department of Agriculture. — Monthly re- ports for the year 1872. Washington, 1873, m-Q", fig. — I?eport of the commissioner of Agriculture for the year 1871. Washington, 1872, in-8% pi. et fig. Vanden Broeck, Ernest. — Liste des Mollusques recueillis pendant une excursion faite aux environs d'Arlon et de Virton (2 exempl.), (Extrait des Annales de la Soc. Malac.de Belgique. Tome VIII, 1873). — Rapport sur l'excursion faite par quelques membres de la Société Malacologique de Belgique à Sluyskill, Selzaete, etc. (2 exemplaires). (Extrait des Idem. Tome VI, 1871). — (Fi^ô : Miller, Henry, J.) Verein der Naturfreunde in Reichenberg. — Mittheilungen. IV Jahr- gang. Reichenberg, 1873, in-8'', planches. Yerëin fur Naturkunde zii Zwickau. — Jahresbericht, 1872. Zwickau, 1873, in-80, planches. OLII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Villa. — Oggetti inviati aile esposizioni de Milano, Bologna et Varese. Milano, 4871, in-4«. {Extrait du Politecnico-Giorn. dell* Ing. Arch. civ. ed industr. Anno XX). Vincent, Gérard. — Les faunes Bruxellienne et Laekenienne de Dieghem. (Extrait des Annales de la Soc. Malac. de Belg. Tome VII, 1872). — et Lefèvre, Théodore. — Note sur la faune Laekenienne de Laeken, de Jette et de Wemmel. Planches, (Extrait du Idem.) WiECHMANN, D' G. M., traduit par Thielens, Arm. — Expériences sur les causes de destruction de la coquille des Liinnaea stagnalis. (Extrait des Annales de la Soc. Malac. de Belg. Tome Vil, 1872.) WiNKLER, D"" T. G. — Description d'un Crinoide et d'un Poisson du sys- tème Heersien. Harlem, 1869, in-4°, planche. (Extrait des Archives du Musée Teyler. Tome II.) — Description d'un nouvel exemplaire de Pterodactylus micronyx du Musée Teyler. Harlem, 1870, in-4 , planche. (Extrait des Idem. Tome III, fase. 1.) — Le Plesiosaurus dolichodeirus Conyb. du Musée Teyler. Haarlem, 1873, in-é», planche. (Extrait des Idem. Tome III, fasc. 3.) — Mémoire sur des dents de poissons du terrain bruxellien. Haarlem, 1873, planches. (Extrait des Idem. Tome III, fasc. 4.) — Mémoire sur le Belonostomus pygmœus et deux espèces de Caturus. Harlem, 1871, in-4°, planches., (Extrait des Idem. Tome III, fasc. 2.) — Mémoire sur le Cœlacanthus Harlemensis. Harlem, 1871, in^**, planches. (Extrait des Idem. Tome III, fasc. 2.) ZooLor.iscH-MiNERALOGiscHER Verein zu RegEnsburg. — Correspoudenz- Blatt. 2o Jahrgang. Ratisbonne, 1872, in-S". m COLLECTIONS MALAGOLOGIQUES. DONS REÇUS POUR LES COLLECTIONS MALACOLOGIQUES DE LA SOCIÉTÉ PENDANT l'année 1873. L'augmentation des collections raalacologiques, pendant l'année 1873, a été d'environ 275 espèces et variétés représentées par près de 1,500 échantillons. L — Espèces belges. Coquilles fossiles du diestien et du scaldisien des environs d'Anvers, une vingtaine d'espèces. (Donateur, M. le docteur Fromont). Coquilles fossiles du tongrien du Limbourg, environ 25 espèces. (Don des membres ayant pris part à l'excursion de la Société à Tongres). Fossiles des sables blancs du bruxellien de Rouge-Cloître, environ 25 es- pèces. (Don de M. Vanden Broeck). II. — Espèces étrangères. Fossiles des formations post-pliocènes du Canada, environ 25 espèces. (Don de M. Matthew). Coquilles fossiles du miocène de Voiliynie, une douzaine d'espèces. (Don de M. Desguin). Coquilles terrestres vivantes de Carinthie, environ 50 espèces. (Don de M. Ressmann). Coquilles terrestres et iluviatiles du Sud-Est de l'Europe, provenant du naturaliste Stentz et avec étiquettes de sa main, environ 35 espèces. (Don de M. Heynemann). Mollusques terrestres et fluviatiles de Volhynie, une douzaine d'espèces. (Don de M. Desguin). Coquilles terrestres, fluviatiles et marines d'Europe, environ 80 espèces. (Dons de MM. Brusina, Erjavec, Môrch, Fologne). IV LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ. LISTE GENERALE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE AU 51 DÉCEMBRE 1873. { Le nom des membres fondateurs est précédé d'un astérisque * ) Alembres honoraires. (1863.)-i875. "CoLBEAU, Jules, membre de diverses Sociétés savantes. — Chaussée de Wavre, 178, Ixelles-Bruxelles. (Collection générale des Mollusques vivants et fossiles, spécialement terrestres et fluùatiles. Collection -particulière des espèces vivantes et fossiles de Belgique.) 1867. Deshayes, D-- G. P. — Place Royale, 18, Paris. 1863. FuNCK, N., directeur du Jardin zoologique, membre de diverses Sociétés savantes. — Cologne. 1870. Hammelrath, D"" G., directeur de la Société royale de Zoologie. — Bruxelles. 1872. NiLSSON, Le Professeur S. — Lund (Suède.) 1867. Pfeiffer, D"" L. — Cassel (Hesse-Electorai). (1864.)-1872. Senonep., D'Ad., membre de diverses Académies et Sociétés savantes. — III, Marxergasse, 14, Vienne. 1867. SowERBY, G. B. — Great Russell street, 45, Bloomsbury, Londres. (1867. )-l 870. Staes, Célestin, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue du Berger, Ixelles-Bruxelles. membres correspondants. 1867. BiELZ, E. Alb., inspecteur royal de TEnseignement, membre de di- verses Sociétés savantes. — Hermannstadt (Transylvanie). CLX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. 4867, Brusina, Spiridione, conservateur du Musée national d'histoire na- turelle, aieml)re de diverses Sociétés savantes. — Agrara (Croatie). 1864. Canofari de Santa Vittoria, Comte J.— Sora, Terra di Lavoro (Italie.) 1864. Charlier, Alexandre, lieutenant dans la marine belge. — Ostende. 1868. Chevrand, Antonio, D"" en médecine. — Cantagallo (Brésil). 1864. D'Ancona, Césare, D'' en sciences, aide naturaliste au Musée royal, etc. — Iflorence. 1866. Dubrueil, E., membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue du Carré du Roi, 1, Montpellier. 1869. Erjavec, Francesco, professeur d'histoire naturelle à l'Ecole supé- rieure, etc. — Gôrz (Autriche). 1867. GoBANZ, D"" Josef, professeur d'histoire naturelle à l'Ecole supérieure. — Klagenfurt (Carinthie). 1872. Heynemann, D. F., président de la Société Malacozoologique alle- mande, etc. — Schifferstrasse, "53, Sachsenhausen près de Francfort sur le Mein. 1868. Hidalgo, D"" J. Gonzalez. — Calle de las Hileras, n" 9, Madrid. 1865. Jamrach, Ch., naturaliste. — St-George-street, 180, East, Londres. 1869. Kawall, j. h., pasteur, membre de diverses Sociétés savantes. — Presbytère de Poussen (Courlande). 1872. KOBELT D'' W., secrétaire de la Société Malacozoologique alle- mande, etc. — Schwanheim sur le Mein (Allemagne). 1869. KuzMic, LE Père Giovanni Evangelista. — Raguse (Dalmatie). 1864. Lallemant, Charles, pharmacien, membre de diverses Sociétés savantes. — L'Arba, près d'Alger. 1872. Lancia di Brolo, Duc Frederico, secrétaire perpétuel de l'Académie royale des sciences de Palerme, etc. — Palerme. 1866. Manfredonia, Chevalier J., D"" en médecine, professeur à l'hôpital des Incurables. — Via Stella, 120, Naples. 1872. Matthew, g. F., membre de diverses Sociétés savantes. — Leustones, Department Saint John, Nouveau Brunswick (Canada). 1868. Môrch, D"" 0. A. L. — Frederiksborggade, n" 7, Copenhague. 1866. MoRiÈRE, J., professeur à la Faculté des sciences, membre de diverses Sociétés savantes. — Caen, Département du Calvados (France). 1869. Paulucci, Madame la Marquise M. — Palais Pantiatichi, Borgo Pinti, Florence. 1868. Rodriguez, Juan, directeur du Musée d'histoire naturelle. — Guate- mala. 1867. Rothe, Tyge, directeur du Jardin royal de Rosenborg. — Copen- hague. LISTE DES MEMBRES CLXI 1867. ScHMiDT, D"" Oscar, professeur à l'Université, etc. — Strasbourg (Alsace). 1868. Sciuto-Patti, Carmelo, ingénieur, secrétaire général de l'Académie Gioeniu des sciences naturelles etc. — Catane (Sicile), 1864. Stossich, Adolph, professeur, membre de diverses Sociétés savantes. — Trieste (Istrie) . 1872. Westerlund, D'"Carl, Agardh. — Ronneby (Suède). 1865. Westerman, CF., directeurdu Jardin zoologique d'Amsterdam, mem- bre de diverses Sociétés savantes. — Amsterdam. 1867. WiECHMANN, D"" C. M., président de la Société des Naturalistes du Mecklembourg, membre de diverses Sociétés savantes. — Kadow, près de Goldberg (Mecklembourg). 1873. WiNKLER, T. C, D*^ en sciences naturelles, directeur du Musée Teyler, etc. — Harlem (Pays-Bas). Membres effectifs à vie. 1872. Allport, Morton, membre des Sociétés Zoologique et Linnéenne de Londres etc. — Hobart-Town (Tasmanie). 1872. BuBics, S. C. 0-, chambellan de sa Sainteté, etc. — Palais des Princes Esterhazy, Wallnerstrasse, 4, Vienne. membres effectifs. 1872. Balston, WilliamEd.,F.G. S. — Bearsted house, Maidstone, Kent (Angleterre). [Fossiles crétacés). 1870. Bauvvens, L. M., receveur des contributions, membre de plusieurs Sociétés savantes. — RueSchmitz, 15, Koekelberg lez Bruxelles. 1865. *Bellynck, le Père Auguste, professeur d'histoire naturelle au col- lège Notre-Dame de la Paix, membre de l'Académie royale des sciences de Belgique etc. — Rue de Bruxelles, Namur. 1872. Berchem, F., ingénieur principal des mines. — Rue Neuve, 32, Namur. 1872. BoRSU, J. — Rue Wiertz, Ixelles-Bruxelles. 1873. BouYET, Alfred, major au corps d'état major. — Rue du Méri- dien, 10(), Saint-Josse-ten-Noode-Bruxelles. 1871. Breyer, D'' Alb. — Boulevard de Waterloo, 76, Bruxelles. 1864. Briart, Al., ingénieur, membre de l'Académie royale des sciences de Belgique etc. — Chapelle-lez-Herlaimont (Hainaut). CLXII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. 1872. Bricourt, C, avocat. — rue de Stassart, 71, Ixelles-Bruxelles. 1871. Candèze,E. D"". en médecine, etc. membre de l'Académie royale des sciences de Belgique et de diverses Sociétés savantes — Glain lez-Liége. 1863. *Charlier, Eugène, D' en médecine, etc., membre de diverses Sociétés savantes. — Rue Faubourg-St-Gilles, 19, Liège. . 1872. Chellonneix, E., secrétaire de l'Association géologique du Départe- ment du Nord. — Lille. {Géologie générale du bassin tertiaire Anglo-Flamand). 1863. *CocHETEUX, Ch., colonel au régiment du génie. — Rue du Midi, 7, Liège. 1 870. CoGELS, PAUL,'merabre de plusieurs Sociétés savantes. — Place de Meir, 72, Anvers. [Géologie et Paléontologie des environs d' Anvers .) 1875. Colbe^u, Emile, étudiant, membre delà Société royale Linnéenne de Bruxelles. — Chaussée de Wavre, 178, Ixelles-Bruxelles. - [Collection des Mollusques vivants et fossiles de Belgique.) 1871. CoLLiN, Gustave, étudiant, membre de la Société royale Linnéenne de Bruxelles. — Rue d'Orléans, 47, Ixelles-Bruxelles. [Collection générale des Mollusques. Genres Pulmonés jluvia- tiles, Limnœa etc., et leur anatomié). 1864. Cornet, F. L., ingénieur des mines, membre correspondant de l'Académie royale des sciences, de Belgique, etc. — Cuesmes (Hainaut). [Fossiles ci'étacés). 1866. Cousin, T., ancien fonctionnaire des contributions. — Rue du Gou- vernement, 12, Mons. ( Fossiles de Belgique). 1869. Craven, Alfred, E., officier dans l'armée anglaise. — Bombay (Hindoustan). 1875. Crépin, Fr. conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, corres- pondant de l'Académie royale des Sciences de Belgique, etc. — Rue de l'Esplanade, 8, Bruxelles. {Paléontologie végétale). 1873. CrOCQ, D' J., professeur à l'Université libre de Bruxelles, mem- bre de l'Académie royale de médecine, etc. — Rue Royale, 110, Bruxelles. 1873. l)A Gama, Jordao, Luiz, étudiant à l'Université. — Rue de Lou- vain, 110, Bruxelles. 1866. Dautzenberg, Ph. — Rue Vivienne, 16, Paris. [Coquilles terrestres etjluviatiles). 1873. Davreùx, Paul, ingénieur, professeur au Musée royale de l'Indus- trie. — Rue Ducale, 26, Bruxelles. 1871. De Bullemont, Emm., membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue d'Orléans, 55, Ixelles-Bruxelles. LISTE DES MEMBRES CLXIII 1869. De Jonche, Vicomte Baudouin, lieutenant à l'Ecole d'application. — Rue Guimard, 2, Quartier Léopold-Bruxelles. 1871. De Looz-Corswarem, Comte Georces, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Château d'Avin, près de Burdinne, Province de Liège. 1872. Denis, Hector, avocat. — Rue GolTart, 50, Ixelles-Bruxelles. 1872. De Reul, X. — Rue de Robiano, 64, Schaerbeek-Bruxelles. 1863. *De Sélys-Longghamps, Baron Edm., sénateur, membre de l'Acadé- mie royale des Sciences de Belgique et de diverses autres Académies et Sociétés savantes, etc. — Quai de la Sauve- nière,34, Liège, et château deLongchampsprèsde Waremme. 1871. Descuin, Pierre, ingénieur. — Chaussée de Louvain, 17, Saint-Josse- ten-Noode-Bruxelles. 1863. *Dewalque, D"" G., professeur à l'Université de Liège, membre de l'Académie royale des sciences de Belgique et de diverses Sociétés savantes, etc. — Rue de la Paix, 17, Liège. 1872. DoLLFUS, G., membre de la Société géologique de France, etc. — 45, rue de Chabrol, Paris. 1868. Dupont, Edouard, directeur du Musée royal d'histoire naturelle de Bruxelles, membre de l'Académie royale des sciences de Bel- gique, etc. — Bruxelles. 1872. Fleming, S. R., étudiant en médecine. — Boulevard du Régent, 15, Bruxelles. 1863. *FoLOGNE, Egide, architecte, membre de la Société Entomologique de Belgique, etc. — Ancien hôtel d'Assche, place des Palais, Bruxelles. 1865. Fontaine, César, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Papi- gnies (Hainaut) . 1873. Franco, José, étudiant en médecine. — Rue Marché aux Her- bes, 105, Bruxelles. 1873. Fromont, D\ médecin principal de 1" classe. — Rue Longue d'Ar- gile, 168, Anvers. 1863. *Geelhand de Merxem, L. — Rue du Pont-Neuf, 21, Bruxelles. 1868. Gentiluomo, D"' Cammillo,- conservateur du Musée royal d'histoire naturelle, etc. — Rue S. Francesco, 23, Pise (Italie). 1871. Goblet d'Alviella, Comte E,, D"" en droit et en sciences politiques et administratives, etc. — Rue Zinner, 8, Bruxelles. 1870. Grégoire, Edouard, raembrede la Société paléontologique de Charle- roi. — Rue au Bois, 10, St-Gilles-Bruxelles. {Fossiles des systèmes BruxelUeîi et Laekenien ; Mollusques vivants de Belgique,) CLXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 1869. Hallez, Paul. — Rue Rogier, 194, Schaerbeek-Bruxelles. {Fossiles Laeheniens). 1872. Henné, Alexandre, capitaine adjudant-major. — Rue Grein, 75, Anvers. 1873. Houzeau de Lehaie, Aug., membre de la Société des Sciences du Hainaut, etc. — Hyon près de Mon?. 1873. IniARTE, Francisco, conservateur au Musée national d'histoire naturelle. — Lima (Pérou). 1875. Jones, T. Rupert, professeur à l'Université, membre de diverses Sociétés savantes. — 5, Collège terrace, Yorktown, Comté de Surrey (Angleterre). 187ïi. Klecak, B., commissairede district de P" classe. — Sign(Dalmatie). 1873 Lambotte, Elie, étudiant à l'école Polytechnique. — Rue de l'Abon- dance, 9, Saint-Josse-ten-Noode-Bruxelles. 1867. Lanszweert, Edouard, pharmacien. — Rue de la Chapelle, 85, Ostende. 1868. Lawley, Roberto, conchyliologiste — Montecchio près de Pontedera (Toscane). 1866. Le Comte, Théophile, membre de diverses Sociétés savantes. — Lessines. [Mollusques d'Europe). 1872. Lefèvre, Théodore. — Rue du Pont-Neuf, 10, Bruxelles. (Fossiles tertiaires; Géologie des environs de Bruxelles). 1871. Malaise, C.,D'' en sciences, professeur à l'Institut agricole de l'Etat, membre de l'Académie royale des sciences de Belgique etc. — Gembloux. [Terrain silurien et fossiles qu'il renferme). 1873. Mazé, h., ordonnateur de la Guadeloupe. — Basse-Terre (Guade- loupe). 1873. Mercier, Jules, pharmacien, membre delà Société royale Linnéenne de Bruxelles. — Chaussée de Wavre, 98, Ixelles-Bruxelles. 1867. Miller, Henry, J., professeur, membre de la Société royale de Botanique de Belgique, etc. — Place de l'Industrie, 39, Bruxelles. [Observations microscopiques] Foraminifères vi- vants et fossiles.) 1872. MoNTEiRO da SiLVA, R., étudiant en sciences. — Rue de l'Hôpi- tal, 12, Bruxelles. 1872. Moquin-Tandon, Gaston, D' en sciences. — Bellariastrasse, 10, Vienne. 1870. MouRLON, Michel, D"" agrégé à l'Université, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle. — Rue Montoyer, 6, Quartier Léopold-Bruxelles. [Géologie). LISTE DES MEMBRES CLXV 1870. Nyst, p. h., membre de l'Académie royale des sciences de Belgique et de diverses Sociétés savantes, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle. — Rue du Frontispice, 9, Molenbeek-St- Jean-Bruxelles, IST'â. Ortlieb, J. — Croix lez-Roubaix, Département du Nord (France). [Géologie générale du bassin tertiaire Anglo-Flamand). 1870. Pire, Louis, professeur à l'Athénée royal de Bruxelles, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue Keyenveld, 111, Ixelles- Bruxelles. 1875. Plateau, Félix, D"" en sciences, professeur à l'Université de l'État, membre de l'Académie royale des sciences de Belgique, etc. — Place du Casino, 15, Gand. 1873. Potier, Alfred, ingénieur des mines, membre de la Société géolo- gique de France, etc. — Rue de Boulogne, 1, Paris. 1869. Preudhomme de Borre, Alfred, conservateur-secrétaire du Musée royal d'histoire naturelle, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue du Trône, 157, Ixelles-Bruxelies. 1870. PuRVES, J. C. — Rue du Président, 3, Ixelles-Bruxelies. [Mollus- ques des Antilles). 1873. QuEZADA, Joseph V.jétudianten médecine. — Rue du Prince royal, 49, Ixelles-Bruxelies. {Mollusques vivants). 1863. *RoFFiAEN, François, peintre paysagiste, membre de plusieurs Socié- tés savantes. — Rue Godecharles, 16, Ixelles-Bruxelies. [Col- lection des es])èces terrestres^ principalement du Genre Hélix). 1865. *RosART, Adrien, membre de la Société entomologique de Belgique. — Rue d'Idalie, 33, Ixelles-Bruxelies. 1873. Ross, Alexandre, Milton, D'' en médecine, membre de plusieurs so- ciétés savantes. — Toronto (Canada). 1872. Rutot, AiiMÉ, ingéneur au chemin de fer de l'Etat. — Rue Faubourg St-Gilles, 77, Liège. 1868. Seghers, Franz, artiste-peintre. — Rue Sans Souci, 132, Ixelles- Bruxelies. 1873. Tarlier, Albert. — Chaussée de Tervueren, 109, Etterbeek- Bruxelles. 1863. *Thielens, Armand, D"^ en sciences, membre de diverses Académies et Sociétés savantes. — Rue de Namur, 20, Tirlemont. 1867. TiMMERMAMS, J. D. — Rue Verhulst, 17, Uccle près de Bruxelles. [Variétés et sous variétés des esj^èces lelges du Genre Hélix). 1871. ToMMASi, Donato, D' en sciences naturelles. — 38, Sydney street, Onslow Square, South Kensington, Londres. CLXVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. 1872. Ubaghs, C, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue des Blanchisseurs, Maestricht. 1872. Van Bemmel, Ch. — Rue St-Lazare, 25, St-Josse-ten-Noode- Bruxelles. 1869. Vanden Broeck, Ernest, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue de Terre-Neuve, 124, Bruxelles. {Foraminifères. Ana- tomie, 'physiologie et distribution géographique des Mollusques terresti'es et Jluviatiles. Collection spéciale des Mollusques belges) . 1873. Van Horen, François, D'' en sciences naturelles, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle. — Rue de la Pépinière, 30, Bruxelles. (Polypiers). 1868. Van Volxem, Camille, membre de diverses Sociétés savantes. — Boulevard du Régent, 32, Bruxelles. 1873. Vidal, Auguste, étudiant en médecine. — Rue de la Putterie, 30, Bruxelles. 1869. Vincent, Gérard, préparateur au Musée royal d'histoire naturelle. — Rue Granvelle, 95, Quartier Léopold-Bruxelles. {Fossiles des Terrains éocènes de Belgique, principalement des sys- tèmes Bruxellien et Laehenien). 1872. Von Egger, Comte Franz, membre de diverses Sociétés savantes. — St-Georges sur le Lac Long (Carinthie). 1872. Von Egger, Comte Gustav, membre de diverses Sociétés savantes. — St-Georges sur le Lac Long (Carinthie). (1869 )-l873. Warren, J., membre de plusieurs Sociétés savantes. — New- York. 1873. Weinmann, Rodolphe, chimiste, membre de la Société Entomologique deBelgique, etc.— ChausséedeMons, 7l,Cureghem-Bruxelles. 1863. *\Veyers, J.-L., membre de diverses Sociétés savantes, — Rue des Fripiers, 24, Bruxelles. 1873. WiLKiNS, Philip. — Rued'Arlon, 14, Ixelles-Bruxelles. 1873. Witmeur, Henri, ingénieur des mines, professeur à l'Ecole Poly- technique, etc. — Rue de Bériot, 22, Saint- Josse-ten-Noode- Bruxelles. i Membre démissionnaire. 18721875. De Koninck, L. — Liège. Membres décédés. 1863-1873. *Lambotte, Henri. — Saint-Josse-ten-Noode-Bruxelles. 1867-1873. Von Frauenfeld, Chevalier Georg. —Vienne. TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES CONTENUES DANS LE TOME VIU DES ANNALES DE LA SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Annales de la Société malacologique de Belgique, tome VIII, 1873. 3 Assemblée générale annuelle du G juillet 1873 LI Assemblée générale extraordinaire du 5 août 1873 LXII Bulletin bibliographique CXXXVIII Bulletin des collections malacologiques CLIII Bulletin des séances de la Société III Bulletins de la Société malacologique de Belgique, tome VIII, 1873. I Compte-rendu de géologie stratigraphique de l'excursion de la Société malacologique de Belgique dans le Limbourg belge, les 18 et 19 mai 1873, par J. Ortlieb et G. Dolllus (Planche II, double, de deux coupes géologiques, et figure dans le texte) 39 Compte-rendu de l'excursion faite aux environs de Ciply par la So- ciété malacologique de Belgique, le 20 avril 1873, par F. L. Cornet et A. Briart 21 Faune Laekenienne. Description d'une coquille fossile du terrain éocène de Belgique {Cyprina Roffiaeni), par H. Nyst (Planche I). . 19 Faune Paniselienne. Description de deux coquilles fossiles du terrain éocène de Belgique {Leda Corneti et Arca Briarti), par H. Nyst (Planche I) 16 Henri Lambotte. Notice biographique, par H. Denis (Portrait photo- graphié) 1 Liste des Bryozoaires du Poudingue de Ciply, par A. Houzeau de Lehaie 56 Liste des Mollusques terrestres et fluviatiles vivants observés pen- dant l'excursion de la Société malacologique de Belgique à Couvin, les 7, 8 et 9 septembre 1873, par J. Golbeau 84 Liste générale des Membres de la Société malacologique de Bel- gique au 51 décembre 1875 CLVII CLXVill SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Matériaux pour servir à la faune Laekenienne des environs de Bru- xelles, par G. Vincent 7 Mémoires de la Société malacologique de Belgique, tome VIII, 1873. 5 Note sur les Mollusques comeslibles, particulièrement de l'Italie et de la Sicile, par A. Senoner, traduite de l'allemand par Armand Thielens CXXI Observations sur le classement des couches tertiaires moyennes dans le Limbourg belge, par M. Mourlon 91 Quelques observations sur le Hyalœa Iridenlala Lamarck, par Alf. Craven (Planche III) 70 Rapport au point de vue paléoniologique de l'excursion entreprise les 18 et 19 août 1873, aux environs de Tongres, par les membres de la Société malacologique de Belgique, par A, Rutot 58 Rapport sur l'excursion de la Société malacologique de Belgique à Couvin. Partie paléoniologique, par G. Dewalque 77 Séances de la Société : 5 janvier 1873 V (Deux Gastéropodes nouveaux pour la faune Bruxellienne, par G. Vincent.) (Observations au sujet d'un Entozoaire des Limaces, par E. Van- den Broeck.) (Notice sur les coquilles recueillies dans les alluvions de la Senne, par G. Collin.) (Dix espèces à ajouter à la faune connue de Folx-les-Caves. — M' A. Thielens.) 2 février 1873 XV (Espèces fossiles et vivantes recueillies par M. Desguin en Vol- hynie, par Nyst.) (Observations sur la Nummulites planulaia \aT.A. minor d'Arch. et Haira., par H.-J. Miller.) (Observations sur le même sujet, par MM. Nyst et Vanden Broeck.) (esquisse stratigraphique et espèces fossiles de l'Ile d'Antigoa, par J.-C. Purves.) 2 mars 1873 XXVIIl (Extrait d'une lettre de M. Heyneniunn au sujet d'une collection de coquilles, provenant de Stentz, qu'il adresse à la Société.) (Deux coquilles fossiles du système Rupelien. — M"' Vincent.) (Observations sur la Nummulites planulata, par MM. Vanden Broeck et Miller.) (Cartes de Belgique destinées à porter les annotations des mem- bres sur la distribution géograptiique des mollusques terres- I très et fluviatiles du pays.) G avril 1873 XXXIV (Observations sur la spongiculture dans la Mer Adriatique, par Tb. Le Comte.) (Deux Lamellibranches et un Gastéropode nouveaux pour la faune du système Tongrien. — M'Lefèvre.) TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES 4 mai 1873 (Fossiles recueillis dans les sables Heersiens près de Orp-le- Grand. — M. Vincent.) (Fossiles découverts dans rVpresien des environs de Bruxelles. — M. Vincent.) 1 juin 1873 (Excursion à Tervueren. — M. Coliin.) (Communications de M. Vanden Broecksurles découvertes faites par M. Craven dans son dernier voyage aux Indes.) 6 juillet 1873 (Assemblée générale annuelle) (Rapport du Président sur les travaux de la Société pendant l'année sociale 1872-73.) (Adoption du budget pour l'année 1873-74.) (Proposition de M. Le Comte de conférer à M. J. Colbeau le titre de secrétaire perpétuel.) (Nomination du Président de la Société et de trois membres du Conseil pour les années 1873-74 et 1874-75.) (Nomination de la commission des comptes pour l'année 1873-74.) 5 août 1873 (Assemblée générale extraordinaire) (Proposition de M. Le Comte de décerner à M. Colbeau le diplôme de membre honoraire.) 3 août 1873 (Composition du Bureau de laSociété pour l'année sociale 1873-74.) (Instrument pour faciliter le maniement, sous le microscope, des Foraminifères et autres objets de même taille, par H.-J. Mil- ler. — Figures ) (Liste de fossiles de l'Eifel. — M. Thielens.) (Liste des Mollusques recueillis pendant une excursion faite du 19 au 24 juillet 1873 aux environs d'Arlon et de Virton, par Ern. Vanden Broeck.) (Mollusques observés dans la vallée de l'Ourthe. — M. Roffiaen.) (Communication sur la nature des dépôts crétacés d'Anderlues. — M. Mourlon.") 7 septembre 1873 (séance tenue à Couvin) (Note sur la Description du terrain silurien du centre de la Bel- gique, par C. Malaise.) 5 octobre 1873 (Liste des Mollusques recueillis aux environs de Tongres et de Hoesselt les 18 et 19 mai 1873, par Ern. Vanden Broeck.) (Mollusques observés dans la vallée de l'Ourthe.— M. RofQaen.) 2 novembre 1873 (Communication sur l'assise Diestienne du Kiel près d'Anvers, — M. Mourlon ) 7 décembre 1873 (Polypiers nouveaux du terrain Dévonien de Belgique. — M. Van Horen.) (Remise d'un album renfermant les portraits des membres de la Société à M. J. Colbeau.) Table générale des matières contenues dans le Tome Vlil,1873, des Annales de la Société malacologique de Belgique Une anomalie observée chez le Peclen corneus Sow., par Th. Lefèvre \inanche IV) CLXIX XLI[ XLVI LI LXil LXXII XCVIII CVII CXXVI CXXX CL XV I 73 V PLANCHES DU TOME YIII. Portrait photographié de Henri Lamboite, page i. Planche I. Faune Paniselienne. Description de deux coquilles fossiles du ter- rain éocène de Belgique {Leda Corneti et Arca Briarli), par H. Nyst Mémoires, page 16. Explication, page 20. Faune Laekenienne. Description d'une coquille fossile du terrain éocène de Belgique {Cyprina Roffiaeni), par H. Nyst. Mémoires, page 19. Explication, page 20. » II. Compte-rendu de géologie stratigraphique de l'excursion de la Société malacologique de Belgique dans le Limbourg belge, les 18 et 19 mai 1875, par J. Orllieb et G. Dollfus. Mémoires, page 39. » III. Quelques observations sur le Hyalœa Iridenlata Lamarck, par A. Cra- ven. Mémoires, page 70. Explication, page 72. » IV. Une anomalie observée chez le Pecten corneus Sow., par Th. Lefè- vre. Mémoires, page 73. Explication, page 76. Anri^^- clc /« Soctf'ti iùJiiivloifUfu^ de BeT^ufue VIII PU .1:^^- 1. al) c Leda Cometi Nyst. 2.a b. Arca Briaru Nyst 3 -a b.c. Cypnna Roffîaeni Lefévre. Zitl'L par &. Severeyns Bruxël^e^ . Coupe A. (/<' Cimwnertinden à Tonaiws (irmnuHînqm . Sclui-Bosch. , r-/7p:^;--j-;^:j/"^Vir>-^ Xeerrcpcn fenm i'hntniu Eiunq JSL Hasd-Uofdi . Hi.riiuii'n llciiis Tiiilfrie liare de Tom/res . Coupe II de HoesxeiC à h'Ieui-Spanwen . l.rimn X H Klein- Spaami-a lex dt' .ivern^P' Nota - /<■ pnifU ini trait imhcpiie par s,m épaisseur la puissance dn terrain ,pialernaire Lehelle-s . 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